Dans un premier temps, le WoerthGate a été traité avec mépris par l'éxécutif. C'est uniquement devant le tollé suscité sur le web, par cette affaire d'état hors du commun, que les positions ont changé. Les chasseurs sont devenus les chassés d'un improbable chassé-croisé (désolé, je n'ai pas pu résister à me laisser aller à cette répétition).
Une fois la prise en compte de cette saute d'humeur de l'opinion réalisée, la "tête de la femme" du ministre est tombée, dans une cacophonie assourdissante. Cette démission assez incompréhensible dans les faits, puisque rien ne pouvait lui être reproché selon les commentaires du gouvernement réalisés quelques jours auparavant, reste donc un mystère puisqu'aucune enquête apportant des faits nouveaux n'était en cours. Cette démission est donc du "fait du prince". A son grand étonnement, d'ailleurs ! puisqu'elle celle-ci s'est même laissée convaincre qu'elle avait pu "sous-estimer le conflit d'intérêt" dont son rôle et sa fonction étaient l'objet. Pas de pôle-emploi pour le Gotha cependant, Florence Woerth a été nommée au conseil de surveillance d'Hermes depuis le mois dernier.
Ce premier acte du WoerthGate a été concédé dans la douleur !
L'Elysée tente aujourd'hui de reprendre la main
Cette mansuétude à l'égard de peuple se sentant trahi, à juste titre, ne s'est cependant pas révélée efficace puisque les révélations ont continué. Quand ce n'était pas le canard enchainé, c'était Mediapart, Bakchich, Marianne ou bien Le Monde qui rajoutaient un fardeau supplémentaire à Eric Woerth.
En milieu de semaine dernière, dépassé par les évènements, L'Elysée a donc annoncé un remaniement pour octobre. Octobre, mais pourquoi Octobre au juste ? il n'est en effet aucunement question d'octobre rouge dans cette décision !
Nicolas Sarkozy a en effet besoin du soldat Eric Woerth pour faire passer cette fichue régression sociale sur les retraites en octobre prochain. Et sans cette réformette supplémentaire à son actif, pas question de briguer un second mandat, puisque le score présidentiel de ce premier quinquennat, pour l"électorat de droite, serait réduit à Bling-bling.
Une fois le remaniement annoncé, les cartouches manquaient cependant à notre chasseur sachant chasser, crédité à l'occasion par les sondages de seulement 25 % d'opinions favorables. Et il sait qu'à ce niveau-là, il attaque le socle en béton armé de l'UMP le gazier !
Alors, l'Elysée a ressorti les cartons rouge. il y' avait trois cibles qui clignotaient sur son Desk en noyer véritable: Christian Blanc et ses 12.000 € de havane "parce qu'il le vaut bien lui aussi", Alain Joyandet et ses vols privés à 116.000 € et Rama Yade et ses 45.000 € de frais hôteliers "non consommés" à l'occasion. Le couperet s'est donc porté sur les deux premiers, la troisième étant adorée des français et une des rares représentantes des minorités visibles.
Ce Week-end, MAM a fait feu de tout bois pour nous convaincre une fois de plus de faire confiance à un Eric Woerth ne valant même plus sa marionnette de l'info à l'argus des anciens ministres. Et le correcteur d'orthographe du président, Henri Guaino y est allé de sa plume pour nous faire cracher notre consentement au wording en vigueur: il n'a pas d'affaire Woerth. Noyé dans ses circonvolution, Henri Guaino a cependant classé cette affaire dans la bonne catégorie: Panama, Stavisky et Markovic, avant de marteler: "où sont les millions" ?
C'est bien ce que nous aimerions savoir Monsieur, sauf votre respect! mais pour cela il faudrait encore qu'une enquête soit menée, car pour l'instant nous n'avons en face de nous que Mediapart en tête de Ligne ( à lire d'urgence: son exceptionnel dossier). Mais où est donc passée la justice, monsieur Guéant ? pensez-vous être encore crédible lorsque vous niez dans ce même article une intervention du président dans le rachat du Monde. alors même que nous savons que celui-ci a téléphoné et rencontré son PDG voilà quelques jours ?
On dira sans doute que je fais de vilains amalgames, après cela. Heureusement mardi prochain, l'assemblée vote la loi téléphonée depuis l'hiver dernier sur le voile intégral.
