C'est donc le troisième anniversaire du quinquennat de Nicolas Sarkozy à l'Elysée.
Trois années exténuantes viennent donc de défiler sous nos yeux le plus souvent ébahis. L'image Sarkozy colle à la rétine comme la publicité sur un écran plat. Ce sont sans doute les meilleurs marqueurs de ce quinquennat: l'image et la communication. Je suis et reste en frontal désaccord avec ses engagements publics, sa vision de la société ainsi que sa vision du monde parcellaire, depuis la lecture dans Philomag de son entretien avec Michel Onfray en avril 2007. Dès la lecture de cet échange terminé, entre le philosophe et cet homme politique populiste, j'ai décidé d'ouvrir ce blog.
Inutile de préciser que le motif de cet engagement reste intact, malgré les sondages impopulaires qui sanctionnent une politique par nature inefficace mais également un manque de perspective patent. Presque tous les chantiers présidentiels se sont soldés par des échecs. On pourra accuser à juste son titre son empressement mais également son trop grand interventionnisme, le plus souvent à contre-emploi d'ailleurs. Même si personne n'ose toucher à ce tabou médical, je suis intimement convaincu que cet homme est atteint d'une maladie psychiatrique, sans vouloir porter l'anathème sur les patients atteints de ce type de maladie bien entendu. Une fois ces précautions prises, son profil psychique nous intéresse forcément lorsque l'état est engagé, non pas d'une façon raisonnable, mais à l'emporte-pièce des dictats de son psyché. On ne peut passer cet état de fait pour comprendre correctement cet Homme me semble t'il.
Putain, 3 ans déjà
Les yachts, la période Bling-bling, le divorce et Carla semblent aujourd'hui représenter le mieux le corps de ce quinquennat, alors un seul sentiment m'étreint aujourd'hui à son sujet: tout ça pour ça !
Nicolas Sarkozy s'est tiré une balle dans le pied avec le paquet fiscal dès le début de son mandat. Ce ne serait pas bien grave à priori, si ce n'était pas nous qui payions aujourd'hui l'addition. La crise éclatait au même moment où le paquet fiscal était voté, le symbole même d'une imprévoyance assumée était lancée à un mauvais moment du cycle économique Français et international. François Fillon, dès septembre 2007, ne nous annonçait-il pas flamboyant : "je suis à la tête d'un Etat qui n'a jamais voté un budget en équilibre depuis 25 ans. Ca ne peut pas durer". Aujourd'hui François Fillon se justifie de la crise pour invoquer la rigueur. C'est pourtant le premier ministre qui a le plus endetté la France à ce jour, celui-ci peut désormais se targuer de nous avoir endetté de 400 milliards supplémentaire.
Depuis 2007, la politique économique Française ressemble à la tragédie grecque actuelle avec les boursoufflures d'une inégalité sociale croissante et assumée,
L'addiction des Français à ce rustre personnage a duré le temps d'une amourette, celle-ci est terminée mais peut être sujette à récidive, bien heureusement. C'est sans doute le propre de l'Homme, et de la femme, que d'oublier pour mieux s'éprendre à nouveau. Et les français sont bien imprévisibles quant à la façon dont ils se laisseront mordre à nouveau, le corps dé-fendant.
La lourde défaite du président aux régionales de mars 2010 sanctionne ces trois années à n'en pas douter. L'autisme présidentiel, désormais en roue-libre, nous fait rire chaque jour davantage, pourtant, une seconde période s'ouvre à nous aujourd'hui.
La rigueur
Le poisson-pilote du président, Alain Minc, annonçait la semaine dernière une période de rigueur à venir. Entendez: une baisse des dépenses et de la TVA. La hausse de la TVA, évidemment anti-sociale, doit déjà être actée avec l'Allemagne à ce jour, je pense. A ce titre, Luc Chatel à la rescousse annonçait hier enfin une mesure égalitaire: "tous les Français seront touchés par la baisse des budgets ministériels". Il est cependant dommageable de vérifier une fois de plus que tous doivent payer alors que quelques-uns profitent des plus grands avantages depuis 3 ans. Le concept passe-partout "les gains sont privatisés et les pertes mutualisées" est une nouvelle fois vérifié.
Bref, le transfert de la dette privée à la dette publique est désormais réalisée. Les dégrèvements d'impôts des Français les plus aisés ont laissé les comptes Français sur la paille. Et maintenant, nous allons devoir payer l'addition...une deuxième fois. Ce qui est en revanche nouveau pour les mois à venir, c'est que ce déficit serait dû, selon la doxa présidentielle, aux régions et à l'opposition!!!! allez comprendre la logique - plus c'est gros, plus ça passe reste toujours la ficelle la plus appréciée du président.
Les retraites doivent également être rabotées sans taxation supplémentaire des entreprises, c'est le troisième effet de ces sous-réformes.
Il nous reste donc encore deux ans pour envoyer ce néo-conservateur là où il va aimer professer la bonne parole: dans un banque d'affaire. Il aura là sans doute le temps et l'occasion de préparer les concepts de la prochaine crise économique à venir.



Commentaires
@Christophe
Michel P.Il est plus qu'urgent de foutre ce myrmidon psychopate à la porte.
On a à faire à un dingue dangereux