Mercredi 16 janvier 2008

Un sondage l'affirme Nicolas Sarkozy est enfin impopulaire. Que du bonheur, PMA produit un beau graphe à ce sujet. Il est, de plus, laché par les personnes agées qui ont enfin compris..mais avec sept mois de retard. Ceci-dit les personnes agées à gauche vallent également leur pesant d'or (n'est-ce pas Mr Rocard)

Toujours selon PMA, Doc Gynéco le nouveau pote fumiste de Nicolas Sarkozy depuis janvier 2007 est produit par son fiston. Quand on sait qu'ils ont écrit un bouquin à deux mains et que Le Doc a été victime d'un redressement fiscal de 700 000 euros le 08 décembre 2006 passé assez inaperçu, on comprend davantage
les nouvelles accointances présidentielles du Doc qui ne vend plus de disques, mais qui doit être resté accroché à son ancien train de vie.
Il aurait fait une donation à ses enfants pour ne pas être saisis.

"Acheté", c'est le mot qui vient immédiatement à l'esprit lorsqu'on pense au bon vieux Doc. Sans rancunes Doc j'ai beaucoup aimé ta créativité, mais on fait ce que l'on peut dans la vraie vie n'est ce pas ?


                                            le prix de l'argent



ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback
publié dans : Pathologie brune claire
Lundi 7 janvier 2008


S'il fallait quelqu'un qui eut le droit et le devoir de tout dire en France, ce serait sans doute lui qui serait le plus autorisé: Robert Badinter
Sa Vie est réussie à tout point de vue et elle fait de lui sans doute un des seul abolitionniste au monde qui ait réussi sa tâche ici-bas contre l'opinion publique de l'époque, contre la vulgarité du moment, contre les sondages.




Et Robert badinter, cet homme d'exception n'est pas content, il dénonce le projet de loi sur la rétention de sureté à l'encontre des pédophiles. Ce projet de loi doit être débattu demain à l'assemblée nationale, il l'a d'ors et déja qualifié de dérive dangereuse. Je le cite:

"Tout notre système judiciaire repose aujourd'hui sur un principe simple: il n'y a pas de prison sans infraction. Or, là c'est tout à fait autre chose, c'est après la peine que l'on maintient quelqu'un en prison, non pas au titre d'une infraction qu'on lui reproche, non pas au titre d'une infraction pour laquelle il a été condamné mais au titre d'une infraction virtuelle, d'un crime qu'il pourrait éventuellement commettre s'il était libre", a dénoncé le sénateur des Hauts-de-Seine.

Nous sommes là dans la sanction préventive, comme il y'a eu la guerre préventive. Le cas de récidive des violeurs n'est que de 1 % et c'est déja trop certes mais comment justifier pour les 99 % restant une peine de prison sans condamnation et au bon vouloir des Juges "Au cas ou ? "

Nous nous enfonçons donc davantage dans la prégnance des corps au travers des esprits, Le président avait donné le La sur son inculture crasse
de l'humain avec l'entretien avec Michel Onfray qui a fait polémique au mois d'avril 2007. Je cite Nicolas Sarkozy :
Il assure "incliner (...) à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions pas gérer cette pathologie". "Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable"

Nicolas Sarkozy n'est sans doute pas plus intelligent que la moyenne, mais il a une force de nuisance exceptionnelle. Nous allons donc suivre ces débats houleux qui s'annoncent demain à l'assemblée.


qui avait le droit de tout dire dans notre pays, ce serait sans doute luig_fck
ajouter un commentaire commentaires (7)    créer un trackback
publié dans : Pathologie brune claire
Samedi 15 décembre 2007
Je viens de découvrir Alain Badiou grâce à gueuz sur les commentaires de ce très bon billet.

La Gauche Française manque de souffle, elle manque aussi d'intellectuels qui ont fait sa grandeur dans les années 70. Le boulevard réactionnaire qui s'ouvre actuellement depuis six mois n'a pratiquement plus aucunes limites. Dans ce contexte
là Alain Badiou prend une dimension hors norme. Son propos est vif tout en étant très clair, la puissance de l'analyse saute immédiatement aux yeux. Je vous livre un bref entretien qu'il a donné au nouvel Observateur au sujet de son dernier livre "De quoi Sarkozy est il le nom". C'est donc le livre que je vais lire pour les vacances de Noël


Nouvel Observateur. - Vous allez jusqu'à opérer une analogie entre sarkozysme et pétainisme. Qu'est-ce qui permet, selon vous, ce rapprochement historique pour le moins audacieux ?