Sous les sunlights des fortunes



Commentaires
C'est plus un voile, c'est une burqa avec grille (de prison?)
b.modeCe pauvre Guaino, c'est le pitre, "conseiller politique" de Sarkozy et à l'origine des plus spectaculaires conneries sorties de la bouche de ce dernier, du discours de Dakar concernant "l'Homme Africain et son histoire" jusquà la dernière aussi stupide question "où sont les millions".? Mais pauvre con, les millions ils sont dans les poches de l'UMP pour la propagande de Sarkozy et de sa future campagne présidentielle pour nous enfumer encore plus. Et d'avoir sacrifié à la soit-disante "vindicte populaire" ses deux "Guignols" dont l'un se payait des avions de luxe pour ses déplacements personnels et trichait pour un permis de construire (qu'il n'aurait jamais eu sans cela) et l'autre qui fumait ses barreaux de chaise sur le compte des contribuables et trichait sur son ISF, ça permet à notre Président (uniquement de l'UMP) pour très peu de temps de faire oublier le soldat Woerth et sa femme, tous les deux complices du détournement du Patrimoine de Bettencourt pour mieux se faire payer par cette même personne transformée en "Pompe à fric" du système de corruption mis en place par Sarkozy qui est en train de transformer la Vème République en véritable "République bananière" où même la justice est à "ses ordres".
Michel P.@christophe : gaffe ! employer les mots de l'ennemi (le "soldat woerth", utilisés par Marine Le Pen, c'est s'exposer à la possession... va te falloir un exorcisme !
gauchedecombatMais il doit avoir du lourd le Woerth qu'on lui sacrifie tant de choses pour le faire oublier.
romain blachier@b.mode : la grille, la grille, la grille !
Christophe@Michel P. : hé oui, le discours de Dakar durant la flamboyante période Blind-bling. les larmes à l'oeil presque !
Christophe@gauchedecombat : je m'y essaye, je m'y essaye...mais sans succès jusqu'à présent
Christophe@romain blachier : De l'artillerie lourde assurément
ChristopheW est une icône que la droite défend becs et ongles. Elle y voit son honneur jeté en pâture aux gauchos. Assommée, elle montre ses dents pour défendre le saint-homme.
Mais W n'est-il pas comme les autres, tenté comme les autres et qui doit pouvoir être comme les autres arrêté, stoppé, au cas où.
Arrêté par qui ? Par lui-même ?
Les hommes politiques tentent de "faire" la loi et veulent ainsi arrêter, endiguer, canaliser le déferlement des désirs multiples et variés dont ils sont en quelque sorte les bergers.
Mais qui arrêtera le dérapage des bergers ?
Xavier, modeste mais ferme, dit : nous sommes des hommes d'honneur, hormis quelques brebis galeuses.
Admettons cette thèse et voyons où elle nous conduit.
Imaginons un pervers. Que croyez-vous qu'il va faire ? Il va manœuvrer très habilement et commencer par se présenter comme un gentil et honnête homme de la rue. On l'élira. Puis, à chacun de ses coups (comme à une partie d'échecs qui porte, en l'occurrence, bien son nom), tout le monde applaudira et louera l'habileté du bonhomme.
"Il est très fort, il "les" a encore roulés dans la farine".
L'habileté du chef, sa perversité, c'est de maintenir autrui sous son influence. Il transforme son entourage, l'air de rien, en marionnettes qui toutes s'imaginent être libres, alors qu'en fait leur comportement est pris dans un filet qui les "guide" insensiblement ici ou là.
Le chef habile retirera chaque jour un grain de liberté aux ânes que nous sommes. Il rassemblera dans sa main le faisceau de toutes les libertés qu'il a ôté, patiemment, à autrui. Le chef habile n'aime pas les autres ; il décide à leur place, pour leur bien (mes chers compatriotes, je ne peux pas vous laisser faire "ça").
Les citoyens sont devenus des ombres, des ânes affamés à qui le chef a ôté les dents ; et ça ne les fait braire! Ils commencent à ruer dans les brancards (certains démissionnent, d'autres fument des cigares : la charrette part à hue et à dia). Le désastre est là, Roseline l'a vu.
Comment expliquer l'aveuglement des "citoyens éclairés" ?
