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Lundi 13 octobre 2008
Nicolas Sarkozy a reçu sept ministres vendredi dernier pour leur faire part de son souhait de remettre l'emploi comme priorité numéro un du gouvernement. Luc Chatel et Xavier Bertrand ont participé à cette réunion, et ils ont donc pris au pied de la lettre les intentions du président.

La communication a débutée rapidement si l'on en croit la chronologie des évenements. Hier, le JDD a publié un sondage réalisé par l'IFOP (le sondage n'est pas disponible sur le site, Dimanche oblige) datés des 22 et 23 septembre.

1003 de compatriotes ont donc été soumis à cette question par téléphone à ces dates là:
Travailler le Dimanche est payé davantage qu'en semaine. Si votre employeur vous proposait de travailler le dimanche, accepteriez-vous?

Leurs réponses:



Le score de 67 % en faveur du travail dominical, a ensuite fait le tour des rédactions: Le monde, le JDD et
le nouvel observateur avec une réaction en exclu de la CFTC en ont fait leurs choux gras. Ce chiffre de 67 %, je l'ai également entendu au journal télévisé de dimanche à 20h. Toutes les rédactions ont donc repris cette information.

Pourtant, au mois de décembre 2007 et toujours sur le JDD, 1010 personnes répondaient à la question suivante: Vous, personnellement, seriez-vous prêts à travailler le dimanche ?

A cette question, ils répondaient en faveur du travail le dimanche à hauteur de 47 %:



Bien qu'un encart proche de l'article les créditaient d'un score de 41%.

Tout cela n'est vraiment pas sérieux, passons sur le panel d'un millier de personne qui nous donne une incertitude très élevée, passons sur l'empressement du JDD à sortir un scoop en phase avec l'agenda présidentiel. En revanche je ne peux pas passer l'éponge sur la déontologie vis-à-vis de tels sondages qui n'appliquent pas une règle simple: la permanence des méthodes.

C'est à dire poser la même question à un  panel similaire à deux instants donnés. On voit bien que le travail dominical est valorisé dans la première question au travers du salaire plus élevé, ce qui fausse la comparaison par rapport au précédent sondage. Or c'est bien ce delta entre les deux sondages qui tient lieu de sujet à l'information.

Les rédactions se sont empressées de faire circuler cette information rapidement, et elles se sont
défaussées en citant leur source: le JDD. L'interprétation qui en a été faite  publiquement est pourtant erronée. En effet, on ne peux pas dire qu'à cause de la crise les gens souhaitent travailler le dimanche, et c'est pourtant ce que tout le monde veux lui faire dire à ce sondage.

Démonstration étant faite que ce sondage ne peux être interprété dans le sens de Luc Chatel, je reviens sur le fond du dossier. Le problème de l'économie Française est, actuellement, un problème de demande c'est à dire que le budget des ménages n'est plus suffisant aujourd'hui pour consommer autant qu'avant. Et que nous propose le gouvernement avec cette proposition? d'augmenter l'offre. On croit rêver.
Pour résumer si vous avez un manteau à acheter, avec le même budget; que vous l'achetiez le dimanche ou le samedi ne change rien à l'économie. Il faudrait donc davantage doper la demande dans ces temps de crises afin de stimuler  la consommation plutôt que d'augmenter l'offre. C'est assez élémentaire mais inacceptable pour ce gouvernement, nous avons donc droit à ces rocambolesques sondages qui font davantage rire qu'autre chose.

PS: pour ceux qui aiment les sondages, allez voir mon article de septembre 2007 au sujet des retraites, c'était le Figaro qui s'y était collé.



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Dimanche 15 juin 2008
L'éviction de PPDA du 20 heures de TF1 est politique selon lui. La direction de TF1  "lui fairait payer" son opposition à la venue de l'ami de Nicolas Sarkozy, Nicolas Beytout,comme directeur de l'information de TF1 en novembre dernier. Certains journalistes pensent que le président aurait peu apprécié une interview de PPDA, en juin 2007, durant laquelle il lui aurait demandé s'il n'avait pas le sentiment d'être comme un "petit garçon en train de rentrer dans la cour des grands". Il ne lui aurait donc pas pardonné. Tout ces allégations tournaient au rocambolesque depuis quelques jours, et je n'y croyais que modérément, mais à la lecture de Marianne hier que je vous conseille vivement, le scénario de  l'éviction de PPDA remise dans le contexte  de amitiés industrialo-journalistiques du président sonne vrai.

