Peuples.net
et en tant que directeur
- Je n'appliquerai pas les nouveaux programmes mais continuerai à travailler dans l'esprit des programmes de 2002 (qui n'ont d'ailleurs fait l'objet d'aucune évaluation).
- Je n'effectuerai pas l'aide personnalisée auprès des élèves (qui est destinée à remplacer l'aide spécialisée du Rased) mais mettrai à profit ces 60 heures annuelles pour rencontrer les parents deux fois dans l'année (en milieu et fin d'année), organiser les projets pédagogiques collectifs et également pour faire vivre la bibliothèque de mon école (qui est actuellement sous-utilisée faute de personnel mis à disposition).
- Je ne déclarerai pas à l'administration mon intention de faire grève, 48h à l'avance, mais j'informerai, comme par le passé, les parents d'élèves au moins deux jours avant.
- Je ne me porterai jamais volontaire pour les stages de remise à niveau ni ne transmettrai de liste d'élèves.
Il prends donc le maquis de la désobéissance pédagogique à visage découvert, il est donc conscient du risque administratif qu'il encourt. Un bon point pour lui et chose rare: Cinq syndicats le soutiennent. En effet l'éducation nationale n'aime pas du tout ce genre de dissidence, surtout si elle fait du bruit. Cette lettre me fait penser à une autre, celle de Boris Vian au président Gaulliste de l'époque: Charles de Gaulle. J'espère que Nicolas Sarkozy appréciera cette lettre à sa juste valeur, si elle lui parvient un jour entre les mains.
- Je ne participerai plus au fichage centralisé des écoliers via Base Elèves
- Je ne traiterai plus que les demandes administratives qui concerneront directement les élèves, mes collègues ou le fonctionnement de mon école.
Le premier décembre à Madrid, les partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes adopteront leur manifeste pour les élections européennes de 2009. Suite aux récentes péripéties Franco-françaises intervenues au PS, je ne pense pas que le PS Français soit d'attaque pour ce chantier là.
Cette journée sera suivie en streaming sur le site du PSE à partir de
9h, les délibérations publiques auront lieu de 12h à 14h et le manifeste des partis progressistes Européens sera disponible à 14 h sur le même site.
C'est un premier pas pour donner une bonne claque aux pays qui sentent fort en Europe comme l'Italie et la
France.
Ségolène Royal vient d'annoncer sur son blog qu'"elle continuait". Pour interpréter ce truisme ségolénien à sa juste valeur, il faut préciser quelque peu sa pensée. En effet, elle n'a pas dit textuellement accepter le vote des militants et reconnaître comme première secrétaire Martine Aubry, non elle ne l'a pas dit. Elle n'a pas dit non plus qu'elle continuerait à promouvoir sa candidature pour 2012 au sein du parti socialiste, non elle n'a pas non plus dit cela.
Chacun doit donc y aller de son interprétation sur ce "on continue" pour le moins très sibyllin. Pour éclaircir cela il faut je pense revenir à dimanche dernier, l'unité du parti n'était plus assurée, et je penchais pour ma part pour un départ de ségolène Royal du PS. J'interprète donc ce "on continue" comme: oui Martine Aubry est première secrétaire et non je ne vais pas quitter le parti socialiste. Ce "on continue" me ravie donc car il invalide mon hypothèse de ce week-end qui pronostiquait une scission du parti socialiste. Ce "on continue" signifie l'acceptation du choix des militants, même si il est discutable (personne ne pourra dire que les 102 voix d'écart sur les 137000 bulletins, au vu des nombreuses irrégularités commises, justifient pleinement l'élection de Martine Aubry).
Ségolène Royal après le passage de la commission de récolement n'était pas obligée d'accepter la situation actuelle, c'est pourtant ce qu'elle vient de faire sans dire nommément les choses. Elle s'est donc adressée aux gens de gauche pour leur assurer la continuité du parti socialiste, ce qui est une bonne chose. Mais elle ne digère pas ce choix là. Martine Aubry va donc très certainement avoir Ségolène Royal sur le dos dans les années qui viennent.
Ce "on continue" lui laisse également la porte ouverte pour sortir du parti socialiste dans les années à venir si le besoin s'en faisait sentir. Vous souvenez-vous qui a dit: on n'insulte pas le futur ? François Hollande bien sur. Ségolène Royal n'insulte donc pas l'avenir, car elle ne s'est pas positionnée comme la fossoyeuse du parti socialiste, qu'elle aurait pourtant pu être aujourd'hui et à juste titre, sans pour autant se fermer des portes pour demain.