A. Badiou. - Il n'y a pas de ressemblance au sens strict, mais un esprit commun. J'appelle «pétainisme» une forme particulière de la réaction française, qui existe au fond depuis 1815. Premier trait : présenter une politique capitularde comme une régénération nationale. La «rupture», c'est quoi ? Le démantèlement des acquis sociaux, le fait que les riches paient moins d'impôts, qu'on privatise de façon rampante l'université, qu'on donne les coudées franches aux affairistes. Cette façon de déguiser une soumission au capitalisme mondialisé en révolution nationale relève en soi du «pétainisme», au sens formel. Deuxième trait : une répression administrative très dure, visant des groupes tenus pour étrangers à la société «normale». Il ne faut tout de même pas oublier que la dernière élection s'est gagnée sur la capacité à capter les électeurs du FN. Créer des suspects, les Africains, ou les musulmans, ou les jeunes des banlieues, figures nébuleuses à réprimer et à surveiller, est une activité essentielle du nouveau pouvoir, loin d'être seulement son ornement extérieur.

N. O. - Vous évoquez aussi un retour à l'esprit du XIX«siècle, décrivant des capitalistes décomplexés, animés par l'idée que les pauvres sont des paresseux, les Africains, des arriérés....

A. Badiou. - Il s'agit d'un phénomène mondial, pas simplement français. La cause majeure, c'est bien sûr l'effondrement provisoire de l'hypothèse communiste. Tant que celle-ci vivait, les dominants étaient obligés de négocier âprement leur pouvoir, parce qu'une autre voie existait, et qu'une conviction populaire et intellectuelle la soutenait massivement. Maintenant, la bourgeoisie est dans le lâche soulagement : l'«idée» est discréditée, les Etats communistes sont eux-mêmes devenus capitalistes. Le capitalisme peut à nouveau se présenter comme la solution indépassable, et l'argent être réintroduit comme valeur. Sarkozy est l'homme de tout ça. L'«homme de la situation». Au fond, c'est le premier vrai poststalinien français. (Rires.)

N. O. - Autre marqueur idéologique du sarkozysme : le ralliement à un système américain pourtant lui-même largement décomposé... Comment l'interprétez-vous ?

A. Badiou. - Je pense qu'il était extrêmement important pour Sarkozy de montrer rapidement que le gaullisme était mort. D'où son positionnement rapide en chouchou de Bush. Mes amis américains sont horrifiés, à vrai dire. La France reste un mythe là-bas. Ce que vous ne comprenez pas, leur dis-je, c'est à quel point la France est profondément réactionnaire en ses tréfonds. Le Front populaire a tout de même débouché sur Pétain. Mai-68, sur une Chambre des Députés bleu horizon. Si vous la prenez dans sa masse, elle est assez horrible, la France. Attention, c'est un patriote français qui dit ça. Quelqu'un de très attache a ce pays.

N. O. - C'est-à-dire ?

A. Badiou. - Deux choses m'y rattachent profondément. La grande tradition du rationalisme français bien sûr, de Descartes à Lacan, en passant par les Lumières. Et puis, une poignée de gens, dont la Résistance offre l'image absolue. Au bout du compte, la France a toujours été sauvée par les acrobaties d'un tout petit nombre. C'est sur celui-ci qu'on doit continuer à miser.

Quelle fraicheur dans le propos, quel concentré d'histoire Française nous avons là.


                                            Alain Badiou
alain-badiou.jpg

                   

ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback
publié dans : Pathologie brune claire
Mardi 4 décembre 2007
Rue89 nous dévoile  les dernières méthodes de la police pour accomplir les souhaits de notre président. Nicolas Sarkozy a promis d'amener les émeutiers de Villiers devant les Tribunaux. Il ne va pas chercher les "Terroristes dans les chiottes" comme Vladimir Poutine, par contre la police tracte pour acheter des témoignages.

