Mardi 10 avril 2007
Bonjour,
Le gars croit tellement en sa victoire qu'il amnistie déja ses contradicteurs. ça sent la bonté du vainqueur ayant écrasé l'adversaire, sa sent encore la puissance, la manipulation.

venez à moi si ce n'est déja fait, là se cache la forza Italia de France.

bref ça sent d'autant plus la chasse aux sorcière, genre machartisme bien manichéen, vos propos sentent la sueur tout comme vos chemise de meeting.
Y'a un peu trop de testoréone, dans votre campagne.

on n'est pas sorti de l'auberges avec des propos comme ceux-ci.

christophe

chers lecteurs pour le suivi de la campagne à ce soir.

leparisien.com , jeudi 05 avril 2007, 11h10

«Il n'y aura aucune chasse aux sorcières» parmi les médias s'il est élu. C'est ce qu'a répondu Nicolas Sarkozy à l'inquiétude des étudiants de Sciences-Po et de femmes réunis pour débattre, par le magazine Elle, dans les locaux de l'Institut de la rue Saint-Guillaume. «J'ajoute que les chasses aux sorcières ont plus souvent été le fait de la gauche que de la droite», a-t-il poursuivi. Une partie de la salle l'a alors hué.

Depuis quelques jours, le candidat de l'UMP, tenu responsable de l'éviction du rédacteur en chef de Paris Match, Alain Génestar, parce qu'il avait fait le choix de mettre à la Une la photo de Cécilia Sarkozy avec son compagnon d'alors, a multiplié les propos grinçants à l'égard des journalistes et a renouvelé un exercice qu'il semble apprécier: commencer un entretien "en direct" par une mise en cause du reportage (France 3 Nord-Pas de Calais, le 28 mars dernier) ou de la profession elle-même (France Inter il y a quelques mois). Et d'insister sur le fait que «c'est bien connu, la droite ne peut pas faire ça».

«Jamais personne n'a été licencié par moi. J'ai suffisamment d'expérience pour savoir que changer le président de France 3, ça ne change rien», a-t-il conclu.


J.Cl.

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Lundi 9 avril 2007
LE MONDE | 09.04.07 | 14h52  •  Mis à jour le 09.04.07 | 14h53

Il emprunte à la gauche ses figures historiques : Blum, Jaurès, Ferry, Zola, sont venus illustrer
ses discours comme autant de preuves qu'on ne pouvait réduire complètement Nicolas
Sarkozy à un candidat classique de droite. Il a feint de s'offusquer du procès en "captation
 d'héritage"
que lui ont intenté le PS et le PCF, mais il s'est réjoui de ses prises de guerre
 comme un entomologiste fier de ses nouveaux papillons.

Parallèlement à ce travail, le candidat de l'UMP cherche à débarrasser en partie la droite de
ses zones d'ombre. Fustigeant toute idée de "repentance" alors que Jacques Chirac a marqué
ses mandats par la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat dans la déportation des juifs,
M. Sarkozy veut "assumer toute l'histoire de France". Raison de plus pour la toiletter un peu, la
magnifier, pour ensuite se poser en rassembleur et porter ensuite la "synthèse entre l'Ancien

Régime et la Révolution".

"Je suis de ceux qui pensent que la France n'a pas à rougir de son histoire, a-t-il déclaré à Nice le 30
mars. Elle n'a pas commis de génocide, elle n'a pas inventé la solution finale. Elle a inventé les droits
de l'homme. Je veux dire que, pendant la guerre, tous les Français n'ont pas été pétainistes,
(...) que,
si certains Français ont dénoncé des juifs, d'autres plus nombreux les ont aidés au péril de leur vie
,
(...) que dans les colonies, tous les colons n'étaient pas des exploiteurs, il y avait parmi eux beaucoup
de gens courageux qui n'avaient jamais exploité personne, qui avaient construit des routes, des
hôpitaux, des écoles"
. Ce faisant, le candidat de l'UMP cherche d'abord à réhabiliter les valeurs
et l'oeuvre de droite. : "La droite est sortie honteuse de la guerre, explique Patrick Devedjian.
Depuis la Libération, la gauche exerce un magistère moral sur l'histoire, distribuant les bons et les
mauvais points : à gauche le parti des fusillés, à droite les collaborateurs. Même Chirac n'a jamais dit
qu'il était de droite, et Jospin n'a pas hésité à dire de la droite qu'elle était héritière d'un courant

anti-dreyfusard, antisémite et raciste."