Ils tombent sous l'influence du chef habile, car il sont trop contents de se débarrasser (un grain aujourd'hui, un autre demain) de leur liberté. Pourvu que celui-ci manœuvre bien, ils n'y verront que du feu (du foot). Quand ils découvriront le désastre, ils rouleront, avec Roseline, tiens! encore elle ! des yeux effarés et larmoyants puis ils paieront cash, comme tout le monde (sauf l'élite qui n'est pas l'élite pour rien) les pots cassés (vous allez voir vos petites économies durement amassées, au long de toutes ces années de galère, économies sur les nouilles, économie sur l'eau du robinet : toutes vos assurances-vie que vous avez souscrites parce que défiscalisées vont servir à remplir les caisses de l'Etat et serviront à faire des chèques à madame B qui saura, faites lui confiance, le placer là où il faut et au bon moment, c'est-à dire avant que la Bourse ne replonge et ne nous entraine dans la récession et la galère).
La thèse de Bertrand nous livre pieds et poings liés à la perversité des chefs : si vous les croyez sur parole (parole d'honneur, cela s'entend) vous êtes morts, suicidés, sous influence (tel ce coureur cycliste dopé sans qu'il s'en aperçoive, pauvre chou, trop content de ne pas savoir).
Hurlez : "C'est pas ma faute". Pointez votre doigt en direction d'Evra et hurlez encore : à mort ! Vous êtes enfin mûrs, à point, fin prêts, il ne vous reste qu'à enfiler une chemise brune et à suivre le Chef jusqu'à ce que la mort siffle à vos oreilles d'âne.
Il ne faut pas croire ce que disent les hommes politiques. Ils nous rendent bêtes et nous aveuglent avec leurs miroirs.
Ce qu'il faut, c'est une presse libre qui, tels les chiens affamés des rues mal famées, leur collent le train et les mordent aux mollets.
La presse en caviar, c'est la presse sous influence. Elle est truquée : tout indique qu'elle dit la vérité et vous vous y fiez ; alors qu'en réalité elle défend des positions (comme une armée sous influence, elle tient des positions, qu'elle abandonne puis qu'elle reconquiert : elle se sent coresponsable du pouvoir, quasi aux affaires). Un bon chef commence par la mettre au pas car il sait que nous, la bête de somme, au son du pipeau vouvou zélé, clopinons dans son sillage.
lundi bof@lundi bof : en forme pour un lundi visiblement !
ChristopheMardi 6 juillet 2010 :
L'ex-comptable des Bettencourt accuse : des enveloppes d'argent à Woerth et à Sarkozy.
L'ex-comptable de Liliane et André Bettencourt révèle, dans un témoignage explosif à Mediapart, comment le couple de milliardaires a régulièrement financé, via des enveloppes contenant des espèces, des personnalités de la droite française, dont Nicolas Sarkozy.
Elle a notamment relaté un épisode – qu'elle a également rapporté lundi 5 juillet aux policiers – situé en mars 2007 et mettant en scène Eric Woerth. Ce dernier se serait vu remettre, via le gestionnaire de fortune Patrice de Maistre, une somme de 150.000 euros pour la campagne présidentielle de M. Sarkozy.
http://www.mediapart.fr/journal/fra...
BAClaire T. est, de fait, détentrice de très lourds secrets, qu’elle a confiés à Mediapart, juste après son audition, lundi soir.
C’est un témoignage accusatoire, qu’elle reconnaît volontiers ne pas pouvoir étayer de preuves matérielles définitives, et qui devra être soumis par les enquêteurs à un méticuleux travail de recoupements et de vérifications.
Claire T. s’explique sur sa décision de parler à la police et à un journal : « J’en ai marre de voir tous ces gens ne pas assumer leurs responsabilités, raconter n’importe quoi. Il est temps de dire ce qu’il s’est passé. Et puis, après tout, moi je n’ai rien à me reprocher ».
Maire de Neuilly-sur-Seine entre 1983 et 2002, M. Sarkozy était souvent l’hôte des Bettencourt. « Il venait déjeuner ou dîner avec Cécilia », se souvient Claire T.
Lui aussi avait-il droit aux « attentions » accordées aux personnalités politiques en visite chez les Bettencourt ? Un brin hésitante d’abord, mesurant sans doute la gravité de ses propos, Claire T. confirme :
« Nicolas Sarkozy recevait aussi son enveloppe, ça se passait dans l’un des petits salons situés au rez-de-chaussée, près de la salle à manger. Ca se passait généralement après le repas, tout le monde le savait dans la maison. Comme M. et Mme Bettencourt souffraient tous les deux de surdité, ils parlaient très forts et de l’autre côté de la porte, on entendait souvent des choses que l’on n’aurait pas dû entendre. Encore une fois, tout le monde savait dans la maison que Sarkozy aussi allait voir les Bettencourt pour récupérer de l’argent. C’était un habitué. Le jour où il venait, lui comme les autres d’ailleurs, on me demandait juste avant le repas d’apporter une enveloppe kraft demi-format, avec laquelle il repartait. Je ne suis pas stupide quand même, inutile de me faire un dessin pour comprendre ce qu’il se passait... ».
http://www.mediapart.fr/journal/fra...
BA@ BA
question "quelle est l'heure et l'année de naissance de la 117.819ème victime
Michel P.@Michel P. : What else comme dirait une star américaine du cinéma
ChristopheBonsoir, à tous.
Et si nous assistions là, au premier coup d'état médiatique de l'ère moderne. Sans comparaison avec les péripéties de Nixon. D'aucun attribuent les coups portés à la majorité par le biais de Woerth et autres indélicats, à la gauche. Tiens donc, une telle précision d'artillerie peut en faire douter.
Tous les obus touchent au but et les cibles sont carbonisées, malgré les apparences qu'on veut donner en change à l'opinion. Il n'est pas impossible que leurs ennemis soient à l'intérieur... Comme une certaine ironie à ce qu'il nous aura été donné de découvrir chez-nous, et qui s'est révélée au grand jour sans complexes et entendait s'imposer à tous sans la moindre contestation, du moins croyaient-ils car, pénitents un jour pénitents toujours...
La politique internationale de notre pays a pris un tournent inconnu jusqu'ici, et l'opinion n'en a été ni informée, ni consultée. Au contraire c'est le blackout sur l'information et la censure qui sont nouvelles règles.
Plus que du suivisme, c'est à une collaboration des plus crasses et des plus abjectes à laquelle nos forces et nos moyens les plus puissants ont été mis aux services, des pires causes en oeuvres à l'heure actuelle sur la planète. Une soumission où l'âme de la France s'en trouvera souillée sur des générations.
Serait-ce l'émergence d'une forme de FFI modernes, dont le premier objectif consisterait à rendre inaudible à l'opinion ces politiciens communautaires, qui stigmatisent tous autres et divisent le reste. Un placement dans l'étouffoir, qui rendra plus aisée la seconde phase de tirs, qui elle sera faite de Scuds. La magie du pouvoir aidé de ses fils de pub, aura été de nous faire croire à sa com. Que ne sera-t-il pas défait s'il se laissait prendre à la plus vieille et belle ruse du diable, qui consiste à faire croire qu'il n'existe pas. Nos adeptes de Mammon tout à leurs occupations bling-bling et certains que comme l'Amérique, la France est une fille facile à qui l'on peut compter fleurette dans le premier fourré venu, n'auront pas remarqué que ce pays s'est inscrit, ancré, gravé, serti, incrusté et diffusé par tous les pores de nombre d'entre-nous. Que pendant qu'ils élevaient certaines têtes à la consommation excessive du nationalisme, tout naturellement le patriotisme parcourait sa route en nous, la majorité silencieuse. Que pourra faire un tel gouvernement même remanié, face à la divulgation d'informations sur l'activité de la France au P.O, des manoeuvres intrigantes auxquelles ils s'y livre, de la paix du monde qui s'y trouve actuellement menacée, et dieu nous en préserve, de la possible imminence d'un conflit majeur pour ne pas le qualifier de généralisé sur le point de s'y déclencher.
Ceci, n'est qu'une opinion bien sûr, et je suis resté volontairement vague par respect pour l'auteur du blog. Mais, ne soyons pas naïfs, le monde n'est pas binaire et les choses bicolores, même si ce gouvernement avait la preuve que les coups provenaient d'en son sein, il n'aurait aucun bénéfice, au contraire, à le révéler. C'est là, toute la puissance de la chose.
saint-thomasRhalala les fautes, désolé!
saint-thomas