2000 tracts ont été distribués, et ils disent ceci :

"Si vous disposez de renseignements, merci d'appeler le numéro vert de la brigade criminelle au: 0800 33 60 98. L'appel est gratuit et votre anonymat sera préservé. Tout élément susceptible d'orienter favorablement les enquêtes en cours pourra faire l'objet d'une rémunération".

Il n'est pas précisé sur le tract si vous pouvez appeler en PCV, par contre vous pourrez gagner plusieurs milliers d'euros.

Il y'a là un vrai tournant dans la manière de traiter un enquète, c'est un fait de société à marquer d'une croix dans le calendrier, car c'est très certainement le début d'une nouvelle ère qui s'ouvre. Nous nous enfonçons davantage dans une société aseptisée à la "American Psycho". Bret Easton Ellis, svp je souhaiterais un autre bouquin sur la société Française en cours d'Américanisation accélérée.


ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback
publié dans : Pathologie brune claire
Vendredi 30 novembre 2007
Nicolas Sarkozy, L'icone se voulant le nouvel emblème des pauvres, des victimes, des Rmistes qui ont "mis genou à terre" et du grand capital Français s'est adressé aux français hier soir depuis l'Elysée.

Rien de très spécial donc sur le fond sauf pour les inconditionnels béats. Des phrases chocs archiconnues qui marchent encore:
Pur donner du pouvoir d’achat, il faut réhabiliter le travail etc...

Sur la forme, l'hypnose continue avec les Français, il semble nous faire un appel du pied à chaque intervention télévisée et semble nous dire:
-Alllez mon gars... t'es avec moi !!!, je suis le jeune qui casse les conventions des vieux..
(sous entendu, j'ai les moyens de rétorsions si tu n'es pas avec moi).

Il nous joue le bon pote du Grand-frère à longueur d'intervention télévisée.


Nicolas, de partageons mon avis, a fait un beau billet instinctif hier qui semble toucher sa cible. Là se situe la divergence entre les mots et la réalité du terrain de ce président.

En effet comment nier le rapport entre le désengagement financier massif qui a eu lieu à la fois dans l'enseignement, dans les cités, dans la police de proximité (par ailleurs peut être fondé) depuis plusieurs années et les émeutes ? c'est faire preuve d'une grande naïveté feinte sur la vie sociale d'un ensemble d'individus qui sont marginalisés de fait. Cette politique de "l'outrance sociale" les enfonce davantage dans ce no man's land qui se termine au poste de Police.
Bien entendu, ce désengagement financier ne justifie pas les émeutes, mais il prédispose ces quartiers à des embrasements réguliers. Et là le bras séculier de la police  est bien là, il doit être là évidemment, mais le président joue un peu trop sur du velour sur ce registre là pour être crédible. Le coût de ces technologies vidéos, taser "de sécurité" nous coûte de plus en plus cher, mais sur ce sujet personne ne discute les coûts.

La disproportion est donc de taille, maintenant, entre la sanction qui semble désormais le moyen de régler le problème, et l'accompagnement de ces Gamins qui sont programmés depuis leurs naissance pour l'échec.

Cette politique de "l'outrance verbale", c'est la politique qui consiste à dire le contraire de l'action qui va être engagée, elle devient désormais tout simplement insupportable à mes oreilles.

J'ai donc zappé avant la fin de l'intervention, je n'arrive jamais au bout d'une intervention de ce veau d'or populiste.

                                           Un veau d'or
                                   


ajouter un commentaire commentaires (8)    créer un trackback
publié dans : Pathologie brune claire
Samedi 24 novembre 2007
Suite au très bon papier d'Emanuelle Béart, diffusé par le Monde sur  lequel j'ai fais un billet mardi. @rrêt sur image nous apprend  que "dans le texte original, Béart évoquait la déclaration de Boutin, ayant assimilé les mal logés de la rue de la Banque à une "meute". Ce passage a été modifié lors de l'édition du texte original par le Monde.

Le texte original: "La ministre du logement demande à la "meute" de lever le campement", écrivait-elle.

Ce passage a été coupé par la rédaction en chef du Monde, pour devenir "exige qu'ils lèvent le campement".

