Cette affaire a le mérite d'avancer très vite,  la semaine dernière, la somme détournée par le président de l'UIMM à sa propre organisation est passé de trois millions, à 5 puis à 15 Milllions d'euros sur 5 ans.  Denis Gautier-Sauvagnac a donc été démissionné de son poste de négociateur sur la modernisation du marché du travail (sic).

Les Echos nous révèlent aujourd'hui que plusieurs "fonds de reserves" existent au sein de l'UIMM.Le plus important d'entre eux, baptisé « Epim », est une caisse de solidarité « antigrève » constituée après les événements de mai 1968 pour inciter financièrement les chefs d'entreprise à résister aux syndicats, en cas de conflit social. « Il s'agissait d'éviter la mollesse de certains patrons dans les négociations, de les encourager à la fermeté moyennant rétribution », raconte un ancien président du CNPF.

Les échos nous indiquent que cette cagnotte s'élève aujourd'hui à 160 Millions d'euros, l'organisme patronal convient que son montant dépasse les 100 Millions d'euros.

Donc "casser" ou acheter du syndicaliste est non seulement financé, mais également rétribué lorsque le négociateur se montre pugnace. Les orgnisations patronales n'étant pas encore cotées en bourse, les stocks-options n'existent pas pour ce type d'action coup-de-poing, il faut donc motiver son négociateur comme on le peut.

A mesure que cette affaire avance, nous découvrons un peu plus le double-language du MEDEF, qui veut jouer le jeu selon son expression de son université d'été, mais qui part en négociation avec des moyens d'un autre age.

Comment ne pas prendre sa présidente pour une douce réveuse, dans le meilleur des cas, qui ne maitrise absolument pas son organisation, et dans le pire des cas quelqu'un d'instrumentalisé par des barons de son organisation.
Lorsque les méthodes auront changées, le MEDEF retrouvera un semblant de crédibilité, pour l'instant, ils peuvent causer....ça ne mange pas de pain de les écouter.


La hantise du Medef :