C'est incontestablement une anicroche au consensus économique ambiant que vient de se livrer le TGI de Chartres. Il vient en effet d'ordonner à PHILIPS la réouverture du site de Dreux, la reprise du travail et la "suspension du projet de licenciements collectifs" dans l'attente d'une meilleure consultation des représentants du personnel. Le mot "ordonner" vous a fait sourire n'est ce pas ?
Le consensus économique actuel est l'oeuvre du président de la république, il est relativement simple, il tient en une articulation: serrer les dents lors de la "crise" en attendant la reprise qui ne manquera pas de venir dans un futur prôche. C'est un pari économique qui semblait encore viable au second semestre 2009, aujourd'hui celui-ci ressemble davantage à un espoir désenchanté qu'à autre chose. Mais passons puisqu'il nous tient le corps et l'esprit au travers de notre fabrique du consentement national.
Christian Estrosi a eu beau prendre la défense de PHILPS depuis le début du mois sur le mode "PHILIPS n'est pas Molex" ou encore "PHILIPS n'est pas un patron voyou". Le jugement du Tribunal de Chartres est un camouflet pour celui-ci puisque les méthodes de PHILIPS viennent d'être déclarées illégales. PHILIPS dans le cadre de cette affaire est assurément un industriel Voyou, la décision de justice ne pouvant être commentée, il ne nous reste qu'à nous gausser d'un Chritian Estrosi prompt à défendre l'indéfendable.
Il est tout de même assez révéléteur qu'une entreprise de taille mondiale telle que PHILIPS en soit réduite à bafouer le Droit Français pour arriver à ses fins. Quelle arrogance messieurs !

Commentaires
Christian Estrosi n'est qu'un c..... Il n'y comprend rien si ce n'est qu'être le coursier pour la propagande sarkozyenne; Ses seules paroles "Avec l'accord du Président de la R......." résument toute la situation de l'Industrie et de la Technologie française. Quel "Nul de Nul".
Michel P.