Du vaudeville actuel, qu'il s'appelle woerthgate ou sarkogate, le tableau d'une France inconnue nous apparait au grand jour. Celle d'un capitalisme Français d'un autre age, munis de la barbichette et d'un haut de forme mélangeant indûment, et au grand jour, ses intérêts avec celui du ministère public. Le plafond de verre a été pulvérisé entre ses deux mondes ces trois dernières années. Ceux-ci se complètent, se mélangent, se confondent, s'interpénètrent et se perpétuent grâce au terreau fertile de la présidence Sarkozy. Inutile de préciser que le dîner du Fouquet's n'était que la vitrine d'un monde éclatant désormais au grand jour.
Le sarkogate, c'est d'abord et avant tout la révélation de ces pratiques nauséabondes dans les médias. Les intéressés sont tellement surpris par les charges écrasantes dont ils font l'objet, qu'ils semblent méconnaitre, ou avoir oublié, les règles qui étaient en vigueur jusqu'à il y'a peu. Non pas qu'elles aient été toujours respectées, loin de là, mais la ligne était connue de tout un chacun. Lorsqu'il y' avait des doutes, de la suspicion, le ménage était fait au sommet de l'état, au moins pour sauver l'honneur de celui-ci.
Ce qui est sans doute le plus choquant dans cette affaire, qui va inévitablement trainer en longueur, c'est de savoir que le président semble couvrir ces méfaits, sans doute pour cacher les siens, pour un intérêt personnel bien compris. En effet, sans la mauvaise réforme des retraites en cours, le président serait en mesure de se présenter à poil devant son électorat de droite d'ici à un an et demi. Eric Woerth est donc la pièce maitresse du puzzle en construction. Celui-ci lui permet de se rhabiller honorablement.
Choqué: et alors ?
Les révélations quasi quotidiennes de nos médias sont simplement écoeurantes, celles-ci nous révèlent la société telle qu'elle est, ni plus ni moins. Il n y'a plus à être choqué par ces pratiques puisqu'elles sont dans les gênes des dirigeants actuels de l'UMP. La posture de la vierge éffarouchées joue contre nous. Il faut simplement abattre ce système de corruption d'état, par les urnes cela s'entend.
Il faut pour cela avoir les idées claires, en ce qui concerne les médias, Chomsky y règne en maitre et sa manufacture du consentement est d'autant plus valide aujourd'hui ici, qu'hier au Etats-unis. Pas la moindre remise en cause de quoi que ce soit n'est envisageable via nos médias.
Il n'y a qu'à entendre la petite musique de fond actuelle pour comprendre que nous sommes en train de payer aujourd'hui chacuns dans nos chairs, la luxure passée d'un petit nombre d'individus. Il est simplement question de prédation par les plus puissants des acquis sociaux, des économies de la classe moyenne et des efforts des working poor. Le tout sous les clairons des médias zoomant chacun de ces faits les uns à la suite des autres, comme les maillons d'une chaine sans jamais oser cadrer plus large.
Pour ma part, pour les raisons que j'ai déjà évoqué, il me semble qu'il y'a urgence à créer un cadre propice au retour du politique dans l'agora grâce à un protectionnisme éclairé.
Le peuple Français de gauche et de droite n'a toujours pas digéré le traité de Lisbonne, et il avait raison, je m'étais trompé à ce sujet à l'époque. Rien n'est cependant inéluctable, mais pour cela il faut des victoires.
La seule, et l'unique à venir concerne bien entendu la régression sociale à l'oeuvre en Europe: celle des retraites. Et l'état de mendicité que l'état invoque aujourd'hui pour les futurs pré-retraités est de ce fait inacceptable. En effet si l'équilibre du régime n'est pas atteint en 2018, et il y'a fort peu de chances qu'il le soit, Copé et Woerth ont d'ores et déjà annoncé qu'il conviendrait de rallonger à nouveau la période des petits boulots imposés aux pré-retraités de 55 ans et plus.
La misère en héritage !
Le 7 septembre, et les semaines qui suivent, il va donc falloir faire éclater cette bulle spéculative qui nous enserre, un sourire aux lèvres cela s'entend. Non pas pour des raisons politiques mais parce que ce projet est tout simplement injuste,des alternatives existent pourtant. On a donc préféré, comme à l'accoutumée, jouer à guichet fermé en huis-clot à l'assemblée nationale la première journée des trois consacrées aux retraites. C'est le déni même de la transparence invoquée, à tort, depuis le début de la manipulation gouvernementale au sujet de ce chantier dont seul l'aboutissement est important...pour le président.
Il convient seulement et simplement d'y mettre un terme. Et comment diront des centaines de milliers d'individus solitaire en choeur? hé bien dans la rue et de manière collective, et ça ne coûte pas un rond en plus. Ceci évite d'avoir une mine de vierge effarouchée lorsque l'on découvre aujourd'hui ce que nous présentions auparavant.
Courage, je sais que vous pouvez !

Commentaires
Abattre par les urnes?.... Gros naïf!! Tous les moyens sont bons pour renverser ce régime. Tous!
ahhhhhhhhahahah