"FILIATION"

Derrière ce réajustement, il y a bien sûr l'influence d'Henri Guaino, la "plume" du candidat :
"Il ne s'agit pas de réécrire les pages honteuses de la droite, mais de récuser le clivage entre une
histoire de droite et une histoire de gauche,
explique-t-il. Dire qu'il y a eu d'un côté le bien et de
l'autre le mal est absurde. Nous avons le droit de choisir nos filiations. Je ne me sens pas dans le
camp du Comité des forges
(organisation de la sidérurgie incarnant un patronat de combat).
Mais je ne laisserai pas Jules Ferry à la gauche." Surfant sur l'exaspération d'une partie de
l'UMP après l'abrogation, en 2005, de l'article de loi reconnaissant "le rôle positif de la présence
française Outre-Mer",
M. Sarkozy s'attelle à replacer la famille politique dont il est issu du côté
glorieux de l'histoire : "Il a sorti nos valeurs de la réclusion, il redonne sa dignité à la droite,
analyse M. Devedjian, pour qui "la droitisation de la société permet aujourd'hui ce réajustement
idéologique qui anticipe la victoire politique"
. M. Guaino renchérit : "Ce travail sur l'histoire est un
travail préalable pour convaincre les gens qu'ils peuvent refaire les grandes choses qui ont été faites
avant eux."

Pour le politologue Dominique Reynié, M. Sarkozy avait deux choix possibles pour répondre à
l'angoisse des Français face à la mondialisation : "L'exaltation de l'avenir et de l'innovation par
nature anxiogène ou le retour à la tradition au risque de la glorifier à l'excès."
"Il choisit visiblement
cette seconde solution,
continue-t-il, en passant par le terrain de la révision idéologique."

M. Reynié précise : "Ce faisant, il reste authentiquement un homme de droite qui pense, par exemple,
qu'il y aurait un génie des peuples, une prédestination, qui les pousseraient à faire le bien ou le mal."

Cet investissement accru sur le terrain de l'idéologie, la relativisation des fautes de la droite,
sont évidemment une manière pour M. Sarkozy de concurrencer le Front national et de
préparer un bon report de voix dans l'éventualité d'un second tour. Il intervient également à
un moment où, sous la pression de ses alliés et de ses ralliés, son programme économique
et social n'illustre plus tout à fait la rupture qu'il voulait illustrer.

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Lundi 9 avril 2007
Vendredi et samedi, François Bayrou et Ségolène Royal sont revenus sur les propos qu'il a tenus dans un entretien avec Michel Onfray paru dans le dernier numéro de Philosophie Magazine. Dans cette discussion, le candidat de l'UMP assure "incliner (...) à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions pas gérer cette pathologie". "Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable", poursuit par ailleurs M. Sarkozy.

CRITIQUES DE L'ARCHEVÊQUE DE PARIS

"Si moi je m'étais permise de dire des énormités pareilles, je pense que cela aurait émergé dans le débat public
", a jugé vendredi la candidate socialiste. "Je crois qu'il faut que les scientifiques se prononcent sur ce genre de choses", a-t-elle ajouté.

En campagne en Corse, le candidat de l'UDF a vivement critiqué, vendredi, les "propos terriblement inquiétants" et "glaçants" de M. Sarkozy et est revenu à la charge, samedi soir, évoquant sur France 3 "une certaine vision de l'homme et de la vie". "Quand Nicolas Sarkozy en vient à dire qu'un bébé peut natre en ayant en lui une condamnation à la perversité (...) dans quelle société vit-on ?", s'est-il interrogé. "Ceci est quelque chose que nous, la France, l'Europe, que l'humanisme ne peuvent pas accepter", a-t-il ajouté.

Au micro de RTL, Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris, s'est élevé contre toute tentation d'eugénisme. "Surtout, ce que me paraît plus grave, c'est l'idée qu'on ne peut pas changer le cours du destin. C'est vrai quand on prend la perspective génétique, mais c'est aussi vrai quand on prend la perspective sociologique", a-t-il dit. "Parce que dire que quelqu'un est pré-déterminé par la famille qui l'a entouré, par les conditions dans lesquelles il a vécu, ça veut dire que l'homme est conditionné absolument", a ajouté le prélat.