D'après @rrêt sur image. La rédaction du Monde s'est justifiée, dans un coup de téléphone donné par l'actrice à la rédaction après parution pour s'étonner de la coupe, en invoquant le fait qu'elle n'était pas certaine que Christine Boutin ait prononcée ces paroles. Elle voulait donc par là même éviter des suites judiciaires à l'actrice.

L'enfer n'est-il pas pavé de bonnes intentions ?

@rrêt sur image diffuse la bande audio sur laquelle Christine Boutin évoque bien "la meute" de la rue de la Banque. 

L'argumentation du Monde pour "protéger" l'actrice tombe à l'eau. Il s'agit donc réellement d'un coup de ciseau de la rédaction sur le texte de l'auteur.


                                    Christine Boutin (La meute)



Emanuelle Béarti_bug_fck
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback
publié dans : Pathologie brune claire
Dimanche 21 octobre 2007
Je ne reviendrai pas sur le fond de cette récupération historique à des fins Politiques. Ce que j'avais écris le 19 septembre me convient toujours:

Le fondement même du combat de Guy Môquet dévoyé en une rite d'admiration institutionnel lui ôte aussitôt le message dont il était porteur.
(Tout comme le musée tue l'Art, en lui enlevant sa vie.)

L'instrumentalisation, pour ne pas dire la manipulation de l'histoire, par les politiques est archi-connue. Seule l'histoire avec son travail patient de recherche permet de rétablir les vérités au fur et à mesure que le passé devient de moins en moins prégnant.
Un exemple parmi d'autres, Nicolas Sarkozy s'est servi de ce jeune homme pour faire passer le message qu'il avait à faire passer en ce début d'année. Et il s'est servi de cette histoire de résistance pour mieux assoir sa dialectique droite-droitière afin de rafler les voies du Front-National. Cela a marché, n'y revenont pas.

Ce rappel historique qui aura lieu sous nos yeux est tout de même intriguant, de mon point de vue, pour trois raisons:
La première tient simplement à la manipulation que je viens d'expliquer mais la deuxième me semble davantage perverse puisqu'elle "retourne" l'objet de la lutte de ce jeune homme qui, rappelons le était communiste, au service de l'idéologie de Nicolas Sarkozy de ce début d'année. La posture de notre président durant la campagne était une posture de droite libérale proche du Front-national, à l'opposé de la lutte qu'a mené Guy Môquet. Ce "retournement d'idée" est d'autant plus choquant, qu'il transforme radicalement le message issus de la lutte de ce jeune Homme, et donc de sa mort prématurée.
La troisième raison qui me gène, un peu moins il est vrai, est pourquoi lire cette lettre si empreinte d'émotion et de sincérité en Public ? cette lettre tient davantage du ressort de la poésie et donc de l'intimité et de l'individualité que du Public et de l'agora. Il y'a là, même posthume, une pipolisation des émotions humaines très à la mode depuis peu.

Une strophe d'un poème trouvé dans la poche de Guy Môquet, lors de son arrestation, dit également ceci :
                                                               Les traîtres de notre pays
                                               Ces agents du capitalisme
                                               Nous les chasserons hors d’ici
                                               Pour instaurer le socialisme


Ce n'est pourtant pas ce poème qui a été retenu, il est pourtant certainement plus représentatif de son combat, et de ses idées que la lettre personnelle à sa famille qui a été choisie. Odile Nilès, résistante et amie de Guy Môquet en détention au camp de Chateaubriant en 1941 nous confirme cela sur cette bande audio exceptionelle :
                                
                                            Si Guy revenait: il serait fou

Nicolas Sarkozy a été élu, et il a depuis quitté sa posture "Front National" d'entre deux-tours. Mais il se doit toujours de donner quelques gages de sincérité, au titre de ses engagements de campagne passés, à ses anciens électeurs FN. Il faut interpréter cette Lecture du 22 octobre comme une réalisation de ses promesses passées destinée uniquement à ses électeurs FN du second tour. 