"on continue" s'adresse également à ses électeurs du deuxième tour de la présidentielle ratée, elle leur signifie à nouveau son intention d'aller vers 2012, d'une façon ou d'une autre.
Ce n'est donc pas une grande victoire au PS aujourd'hui. En effet, il vient juste d'éviter son effondrement par rupture
en deux blocs égaux. La cassure programmée, avec comme corollaire une défaite en
2012, vient donc d'être évitée point barre. Ce qui est léger pour un début de mandat, Aubry a aujourd'hui
du pain sur la planche pour que le PS redevienne seulement crédible.
Mon sang n'a fait qu'un tour à la vue de cette vidéo de Patrick Devedjian, Frédéric Lefebvre et Chantal Brunel appelant le parti socialiste à refaire un scrutin pour élire le premier secrétaire du PS. La vidéo est verrouillée par le nouvel observateur, je n'ai pas réussi à l'importer.
Tiens en aparté, allez voir la tête d'un "débat" à l'UMP. C'est aussi caricatural que grotesque. Ces minis-pub ressemblent à un clip publicitaire de McDo ou d'Adecco - avec le ton décalé de la minute culturelle de France 3 le soir, entre deux pubs. La rhétorique de l'UMP est là toute entière assénée comme une vérité vraie. Ces jingles de l'UMP tiennent davantage de la certitude glabre plutôt que de l'envolée lyrique. Le leitmotiv de ces clips: non ce n'est pas sale le monde évolue, ton corps aussi et il doit s'adapter à ces nouvelle exigences de la vie. J'en ai encore froid dans le dos rien que d'y penser.
Je suis donc d'accord avec Patrick devedjian, puisque je souhaitais déjà avant-hier que ce vote est à nouveau lieu.
J'ai lu ce week-end qu'un expert avait conseillé à Sarkozy de ne pas souhaiter la chute du PS, afin de ne pas générer potentiellement de désordres sociaux dans les mois à venir. Le cerveau bicéphale du président a tilté immédiatement. Ni une ni deux - on a soufflé à l'oreille du cheval, et Devedjian, qui lui doit beaucoup, engoncé d'un Frédéric Lefebvre, qui en veut tout autant sont sur les spots publicitaires de l'UMP.
J'ai senti gronder la révolte en moi lorsque cet ex porte-flingue, flanqué de sa relève, sont venus délivrer d'une voix mielleuse au possible au Parti socialiste le message du tout-puissant:« il n’est pas dans l’intérêt de la politique française de voir l’opposition s’affaiblir et que ces crises successives qui sont de nature à favoriser les extrêmes, et en particulier Olivier Besancenot, ce qui n’est pas réjouissant pour le débat politique ». La finesse, le tact et le sens politique vont décidément bien mal avec ces daltons là. Le message est envoyé tel quel, comme l'on prends une claque lorsque l'on est enfant sans en comprendre la raison.
C'est sans doute cette "toute puissance" présidentielle étalée comme de la confiture dans les médias qui me donne le plus de boutons aujourd'hui. Sarkozy semble faire une obole à un PS, aujourd'hui moribond. Il lui "donne" le présent comme on jette cent balles au clochard du coin de la rue, non pas pour lui-même mais plutôt pour satisfaire notre besoin de charité.
Nicolas Sarkozy, c'est un peu le Patrick Bateman d'American Psycho coincé par ses Swaps quotidiens internationaux à l'Elysée, et livrant bataille par disciples interposés sur la scène politique nationale.
Une fois la bile sortie, il ne reste que les faits: un parti socialiste exsangue entre intrigues, plaintes, invectives et menaces. Et une gauche d'ores et déjà prête à livrer 2012 à Patrick.
Alors, j'insiste le parti socialiste, pour les raisons que j'ai indiqué Dimanche, a besoin d'un autre scrutin. Alors un peu de tenue, mesdames, on vous regarde.
J'étais persuadé vendredi soir, tout comme Rébus, que le PS avec ce deuxième tour de l'élection au poste de premier secrétaire était à la veille d'une nouvelle ère. Et patatra, samedi matin, un écart de seulement 42 voix séparait les deux candidates sur 137.000 votants. Inutile de préciser qu'avec cet infime écart les réclamations du clan Royal sont bel et bien fondées.
