Bonjour,

Mes congés sont finis, hélas. Je reprends le boulot qui lui ne m'a pas attendu.
retour aux sources pour nous, et pour Joseph retour aux bonnes habitudes, y compris pour son sommeil.

Je republie un papier après une semaine de congés, et je vais commencer bien entendu par les symboles plutôt que de m'attarder sur les détails de ce quinquennat qui s'annonce.

La photo officielle est donc parue, avant qu'elle ne trône dans les Mairies, regardons là donc de plus près :


Ollivier Roller, photographe commente et analyse sur un support audio cette photo.

Quel symbole que cette photographie !!!
La réprésentation personnifiée durant un quinquennat de l'état régalien et répréssif au plus profond des campagnes et de la France d'outre mer.

Quel tableau pourrait on dire, tout est là ...

Cela aurait pu en rester là comme le veut la coutume, mais cela continue encré dans le symbole et en appuyant fort sur le coté émotionnel pour mieux toucher le le cerveau reptilien, la raison est alors bien loin.

NICOLAS SARKOZY veut qu'il soit rendu hommage dans les lycées à un résistant communiste de 17 ans, Guy Môquet, assassiné en 1941 par les Allemands.

Qu'importe les forces qui sous-tendait le combat de ce jeune homme là et de ses amis, l'Icône va remplacer la réalité, le folklore va se substituer à l'histoire.
C'est pourtant un acte de bravoure incroyable qui nous honore tous et qui aurait dû garder l'humilité de sa grandeur.

Pourtant une bribe de réalité venue du tréfond de l'histoire nous reparle encore aujourd'hui:

Odette Nilès, dernière femme des six témoins encore vivants sur les 600 internés du camp, veut dénoncer l'usurpation du nom du jeune résistant par le ministère de l'intérieur :

"Nicolas Sarkozy, c'est tout le contraire de Guy Môquet. Il est plus proche de Le Pen que de la gauche. On ne l'aurait jamais admis avec nous s'il avait défendu ce qu'il défend aujourd'hui. Et nous l'aurions même conbattu. Tout nous oppose" affirme t'elle.

La dernière lettre Lettre bouleversante de Guy Môquet ici

Prenons quelques instants pour relire intérieurement en face de nous mêmes ces mots incroyables aujourd'hui.

Et regardons le regard de ce jeune adolescent qui ne méritait vraiment pas çà :



ce début de quinquennat s'annonce donc en fanfarre.


Christophe