Pendant ce temps-là, la meute rode:
Henri Guaino a de nouveau fustigé ces professeurs « dont la nation a payé des études, dont la nation paie le salaire », et qui refusent de lire à leurs élèves la lettre du jeune résistant. Il a certainement, lui aussi, oublié par qui il est payé, par nous, par vous et par moi-aussi en l'occurrence.
Entendre cela de sa bouche est donc presque sublime. D'après Le Figaro il serait à l'origine de cette affaire auprès de Nicolas sarkozy durant la campagne, il pousse donc le SAV de son Bébé qu'il a vendu à Nicolas SArkozy.

Cette lecture se résume donc à ce petit widget du site de l'académie de strasbourg. Cette académie est prête à chasser et dénoncer les sans-papiers :

                                                        Lettre-Guy-M--quet.gif


Ce héro, au sens poétique du terme, est donc réduit à une contrainte scolaire, qui va provoquer à n'en pas douter d'importantes éruptions lacrymales dans tous les lycées de France et de Navarre, et certainement du beaume au coeur aux élécteurs FN de Nicolas Sarkozy du second tour de l'éléction présidentielle.

 

affaire_bug_fck 
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback
publié dans : Pathologie brune claire
Mercredi 17 octobre 2007
Connaissez-vous Jilali El-Mrabet ?

Un fait divers  du 20 février 2007 à Creteil :
Jilali El-Mrabet a été agressé le 9 février à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne), alors qu'il venait en aide à une jeune femme prise à partie par plusieurs jeunes, lors d'une bagarre entre bandes. Quatre ou cinq personnes l'avaient frappé, notamment à coups de pelle dans le dos et à la tête. La victime est sortie du coma le 12 février.

Niocolas Sarkozy en pleine campagne s'est rendu à son
chevet , et a déclaré :
"Je lui ai dit qu'il était un jeune homme courageux et droit et lui ai annoncé que je serai très heureux, dès qu'il sera sur ses deux jambes, de lui remettre la médaille d'or du courage et du dévouement"

Un dialeur Marocain dénommé à juste titre Sahara sur Maroc Forum relate le fait avec emphase en précisant que le jeune homme est D'origine Marocaine...
Ouf on respire, l'homme est donc Français, un vrai, un pur avec des papiers sur lequel aucuns tests génétiques ne sera jamais fait. Je soupçonne le ministère de l'intérieur d'avoir tout de même fait une petite vérification avant la visite de son illustre ministre, (on n'est jamais assez prudent sur ces affaires là).
Le Dicton de Sahara est sans appel au sujet de ce fait divers:
"
La gloire n'est pas de ne jamais tomber mais de se relever chaque fois qu'on tombe!"

Une histoire admirable digne du cinéma Hollywoodien, le seul bémol à ce conte de fée médiatique est que tout cela est faux comme le relate Le monde aujourd'hui.

En fait il n'est venu en aide à personne... mais il s'est bien bien fait passer-à-tabac par les 4 à 5 jeunes et a bien été dans le coma.

Jilali El-Mrabet s'interroge aujourd'hui : le ministre-candidat a-t-il été mal informé ou a-t-il sciemment fait de cette affaire un symbole ? "Mon client a l'impression d'avoir été instrumentalisé" conclut Me Bourdais, son avocate.

Les Français ont eu envie, de toute façon, de croire à tout un tas de fariboles durant la campagne, et celle-ci n'est pas la pire, mais qu'importe le flacon quand on a l'ivresse Napoléonienne. Nous sommes d'ailleurs prêt à travailler jusqu'à 65 ans et plus quand un président populiste donne le là, la beresina a été franchie, peu importe, à nous les portes de Moscou nous susurre à l'oreille l'empereur. Cécilia a visiblement compris avant nous, en prenant le porte, et un avocat.

Je voulais mettre une photo de Jilali El-Mrabet doublement victime d'une agression particulièrement violente et d'une manipulation hors de sa compréhension directe à la suite de son coma, mais en cherchant avec cette occurence sur Google voici la réponse:









ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback
publié dans : Pathologie brune claire
Dimanche 23 septembre 2007
Je souhaitais rebondir sur l'article d'Eric intitulé "au bistrot sans test ADN" sur son blog . Une phrase m'est restée et revient sans cesse comme un boomerang :

Le sarkozysme fonctionne en disqualifiant ceux qui le critiquent.

