Mon sang n'a fait qu'un tour à la vue de cette vidéo de Patrick Devedjian, Frédéric Lefebvre et Chantal Brunel appelant le parti socialiste à refaire un scrutin pour élire le premier secrétaire du PS. La vidéo est verrouillée par le nouvel observateur, je n'ai pas réussi à l'importer.
Tiens en aparté, allez voir la tête d'un "débat" à l'UMP. C'est aussi caricatural que grotesque. Ces minis-pub ressemblent à un clip publicitaire de McDo ou d'Adecco - avec le ton décalé de la minute culturelle de France 3 le soir, entre deux pubs. La rhétorique de l'UMP est là toute entière assénée comme une vérité vraie. Ces jingles de l'UMP tiennent davantage de la certitude glabre plutôt que de l'envolée lyrique. Le leitmotiv de ces clips: non ce n'est pas sale le monde évolue, ton corps aussi et il doit s'adapter à ces nouvelle exigences de la vie. J'en ai encore froid dans le dos rien que d'y penser.
Je suis donc d'accord avec Patrick devedjian, puisque je souhaitais déjà avant-hier que ce vote est à nouveau lieu.
J'ai lu ce week-end qu'un expert avait conseillé à Sarkozy de ne pas souhaiter la chute du PS, afin de ne pas générer potentiellement de désordres sociaux dans les mois à venir. Le cerveau bicéphale du président a tilté immédiatement. Ni une ni deux - on a soufflé à l'oreille du cheval, et Devedjian, qui lui doit beaucoup, engoncé d'un Frédéric Lefebvre, qui en veut tout autant sont sur les spots publicitaires de l'UMP.
J'ai senti gronder la révolte en moi lorsque cet ex porte-flingue, flanqué de sa relève, sont venus délivrer d'une voix mielleuse au possible au Parti socialiste le message du tout-puissant:« il n’est pas dans l’intérêt de la politique française de voir l’opposition s’affaiblir et que ces crises successives qui sont de nature à favoriser les extrêmes, et en particulier Olivier Besancenot, ce qui n’est pas réjouissant pour le débat politique ». La finesse, le tact et le sens politique vont décidément bien mal avec ces daltons là. Le message est envoyé tel quel, comme l'on prends une claque lorsque l'on est enfant sans en comprendre la raison.
C'est sans doute cette "toute puissance" présidentielle étalée comme de la confiture dans les médias qui me donne le plus de boutons aujourd'hui. Sarkozy semble faire une obole à un PS, aujourd'hui moribond. Il lui "donne" le présent comme on jette cent balles au clochard du coin de la rue, non pas pour lui-même mais plutôt pour satisfaire notre besoin de charité.
Nicolas Sarkozy, c'est un peu le Patrick Bateman d'American Psycho coincé par ses Swaps quotidiens internationaux à l'Elysée, et livrant bataille par disciples interposés sur la scène politique nationale.
Une fois la bile sortie, il ne reste que les faits: un parti socialiste exsangue entre intrigues, plaintes, invectives et menaces. Et une gauche d'ores et déjà prête à livrer 2012 à Patrick.
Alors, j'insiste le parti socialiste, pour les raisons que j'ai indiqué Dimanche, a besoin d'un autre scrutin. Alors un peu de tenue, mesdames, on vous regarde.


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