Je n'appartiens à aucuns partis, mais étant de gauche, je suis tout particulièrement intéressé par cette élection. J'ai été enthousiasmé par le processus démocratique interne au PS qui tranche d'avec le processus très bolchévique de l'UMP. Cette comparaison des processus et statuts est tellement sévère que les représentants de l'UMP ont préférés se perdrent en persiflages et conjectures diverses et variées. Les quotidiens se pourlèchent de ce flux incessant de fluctuations journalières. Un constat s'impose: le PS est donc (re)devenu le flux RSS privilégié des médias. Et finalement, c'est une bonne chose peu importe les raisons.
Une première évidence aujourd'hui: nous sommes en face de deux blocs d'exactes égalités de forces: l'un plus proche du centre, l'autre plus "recentré" sur les valeurs de gauche. Cette situation inédite est à mettre au crédit de la démocratie, et en cela nous sommes en face d'une problématique saine. Le PS est donc dans la situation des Etats-unis, lors du scrutin de 2000, qui avait élu G.Bush avec paradoxalement moins de voix que son concurrent Gore. Il n'y a donc rien de dramatique à cette situation sinon le tintouin médiatique, et les klaxons de l'UMP qui masquent leurs sourdes soumission au chef. Tout cela fait de toute façon, quoi qu'il en soit, une très bonne publicité pour la gauche. Ce n'est pas Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy, ces deux grands habitués de buzz médiatiques qui diront le contraire.
Le conseil National du PS va trancher Mercredi et il y'a fort à parier, que les points marqués par Martine Aubry ce
Week-end seront confirmés. C'est à mon avis l'hypothèse la plus crédible aujourd'hui. Si tel était le cas, Quelle serait la réaction de Ségolène Royal ? je vois trois réactions possibles au
scénario que la démocratie vient d'imposer au PS:
Je pense que la troisième hypothèse, avec un départ fracassant mais avec panache du PS serait davantage dans son tempérament que les autres hypothèses. Ce serait sans doute la première étape de la création d'un nouveau parti de gauche. Et là se profilerait un spectre que je n'apprécierai guère: la balkanisation de la gauche. Ce parti a été réunis par François Mitterrand dans le but de remporter les élections présidentielles, cet objectif a été atteint. Cet éclatement de la gauche serait évidemment préjudiciable et provoquerait également une défaite annoncée pour 2012. Ce qui pour moi est une option impensable.
Alors, réjouissons nous, le PS à défaut d'être
placé sur une mine de fonds souverains est aujourd'hui sur des fonts baptismaux, le tout sous un éclairage médiatique irrévérencieux et puissant.
L'option du conseil National ne peut donc pas être une proclamation de la victoire de Martine Aubry. En effet, les
rancoeurs sont importantes chez les militants, elles pourraient bien se transformer en scission du principal parti de gauche si une décision trop défavorable à S.Royal devait être
prononcée.
La solution la plus convenable pour tous les acteurs du parti socialiste serait donc de refaire un deuxième tour afin
d'obtenir une ligne de démarcation plus claire entre les deux courants en présence.
Aujourd'hui nous avons potentiellement trois premiers secrétaires, dont deux femmes, messieurs et mesdames, j'espère que le choix que vous allez faire mercredi, vous le ferez en commun car il en va simplement de l'unité de la gauche, rien de plus mais rien de moins. J'espère que vous saurez mettre vos égos en sourdine, puisqu'il en va d'ores et déjà de notre victoire en 2012.
La référence
Le deuxième tour des élections pour le poste de premier secrétaire du parti socialiste est en train de se dérouler. Chacun y est allé de son pamphlet pour tuer la bête PS. Mais la bête quoi qu'on en dise résiste grâce à ses statuts, et à la démocratie interne. Une première secrétaire (??) va être élue ce soir, c'est d'ores et déjà une grande victoire pour les femmes en politique. Elles étaient plutôt habituées, et reléguées, pour le poste de secrétaire tout court jusqu'à présent.
Nous avons eu droit à une belle démonstration de démocratie depuis le début de ce congrès avec une lutte rude à la hauteur de l'enjeu. Va t'on avoir un parti socialiste qui va batifoler avec le Modem ? ou se recentrer sur son aile gauche ?
Tout est ouvert et tout est permis à l'heure qu'il est. La vivacité du parti socialiste ne cesse de me surprendre... grâce à ses luttes internes desquelles, j'espère il sortira par le haut.
Alors Martine ou Ségolène? Deux cultures et deux visions différentes de la gauche.
Pour ma part , cette affiche va m'empêcher de dormir puisque je vais suivre le feuilleton jusqu'au bout de la nuit sur mon touitteur.