Le président semble ettayer cette thèse, en effet il aurait dit à Yasmina reza lors de la sortie de son livre fin août: vous pouvez y aller, plus on me tape dessus, plus cela me renforce. On peut voir dans ce propos, un thème récurrent de la pensée stoïcienne, ou une ènieme fuite en avant, nous pouvons interpréter comme nous le voulons.

C'est fondamentalement très vrai sur trois points importants que nous allons évoquer, la question à se poser est pourquoi ce discours si grossier est en soi tellement difficile à contrer.

L'identité nationale :

Tout d'abord il faut préciser que ce mot est apparu depuis Mai seulement et que personne ne semble s'en offusquer maintenant.

Comment ne pas avoir la chair de poule sur les bras avec le discours ambiant sur les tests ADN, sur les lettres des recteurs aux directeurs d'écoles demandant simplement un acte de délation de ces mêmes directeurs au nom de la République ?

Sarkozy en effet n'est pas fasciste comme beaucoup de gens d'extrème-gauche ont pû le dire. La gauche elle même n'est pas très au clair sur ce sujet là, en effet de nombreuses voix à gauche souhaitent encore des régularistaions massives. C'est tout simplement irresponsable de leurs parts. Ils sont poussés par un angélisme "mondial" certainement vrai sur le plan de la raison pure, mais intenable au point de vue de la raison pratique.

Sarkozy a senti cela depuis le début et a poussé dans ce sens là et a rallié une bonne partie du Front National au second tour sur ce thème. A chaque fois qu'un acte dans ce sens est mis en avant, et je pense aux tests ADN, ce n'est pas lui qui se met en avant, il laisse faire la basse besogne au dévoué Hortefeux, donnant ainsi le change à son éléctorat FN.

Le président a donc bénéficié sur ce sujet là, d'un boulevard, généré par le manque de clarté du Parti socialiste sur ce thème, que l'on pourrait nommer avec quelques relants xénophobes de France française. Il a donc exploité le vide du parti socialiste à ce sujet et il continue.
On ne change pas les slogans qui gagnent.

L'Economie

C'est certainement le sujet qui le passionne le plus, comme GDF et Suez peuvent l'attester, c'est incontestablement un roi du Meccano industriel à la Française, en effet la fusion des deux groupes s'est réalisée à l'Elysée. Pour deux groupes cotés en bourse, cela est assez étrange tout de même. On peut objecter facilement sur ce point en mettant en avant le rôle prépondérant de l'énergie dans l'économie actuelle.

Cela étant Sarkozy a tiré les cartouches de l'état (réduction de 15 milliards par an pour les plus riches) trop rapidement, comme le prouve la conjoncture actuelle. La relance par la consommation ne s'est pas produite et ne se produira pas. Et les risques internationaux sont bien là pour nous rappeler que le volontarisme a ses limites.

Le président s'est fait tancé par tous les pays Européens sans sembler réellement saisir la pensée inquiete de nos voisins.

Les cisses sont donc à vides comme l'indiquait Le premier ministre F.Fillon vendredi. Pourquoi cette politique anachonique de relance par la ristourne d'impôt aux plus riches a t'elle été possible ?
Retour sur image, c'est la politique Etats-uniènes du gouvernement Bush, qui a marchée (cela se discute pour le plus pauvre) dans une conjoncture ou l'économie ne pouvait que rebondir, il y'a 4 ans.

Cette politique conservatrice classique vient donc à contretemps en France. Là aussi un boulevard idéologique lui a été laissé ouvert par le ...parti socialiste lui-même. En effet qui se souvient de la politique économique de Ségolène Royal....? pas grand monde.
Donc rien de crédible et porteur à gauche sur ce sujet majeur.

Il persiste et signe, donc maintenant sur le fil du rasoir, car les réductions de recettes ont été réalisées..mais pas les réductions de charges.

Donc le boulevard, même s'il mène droit au mur, est toujours ouvert devant lui.