Sarkozy aurait même
murmuré Laurence Ferrari, à l'oreille des chevaux de TF1, pour succéder à l'actuelle star du 20 heures. Laurence Ferrari arriverait donc au 20 heures grâce à un piston présidentiel... Qu'espérer de pire pour une journaliste ? il sera intéressant de regarder les premières interview de N.Sarkozy par la journaliste afin de voir si elle reprend le dessus sur cette fâcheuse promotion.

Toute cette manipulation honteuse, non seulement se tient, mais fait mal une fois de plus à notre presse déjà confrontée à des problèmes financiers récurrents. La fameuse déontologie de TF1 continue donc de rester dans les oubliettes des documentaires jamais diffusés.

et Tous ce manège, organisé par l'Elysée, continue de donner une image viciée des médias. L'indépendance usurpée de nos médias, grâce - et à cause de leurs situation financière les mettent à portée des grands groupes et ipso-facto des grands patrons français. Ces mêmes grands patrons ont la particularité d'être en relation directe avec le président (Martin BouyguesNicolas Sarkozy se téléphoneraient plusieurs fois par jour). Limage de l'intégrité et du sérieux de nos médias, auprès de l'opinion publique va donc continuer à se dégrader - le service public télévisuel est déjà en sursis depuis l'annonce, surprise et sans concertation, du président de la suppression des recettes publicitaires ce début d'année - depuis, les
recettes publicitaires ont fondues de 21 % au mois de mai 2008 pour le groupe France Télévision contre 3,7 % pour TF1 sur trois mois. Les annonceurs sont en train de fuir le service public pour se réfugier chez TF1 et M6 avec ...un an d'avance sur le calendrier. C'est donc les contribuables qui vont payer l'addition.
Nous avons donc un joueur d'échec débutant, qui au mépris de toutes les données et contraintes exogènes à son ego, continue son meccano audiovisuel...Il n'y a rien de choquant à ce qu'il envisage et souhaite des changements au sein des médias - les médias et la politique ont toujours fait un mauvais ménage. Ce qui est davantage choquant c'est que le président arrive à ses fins. Il y'a une filiation et une proximité inquiétante entre ces décisions qui deviennent de moins en moins masquées et les activités passées du psychopathe Vladimir Poutine à ce sujet.

Cette problématique, une fois de plus nous place dans le Pathos présidentiel, son noeud Gordien qui peut sans dout se résumer à cette phrase de "feu PPDA du 20 heures": le petit garçon qui rentre dans la cour des grands.




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Mercredi 4 juin 2008
Je découvre ce soir, avec stupéfaction, que valérie Bénaïm et Yves Azéroual font paraître jeudi 5 juin un livre intitulé:  " carla et Nicolas, la véritable histoire".

Le titre m'a immédiatement fait penser à un épisode de Martine. Il y'a, en effet, une mièvrerie assumée dans cette association de mots qui m'a fait croire un moment à une blague, tellement ce titre ressemble davantage au front-cover d'un magazine people qu'à autre chose. Vous voyez ce que je veux dire n'est ce pas ?  si si ...des romans de gare pour les 13-17 ans sentimentaux, ou pour les les + de 70 ans pour qui tout est définitivement magnifique (je pense à Dassault et ses films à l'eau de rose). Si vous ne vous considérez pas pas dans cette cible Marketing, vous avez certainement mieux à faire que d'acheter cet ersatz à succès qui va sortir demain.

Vous avez mieux à faire, certes.... et c'est bien pour cela que je vous donne les meilleures pages de la confession de Carla Bruni. Car c'est bien connu, les magazines people n'ont aucuns intérêts...mais on aime bien y jeter un oeil.

