| «Il n'y aura aucune chasse aux sorcières» parmi les médias s'il est élu. C'est ce qu'a répondu Nicolas Sarkozy à l'inquiétude des étudiants de Sciences-Po et de femmes réunis pour débattre, par le magazine Elle, dans les locaux de l'Institut de la rue Saint-Guillaume. «J'ajoute que les chasses aux sorcières ont plus souvent été le fait de la gauche que de la droite», a-t-il poursuivi. Une partie de la salle l'a alors hué. Depuis quelques jours, le candidat de l'UMP, tenu responsable de l'éviction du rédacteur en chef de Paris Match, Alain Génestar, parce qu'il avait fait le choix de mettre à la Une la photo de Cécilia Sarkozy avec son compagnon d'alors, a multiplié les propos grinçants à l'égard des journalistes et a renouvelé un exercice qu'il semble apprécier: commencer un entretien "en direct" par une mise en cause du reportage (France 3 Nord-Pas de Calais, le 28 mars dernier) ou de la profession elle-même (France Inter il y a quelques mois). Et d'insister sur le fait que «c'est bien connu, la droite ne peut pas faire ça». «Jamais personne n'a été licencié par moi. J'ai suffisamment d'expérience pour savoir que changer le président de France 3, ça ne change rien», a-t-il conclu. |