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Lundi 9 avril 2007
LEMONDE.FR | 09.04.07 | 10h54  •  Mis à jour le 09.04.07 | 12h21

A la question "Selon vous, qui sera élu président de la République ?", près de six sondés sur dix
(59 %) répondent Nicolas Sarkozy (UMP), contre 18 % Ségolène Royal (PS), selon un
 sondage CSA-Cisco publié lundi 9 avril par Le Parisien et i-Télé. Seules 8 % des personnes
 interrogées misent sur la victoire de François Bayrou (UDF) et 1 % sur celle de Jean-Marie Le Pen
 (FN). 14 % ne se prononcent pas.

Ces résultats diffèrent fortement des intentions de vote au premier tour, qui oscillaient, ces

derniers jours, autour de 30 % en faveur de Nicolas Sarkozy, de 23 % pour Ségolène Royal, 20 %

pour François Bayrou et 14 % pour Jean-Marie Le Pen.

"L'ancien ministre de l'intérieur est, aujourd'hui, considéré comme le prochain chef de l'Etat, y compris par

des catégories qui lui sont a priori peu favorables", note Le Parisien, à savoir par 55 % des 18-24 ans

, 58 % des ouvriers et 52 % des employés.

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Lundi 9 avril 2007

  "Je vais te casser la gueule, sale connard !"

LE MONDE | 07.04.07 | 12h23  •  Mis à jour le 07.04.07 | 12h23

Dans son livre Un mouton dans la baignoire (Fayard) à paraître le 13
avril, l'ancien ministre délégué à la promotion de l'égalité des
 chances Azouz Begag, qui a démissionné du gouvernement jeudi
 5 avril, revient sur  sa mésentente avec Nicolas Sarkozy. Le conflit
avec celui qui est alors ministre de l'intérieur naît d'abord de l'emploi
 par ce dernier du mot "racaille" et s'amplifie avec les violences dans
 les banlieues en Novembre 2005. Extraits :


"En pleine tempête, on m'a organisé un rendez-vous en tête à tête place
Beauvau avec Sarko. Il me reçoit dans son bureau, avec des sourires
enrobés de mots doux et m'invite à m'asseoir près de la cheminée,
au coin du fe
u. (...) Il me fixe droit dans les yeux : "Pourquoi tu m'attaques,
Azouz ? Moi, je ne t'ai pas attaqué, jamais. Je n'ai même pas réagi à tes
propos, tu as vu ?"
(...) Il ment. Prétend qu'il n'a pas répondu à mes attaques,
mais en fait les ripostes dans la presse se multiplient, orchestrées par ses
proches. Ils font de moi l'Arabe ministre qui défend ses frères arabes des
banlieues au lieu de défendre les citoyens contr
e la "racaille" qui infecte
la vie des bons Français.
(...) Au passage, je lui glisse que mon grand-père
est mort en 1918 dans le 23e régiment de tirailleurs algériens dans la Somme.
Q
ui est le plus français de nous deux ? "C'est toi", il reconnaît. Il dit qu'il est
hongrois.
Puis il me montre son désir de résoudre au plus vite notre
mésenten
te : "Alors, qu'est-ce qu'on fait ?" (...) Sans vergogne, il me propose
le prochain mercredi, jour du conseil, de venir le rejoindre place Beauvau et
d'aller ensemble, à pied, à l'Elysée sous l'oeil des caméras. Je suis stupéfait.
L'homme me prend pour un
bouffon ! (...) Il propose alors que nous allions
ensemble dans un quartier de banlieue.
Je dis : "Oui, mais sans caméra".
Je s
ouligne que ce sont les médias qui enveniment les situations, qu'il ne
faut donc pas se rendre avec eux dans les quartiers. Il dit que cela ne sert à
rien de sortir sans le faire
savoir."

Un jour, M. Begag interpellé sur le projet de loi sur l'immigration, croit faire un
bon mot en rétorquant : "Je ne m'appelle pas Azouz Sarkozy." Fureur du
ministre de l'intérieur qui appelle M. Begag, alors dans le train, qui en fait le
récit suivant : ""Tu es un connard ! Un déloyal, un salaud ! Je vais te casser
la gueule ! Tu te fous de mon nom... Tu te fous de mon physique aussi, je
vais te casser ta gueule, salaud ! Connard !"
Je suis cloué à mon téléphone
(...) Le ministre de l'intérieur m'a conseillé dans une ultime menace de ne
jamais plus lui serrer la main, sinon il allait m'en cuire,
"sale connard" que
je suis. Je ne sais co
mbien de fois il a projeté ces mots contre mes tympans.
Je ne pardonnerai p
as."

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