J'ai bien aimé découvrir la raison de la brouille entre Rachida et Carla..que du bonheur. A vous de jouer:



- A propos de leur rencontre chez le publicitaire Jacques Séguéla, lors d'un dîner en novembre 2007: "En arrivant, j'ai compris que c'était un "blind date" (un rendez-vous arrangé, ndlr). Il y avait trois couple et nous deux, deux célibataires. Cela a été immédiat. Je ne m'attendais pas à quelqu'un de si drôle, de si vivant. Son physique, son charme, son intelligence m'ont séduite. Il a cinq ou six cerveaux remarquablement irrigués. Je le remarque tous les jours. Vous lui parlez de quelque chose, il est en train de lire un dossier, vous vous dites, le pauvre, il est épuisé, il est tard. Eh bien en fait, il entend tout, tout en intégrant le dossier qu'il lit. Je n'ai pas connu de crétin auparavant, ce n'est pas mon genre. Mais lui, ça va très, très vite. Et puis il a une incroyable mémoire".

- Le coup de foudre lors du diner chez Jacques Séguéla, raconté par un des participants : "C'était à l'origine un dîner de distraction. Il n'y avait aucune "vue mariage". (…) A plusieurs reprises, la chevelure de Carla Bruni a effleuré le président. Il ne s'adressait quasiment qu'à l'ex-mannequin. (…) Carla et Nicolas, eux, se comportent comme s'ils étaient seuls dans le salon. (…) Le dîner s'achève vers deux heures du matin. Carla est sensiblement éméchée, elle a vraiment bien bu et beaucoup fumé ! A la fin du repas, elle demande au président s'il a une voiture. Cette remarque nous fait tous sourire."

- Carla Bruni, admirative de Nicolas Sarkozy : "Non, il n'y a eu aucun deal. C'est un métier difficile, la politique. J'ai souvent peur pour lui (...) C'est inimaginable ce qu'il travaille ; il est comme nous tous, un peu comme Sisyphe, il aime porter la pierre. Mais il est de bonne composition. Trois rayon de soleil et il trouve la vie magnifique".

- Nicolas Sarkozy sur Carla Bruni : "Elle au moins, elle aime mes amis (…) Elle est belle et elle en a dans la tête. Ca me change".

- Sur les rapports de Carla Bruni et son éventuelle rivalité avec Rachida Dati : "Les deux femmes se promènent dans les appartements privés de l'Elysée. Elles traversent la chambre à coucher. A la vue du lit, la chanteuse se penche vers la ministre et lance, mi-sérieuse, mi-ironique : "Tu aurais bien aimé l'occuper, n'est-ce-pas ?". Cette pique jette un froid. Les deux femmes qui vont apprendre à se connaître vont aussi apprendre à se détester."
Carla Bruni à propos de Racchida Dati :
"Je la vois fréquemment, elle me fait beaucoup rire. Les rumeurs doivent prendre leurs sources dans le fait que c'est une amie de l'ex femme de mon mari. Mais il n'y a vraiment aucune hostilité entre nous. Je lui ai même envoyé deux adresses d'amis pour ses réunions d'appartements dans le VIIe arrondissement durant sa campagne municipale."
Rachida Dati, à propos de Carla Bruni en février 2008 :
"Elle m'a dans le nez à cause de ma proximité avec Cécilia. Cela dit, elle a le cerveau qui tourne à quatre cents à l'heure. Dès qu'elle aura compris le système, elle n'aura plus besoin de tous ceux qui ont été proches de l'ancienne femme du président."
Un proche du couple : "En fait, c'est Rachida qui a mal vécu l'arrivée de Carla, et non l'inverse. Avant elle, elle était la star des femmes ministres. Aujourd'hui, elle a perdu de son rang auprès du président".

- Sur ses relations avec Cécilia Attias : "Je suis contre le divorce mais une fois qu'on est divorcé il faut, surtout quand il y a des enfants, que tout aille bien. Comme disait Freud, il faut faire la sublimation. Vous savez, j'ai eu la tristesse d'enterrer un frère. Et depuis ce jour je regrette toutes les disputes que j'ai pu avoir avec lui. C'est croire en la vie éternelle que de se fâcher avec sa famille ou ses 'ex'. je souhaite que toutes les relations soient normalisées".

- Sur le fait que Cécilia Attias n'a pas voté au second tour de la présidentielle : "Moi, j'aurais voté pour mon mari".

- Sur le traitement médiatique de sa vie privée : "J'essaie de ne pas trop en tenir compte. Vous savez, j'y suis habituée depuis l'âge de 20 ans avec le mannequinat. Je fais un travail d'image, je sais les effets contraignants que cela représente. J'ai décidé depuis longtemps de lâcher prise, de ne plus m'en soucier".