La division dans l'alliance politique (ou l'habileté d'être le patron)

Il est de notoriété publique qu'un remaniement ministériel va avoir lieu, et que lit-on  dans Marianne d'hier ?
Que nous assiterions à une nouvelle fausse-ouverture afin de remporter les municipales de 2008. Finement joué, car ce serait une ouverture si le principal parti cible était partie-prenante mais ce n'est pas le cas. Mais cela se nomme tout de même ouverture par nos médias, comme hypnotisés par le charme de la rupture autoproclamée.

Donc nous ne connaissons pas encore les "entrants" mais en revanche les "sortants" sont connus : MAM et Borloo, les deux seules personnes qui l'ont aidés à prendre le poste qu'il détient pour 5 ans.

La boucle est bouclée, il expulse les poids lourds de son gouvernement pour mieux régner, il y'a du Mitterrand là dedans à n'en pas douter.
Et il va s'entourer de personnages plus à gauche reniés par leur partis et qui ne serviront que de faire-valoir à la politique du Président, et de béni-oui-oui idolâtres inexpérimentés de droite.

Que fais le parti socialiste sur ce sujet ?.......

Bref le roi est nu, au bout de 6 mois de pouvoir, il va être seul à nous diriger...pour aller on ne sait trop où ?

En effet le carnaval permanent des réformes esquissées est impressionnant, il reste à savoir comment tout cela va se terminer.

Là, où
l'action comme moteur de gouvernement et de politique trouve ses limites: L'impasse est déja là, mais avec cette fuite en avant permanente, rien ne laisse entrevoir, au moins à court terme, une opposition revigorée qui agit collectivement, ou des résultats significatifs en terme économique.

Néanmoins, la critique continue à faire pschit et à se heurter à une fin de non recevoir de la part de l'opinion publique. Car il n'ya pas en ce moment de construction alternative cohérente qui pourrait venir à bout du discours actuel, pourtant très discutable.

un Miro pour vos mirettes 




ck
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback
publié dans : Pathologie brune claire
Vendredi 21 septembre 2007

Nicolas Sarkozy s'est invité sur l'écran de nos télévisions hier soir.  Je ne sais pas vous mais moi je n'ai pas  réussi à tenir plus de 5 minutes. Comme un excès de foie gras pendant les fêtes,  je me suis  senti obligé d'aller suivre  le discours sur RUE89. C'était davantage synthétique.

L'entendre s'exprimer à la première personne tout le temps m'indispose maintenant, j'ai  l'impression que l'on me force à  faire une catéchèse qui me dérange quelque part, certainement à l'endroit de ma raison. Ce discours volontariste sans réelles contradictions, et autant basé sur son égo devient roboratif à la longue.

Je ne reviens pas sur le fond, il est venu  s'assurer que le message de son collaborateur (dixit ses termes de cette semaine) de Premier Ministre était passé, au sujet des retraites et de la croissance bizarement associée aux heures supplémentaires, il enfonce donc des portes libérales déjà ouvertes depuis bien longtemps pour mieux marteler son message non subliminal :

"si c'était facile d'autres l'auraient déja fait..."

Nous n'aurions donc pas le choix...la meilleure preuve de cela est que nous avons fait appel à lui.

Certains médias n'hésitent d'ailleurs pas à relayer de fausses informations, au sujet de l'allongement de la durée du travail, pour que ce soit bien clair pour tout le monde.

Une indigestion, je vous dis, le magret de canard avalé de travers avec les frites à la graisse de canard en vrac dans l'estomac, ce doit être une maladie psychosomatique, je somatise trop ces temps-ci.

Je n'ai pas entendu un mot au sujet des polémiques au sujet de l'immigration, il laisse le sale boulot au seconds couteaux de services.

La solennité de l'entretien présidentiel est bien loin, lorsque l'on repense aux allocutions de F.Mitterrand ou J.Chirac. J'ai eu davantage l'impression de participer à un rallye ou à chaque virage, le conducteur nous demande de serrer les fesses en priant pour que ça passe, qu'à autre chose.

Un sombre mal d'estomac m'a reprit, et je me suis senti obligé d'aller participer moi aussi au bouquet final devant ma télé. J'espère moi aussi pouvoir tenir un entretien entier du Président de la république la prochaine fois.
Je vous promet de me forcer.


ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback
publié dans : Pathologie brune claire
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus