Dans la débacle financière actuelle, et les tergiversations de dernières minute des états membres, pour renflouer les états Européens perclus de dettes. La gesticulation Française, les atermoiements Allemands et la distanciation Anglaise font encore une fois pale figure au regard des problèmes économiques. L'Europe, c'est donc cela, un plat de spaghetti bolognaise dans lequel chaque état membre fait son marché en morceaux de viande hachée.
Ne demandez certainement pas ce qu'en pensent les peuples des 27 de la CE, tout le monde s'en contrefout comme de l'an 40. Et pourtant l'heure est grave. Mais pas à l'endroit où les commentateurs du sérail, dupliquant de la dépèche AFP à n'en plus finir, supposent entrevoir le problème.
Pensez-donc aux tergiversations inutiles d'Angela Merkel depuis plusieurs mois, campagne électorale oblige, au sujet de la grèce, et aux palabres incessantes Françaises. Ce scénario catastrophe, enfin réglé ce matin, donne du grain à moudre et des bénéfices faciles aux marchés financiers. Le meilleur symbole de cette crise aura sans doute été le malaise, hier, du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble hospitalisé à Bruxelles. Des oursins dans les poches ? non une rigueur imposant sans cesse un moins disant social, pris à revers.
Hans Tietmeyer, son prédécesseur à la BUBA ne prédisait-il pas en 1999: « La concurrence entre les systèmes de protection sociale sera plus forte, pas seulement vis-à-vis du monde non européen, mais aussi à l’intérieur de l’Europe… Il faut de la concurrence entre les systèmes fiscaux, tout comme entre les systèmes de protection sociale nationaux. »
L'Europe s'abstient
La France et l'Allemagne sont actuellement dans une impasse politique avec dans chacun des derniers scrutins concernés une abstention record. seulement 35 % des suffrages exprimés pour la Rhénanie du Nord, contre 51 % pour les dernières régionales françaises. Seul le royaume-unis fait figure d'exception avec près de 70 % de participation aux législatives.
50 % des habitants de ces trois pays Européens, les plus peuplés, avec environ 200 millions d'habitants ne se sentent plus concernés par les élections. C'est dire si l'offre politique ambiante est dans une impasse, certainement pour des raisons différentes dans ces trois pays d'ailleurs.
Est-ce un échec de l'Europe ? oui assurément et d'un traité de Lisbonne du moins disant social dont les peuples ne voulaient pas. Le libéralisme, à défaut d'avoir un socle encore vivant, vit actuellement certainement son apogée en Europe déstructurant sans cesse davantage le tissu social. Libéralisme rime avec paupérisation sociale ici et là, et aucune porte de sortie à cet appauvrissement de masse ne semble être en vue. Et pourtant la dérégulation des marchés est pointée du doigt, où habilement détournée partout dans le monde. Mais ici l'orthodoxie libérale de façade tient toujours bon. Le terme "lutte des classes" est désuet, on le conspue chaque jour en se remémorant le XXième siècle, il lui manque pourtant juste un bon coup de dépoussiérage façon web 2.0 pour le remettre à l'ordre du jour. La lutte sociale a disparue faute de slogan fédérateur, alors on se résigne à un auto-rabaissement manipulé par des agences de com' rémunérées par l'état.
L'Europe souffre
Le mirage économique Européen des milieux financiers a sans doute comme horizon économique l'allemagne. Et pourtant, c'est l'endroit où les inégalités ont cru de la façon la plus criante qui soit.
Le peuple Allemand ne vote plus, résigné par cette orthodoxie libérale du moins disant social, dont il fait le servage.
Cette soupe originelle politique Européenne, gangrénée par les intérêts privés et industriels, vit encore au siècle passé. Les politiques de gauche ou de droite n'ont plus aucuns impacts sur les certitudes libre-échangistes de sa politique économique..
De ces paroles d'un avenir libéral radieux à venir, la population européenne si tant est qu'elle ait eu un jour un choix, n'en veut plus.
Et à défaut de volonté Européenne de la classe politique, j'en suis persuadé, les états membres sont prêt à se recroqueviller sur eux-même pour se retrouver d'ici aux prochaines élections. Il n'y a donc pas de risque d'explosion, en effet les marché lorsqu'un message fort leur est adressé se mettent en drapeau, comme on voudrais nous le laisser penser, mais bel et bien un risque implosion.
Les politiques Européennes ont oublié de s'occuper de leurs peuples. Un sursaut est-il possible, c'est peu probable, l'atonie, la médiocrité et le conservatisme semblent aujourd'hui de rigueur.

Source: Déchiffrages


Commentaires
L'Europe du nivellement social par le bas avance... La démocratie , non ! En Grèce, toutes les mesures prises dans le cadre du plan UE-FMI ne passeront plus devant le parlement....
des pas perdusVoici ce qui a été décidé lundi 10 mai 2010 :
- 1- Première étape : les Etats d'Europe du sud doivent emprunter sur les marchés internationaux des centaines de milliards d'euros.
- 2- Deuxième étape : les banques privées achètent ces obligations des Etats d'Europe du sud. C'est le marché primaire. Pour pouvoir acheter ces obligations, les banques privées empruntent à la Banque Centrale Européenne à un taux très faible : les banques privées empruntent à 1 %.
- 3- Troisième étape : la Banque Centrale Européenne va racheter aux banques privées ces obligations des Etats d'Europe du sud. C'est le marché secondaire.
- 4- Bilan de l'opération :
- Les banques privées vont gagner des milliards d'euros.
- La Banque Centrale Européenne va devenir une gigantesque fosse à merde.
- Dans le bilan de la Banque Centrale Européenne, les obligations pourries des Etats d'Europe du sud seront stockées pendant des années.
- Les CONtribuables paieront la facture.
- CONtribuables, préparez vos chéquiers.
Résultat des banques privées à la Bourse de Paris aujourd'hui :
Sur le front des valeurs, parmi les plus fortes hausses du CAC 40, on trouve:
SOCIETE GENERALE (+ 21.91 % à 39.95 euros )
AXA (+ 20.09 % à 14.195 euros )
BNP PARIBAS (+ 19.03 % à 52.29 euros )
CREDIT AGRICOLE (+ 16.72 % à 10.575 euros )
DEXIA (+ 16.36 % à 3.84 euros )
http://www.boursorama.com/internati...
BA