- Sur son rôle de première dame : "Aujourd'hui j'y vois un peu plus clair. J'ai deux priorités : agir globalement sur la pauvreté dans le monde et lutter contre l'ignorance".

- Sur la politique :"Royal je ne l'aime pas vraiment, mais je voterai toujours à gauche (…) Mes parents ont eux aussi toujours voté à gauche. C'est une tradition. Je ne voterai jamais à droite".
"C'est plus facile de parler que d'agir. Il n'y a pas de grande différence entre les gens de droite et les gens de gauche en France, je trouve. Mais il y a une différence entre ceux qui agissent et les autres qui se contentent de parler. Tout est une question de positionnement. (…) La chose politique m'a toujours intéressée, mais de façon dilettante. J'ai compris désormais que la politique, si l'on veut bien l'exercer, n'est pas un art de dilettante".

- Sur sa carrière artistique : "Je n'ai aucune intention de changer de métier. J'ai une fonction (première dame, ndlr), mais ce n'et pas un métier. Je ne suis qu'une chanteuse folk. Je raconte des petites histoires qui sont les même que les vôtres. Il n'y a rien de subversif. Ce qui va changer, c'est que je ne vais pas faire de scène. Le temps que mon mari reste président de la République. Je suis consciente que c'est une première. Il va falloir s'y habituer. Comme à d'autres choses d'ailleurs."



                                                                  L'apogée Bling-bling du président



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Mercredi 21 mai 2008
Le Figaro se pose aujourd'hui cette question bouleversante : La France doit-elle être un des derniers pays européens à conserver l'ISF ?

Poser la question ainsi, c'est déjà y répondre du point de vue déontologique.

le Figaro a donc dressé procès verbal concernant l'ISF. Le résultat est sans appel, sur un panel de lecteurs du Figaro de 14224 personnes pas très représentatif notamment sur la moyenne d'age, et la localisation géographique, le quotidien satirique nous livre donc ses chiffres:



La couche répressive qu'instaure le gouvernement et le président de la République depuis maintenant un an est sans appel tant sur les classes moyennes que sur les classes défavorisées. J'entends par "couche répressive" le retour aux valeurs sur le plan Fiscal, moral et judiciare que  le président Sarkozy tente d'instaurer depuis maintenant un an. L'exaltation de la patrie, du sentiment national ont le vent en poupe depuis son élection.

Sur le plan Fiscal, les exonérations diverses et variées concernant les plus riches (Paquet Fiscal, bouclier Fiscal) sont sans précédent, les recettes du budget de l'état ont été amputées d'un montant important liées à ces coupes sombres.

Ce choix de société de faire payer par les classes moyennes, grâce à l'impôt, les dépenses de l'état est sans équivoque. Le figaro essaye donc de légitimer une enième baisse d'impôt pour ses lecteurs (peu nombreux) qu'il lui reste. Et c'est bien légitime.
En revanche, il eu été plus juste de citer le montant des recettes perdues par l'état si tel avait le cas et préciser par quel moyen le budget de l'état aurait conservé son équilibre. En d'autres termes qui payera à la place des plus fortuné le manque à gagner Fiscal ?

Les valeurs patriotiques, prônées par notre président ont soudain disparues, faisant place à une dialectique très libérale. Il n'est assurément pas question de termes tel que "Fraudeurs à l'impôt" mais "d'évadés Fiscaux". Les mots ont assurément un avenir radieux pour manipuler et orienter l'opinion dans un sens donné. Et c'est toujours magique de découvrir des petits joyaux, tel que celui-ci, d'une dialectique qui ne dit pas son nom mais que l'on sent prégnante sous chaque mot.


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Vendredi 16 mai 2008
Tout comme Mag, qui commentait hier soir l'émission "A vous de,juger" d'Arlette Chabot sur France2, j'ai été agréablement surpris par la teneur des débats. Il y' avait dans cette émission en direct, à la fois une confrontation des idées de la part des invités, mais également un respect des positions de chacun. La fraîcheur de l'émission tenait avant tout du direct qui est un format assez inhabituel à la télévision.

Les invités étaient pour la majorité Nathalie Kosciusko-Morizet l'actuelle secrétaire d'état de jean Louis Borloo, pour l'opposition Julien Dray candidat au poste de premier secrétaire du parti socialiste - Pour les journalistes, Catherine Nay d'Europe 1 et Jean-François Kahn, le fondateur de Marianne. Elie Cohen jouait son éternel rôle d'économiste sur les plateaux télévisés.

Ce débat faisait suite, pour la première partie de l'émission, à la journée de
grève bien suivie dans l'enseignement de l'aveu même du ministère, et à la déclaration de Nicolas Sarkozy  qui a suivie :"J'ai demandé au gouvernement de déposer avant l'été un projet de loi qui instituera un droit à l'accueil des enfants inscrits dans nos écoles".

Julien Dray, à juste titre s'est insurgé de ce passage en force qu'essaye de faire une fois de plus le gouvernement le président de la république à chaud juste après la manifestation - Et c'est effectivement un mauvais choix pourquoi ?
-Nous allons rajouter une couche législative à notre arsenal judiciaire, et ceci dans quel but ? nous aurons droit à l'accueil de nos enfants à l'école, très très bien, et après ? ce n'est pas parce que ce sera un droit demain qu'effectivement cet accueil aura bien lieu. Et nous allons faire quoi si ce n'est pas le cas: porter plainte contre la mairie ? bref on voit rapidement l'inefficacité de cette couche législative supplémentaire qui va pourvoir en plaintes nos tribunaux.

C'est donc une fois de plus un espèce de bouillonnement explosif, ou un pétage de plomb auquel nous venons d'assister de la part de Nicolas Sarkozy qui ne joue pas encore son rôle de président. En quoi son intervention était-elle utile? ne pouvait il pas laisser le premier ministre s'en charger pour arriver aux mêmes fins ?

Bref, sur le style Sarkozy, NKM dans un sourire amusé a rétorquée à Arlette Cahbot :" Nicolas Sarkozy, c'est le style direct, point barre", Julien Dray y est allé de son petit supplément : "Sarkozy, il ya eu tromperie sur la marchandise, il doit en tant que président davantage se retenir".

Nous avons également eu droit de la part de Catherine Nay à un cours d'horoscope qui m'a laissé assez pantois au sujet des rapports conflictuels entre Nicolas Sarkozy et François Fillon, bref certains journalistes sont également crédules. Elle trouve également que la baisse dans les sondages de Sarkozy est une bonne chose....car le président va pouvoir continuer à faire passer ses réformes sans se préoccuper des sondages . Un CQFD de la part de la journaliste très à droite, et très anti-35h, d'Europe1 qui m'a laissé également sans voix.

Dans la seconde partie de l'émission, le sémillant JFK a fait prendre un peu de hauteur au débat avec de vraies questions sans réponses à l'heure actuelle sur la méthode Sarkozy. La majorité effectivement, depuis l'an dernier, lorsqu'elle entend des voix discordantes sort systématiquement un carton rouge à ses détracteurs sur lequel est inscrit :
Regardez le, lui ne veut pas réformer.
Bref une recherche classique de bouc émissaire qui clôt le débat - Et cela est un vrai problème pour ce gouvernement qui ne sait pas encore se remettre en cause sauf sur la forme. Or c'est bien le fond de ces réformes qui choquait ces 200.000 à 300.000 enseignants qui étaient dans la rue hier, ce n'était assurément pas la dernière tenue de soirée de Cécilia ou de Carla. Bref une fois de plus le gouvernement ne s'est pas senti concerné par cette grève et c'est un camouflet que Nicolas Sarkozy a infligé aux organisations syndicales et aux professeurs en grève. Il n'en à plus les moyens mais il fait comme s'il était encore en état de grâce.

la réponse sur ce point de NKM est sans surprise, elle a donc ressortie l'argument de choc qui tient lieu de justification présidentielle depuis le début de l'année : Les Français ont voté pour Nicolas Sarkozy, ils veulent que les effets de réformes se fassent sentir plus vite. Allez je vous passe de la pommade à l'effet placebo sur vos arguments et vous n'avez plus rien à dire. Cela est choquant sur le fond car depuis trois mois ce gouvernement présidentiel devient de plus en plus autiste à la réalité des Français.... parce qu'ils ont votés pour Sarkozy en 2007. Cet argument léger tient encore la route, mais qu'en sera t'il dans un an ?

Bref, j'ai eu beaucoup de plaisir à voir notre manège politique s'agiter sous nos yeux hier soir avec un semblant de sincérité au fond des voix. Une remarque mineure est à faire à l'encontre d'Arlette Chabot qui a été  excellente hier soir: seuls les livres des invités présents sur le plateau ont été présentés (C.Nay, J.Dray et JFK), cela m'a laissé un goût amer à la bouche. Je pensais en effet au livre d'Olivier Bonnet, blogueur pourtant bien moins connu qui vient de sortir
"sarkozy, la grande manipulation" sur lequel, rien n'a été dit.
  
                                               Un nettoyeur du Medef




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Dimanche 27 avril 2008
Comme je le remarquais hier, le sondage d'Opinion Way qui a permis à Claire Bommelaer, journaliste au Figaro de titrer : Sarkozy a séduit 49 %des Français était simplement Faux, tout comme celui de l'Ifop. France 2 vient de reprendre ce soir au 20 h celui du Parisien qui titrait : Sarkozy n'a pas convaincu.

Les chiffres sont donc les suivants, après maintes tentatives de manipulations diverses et variées : 52 % des Français n'ont pas trouvé le chef de l'état convaincant et 36 % des français l'ont jugé "très" ou "assez" convaincant.






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Dimanche 27 avril 2008
A la lecture de Marianne ce Week-end et grâce à l'article "révélation sur le train de vie du Président", nous apprenons une fois de plus les basseses financières du président, rien de neuf sous les tropiques me direz-vous, c'est cependant un verbatim des meilleurs échanges du président sur les sujets budgétaires de L'Elysée. Certains passages sont issus du livre de Renaud Dély et Didier Hassoux Sarkozy et l'argent roi. Je vous les conseille fortement, c'est un bon moment de lecture peu enrichissant mais extrèmement révélateur de l'état d'esprit de notre président.

Nicolas Sarkozy n'a pas réussi son
exament de passage au sujet du pouvoir d'achat des Français lors de son interview de jeudi dernier, par contre ce livre arrive à nous convaincre qu'il a réussi par deux fois à améliorer significativement son pouvoir d'achat personnel depuis 12 mois.

Ce bouquin  précéde
deux autres brûlots qui débarquent également dans les bacs. Le premier est de Thierry Desjardins, ancien directeur adjoint du Figaro, il vient de signer Galipettes et Cabrioles à l'Elysée, Le second de François Léotard, ancien ministre et président de l'UDF qui vient de publier Ca va mal finir. Tous deux se mordent les doigts d'avoir aidé Nicolas Sarkozy a devenir Président et ils l'écrivent.

Nous ne dévouvrons rien de nouveau sur l'Homme à la tête de l'état, par contre la décompensation d'un centristre idéaliste pur sucre qui s'est trompé sent le fiel, et les regrets d'une plume de noblesse déclarant avec emphase et dégout :
Sarkozy en «président yuppie», affichant «ostensiblement ses goûts de luxe comme un patron de bistrot qui vient de gagner au loto» me font énormément plaisir.





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Samedi 26 avril 2008
Deux sondages viennent de paraître au sujet de l'intervention de Nicolas Sakozy jeudi soir. Le premier a été publié par le Figaro et il nous dit que "51 % des français n'ont pas été convaincu". Le deuxième vient d'être publié par le Parisien et il nous dit que "52 % des français n'ont pas trouvé le président convaincant".

Ces deux sondages d'Opinion Way pour le Figaro et CSA pour le Parisien sont donc très proches et ils confirment tous les deux que le président n'a pas réussi son passage à l'oral.

Ce qui est plus pitoresque dans ces sondages c'est que pour
Opinion Way 49 % des français ont été séduit par Nicolas Sarkozy, ce qui permet au Figaro de publier : Sarkozy a séduit 49 % des français.

Pour le Parisien, en revanche seulement 36 % des français l'ont trouvé "très ou assez convaincant", ce qui a permis au Parisien de titrer avec justesse :
Sarkozy n'a pas convaincu.

Et où sont passés les 12 % manquant du sondage du parisien pourrait on demander avec justesse ? et bien ces personnes ne se sont pas prononcées. Dans le sondage d'Opinion Way, nous trouvons une étrangeté, en effet tout les sondés se sont prononcés et 12 % ont été Tout à fait convaincu.

12% de sondés sont donc pour le président dans le premier sondage alors qu'ils ne se prononcent pas dans l'autre. Etrange...vous avez dit étrange ?

Il y'a fort à parier que les chiffres d'opimion Way ne sont pas honnêtes, car autant les chiffres des personnes n'ayant pas été convaincu par le président sont très proche 51 % contre 52 % dans les deux sondages autant les chiffres pro-Sarkozy sont très éloignés.

Un tour de passe-passe et hop Sarkozy est dans le pré, cette erreur vient d'Opinion Way ce coup-ci, cela commence à faire beaucoup pour cet institut qui n'en est pas à sa première contoverse.

La presse et les instituts de sondages sortent encore une fois peu grandit d'une telle manipulation des chiffres. Cette entorse déontologique supplémentaire montre si besoin en était que la concentration qui est en cours depuis bientôt un an dans la Presse nuit à l'information, qu'en pensez-vous ?


                   Certains sondages sont nocifs pour l'information et l'intelligence







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Vendredi 18 avril 2008
On connait la partialité et la créativité du Figaro concernant les commentaires des sondages réalisés par l'institut Opinion Way, deux bons exemples sont à découvrir ici et si ce n'est déja fait.

Le Figaro-Economie titrait donc hier
Assurance-Chomage: le "oui mais" des Français, il cite comme référence à cet article un sondage réalisé par Opinion Way qui reste introuvable à l'heure qu'il est sur le Figaro et sur l'institut de sondage.

Que dit cet article?
A la question :
Un chômeur doit-il avoir «l'obligation d'accepter un emploi, même moins bien rémunéré, après deux offres de L'ANPE en conformité avec sa formation, ses qualifications, son salaire, sa vie familiale, sous peine de perdre son allocation-chômage» (je fais confiance au Figaro pour l'intitulé de la question qui n'est de toute façon visible nulle part), 62 % des Français sont «tout à fait ou plutôt favorables» à cette affirmation.

Voilà pour le volet oui du "oui mais" de l'article, pour
le volet "mais" de cette belle expression inventée par VGE au début des années 70, nous découvrons un peu plus bas dans l'article que Seulement 23 % d'entre eux pensent que «les conditions dans lesquelles les chômeurs pourront refuser un certain nombre d'offres d'emplois doivent être définies par le gouvernement»

Bref, 77 % des Français ne font pas confiance au gouvernement quant à la mise en place d'un tel carcan administratif, pesant sur les entreprises et les chomeurs. C'est une autre façon de voir les mêmes données de cet article.

Le "oui mais" du titre de cet article pour le moins précautionneux de ses sources, pourtant inxistantes, aurait bien pû être transformé en "non mais" sans que le fond de cet article n'eut été modifié.

                                                     Presse papier ?



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Vendredi 28 mars 2008
Mon billet le plus lu en 2007 s'appelait Le Figaro travestit l'information, il a reçu 3816 visites depuis le 10 septembre 2007. Sarkofrance nous a démontré aujourd'hui que la leçon n'a pas été tirée au Figaro puisqu'une autre faute grave vient d'être commise.

Le Journal a titré dans un premier temps: Pour 58% le style Sarkozy a changé en bien. Soit, la vérité était plus proche de 58 % de l'électorat de Nicolas Sarkozy a trouvé que son style a changé en bien soit...58% de 49 % des sondés ...c'est à dire seulement 28 % des Français. Ce journal d'opinion confond un peu plus son lectorat et l'opinion Française, cela fait froid dans le dos à la déontologie qui n'a pas encore bronchée.
Cette affaire est donc en soit très grave pour un journal qui est un quotidien national d'opinion de référence.

                                        le cliché pris par SarkoFrance ce matin




                                  Le même cliché sur le même article ce soir à 18h57 :


Certes, la vérité n'a pas changée d'un iota nous avons toujours 28% (page 12) des Français qui trouvent que le style Sarkozy a changé en bien. Nous avons donc un mensonge remanié modestement puisque nous passons de 58 % à une moitié des Français, nous sommes toujours dans la manipulation de masse.
Mais shut, n'en parlez pas trop celà finirait par se savoir et la déontologie pourrait finalement se reveiller au Figaro.


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