Sur le menu déroulant du Figaro.fr, un article est paru concernant la mobilisation syndicale du 7 octobre 2009. Il s'intitulait initialement : INFO FIGARO: Le couac de l'intersyndicale.

L'article en question ne nous apprenait rien de significatif mais il faisait référence au billet d'un blog, je suis donc allé lire ce papier qui s'annonçait croustillant. Les révélations se résumaient malheureusement à ceci:
- "Dans le premier (papier), que j'ai reçu à 17h05, aucune référence est faite à un quelconque appel le 7 octobre -journée mondiale de promotion du travail décent- à se mobiliser alors que c'était l'information la plus attendue de la réunion. Mais, ô miracle, dans le second, reçu 17 minutes plus tard, a été ajouté un dernier paragraphe où il est cette fois-ci fait état de la journée du 7 octobre et référence à un appel aux salariés à se mobiliser"
Et l'auteur Marc Landré, visiblement ravi de sa trouvaille, de rajouter: "Je ne sais pas vous mais j'ai du mal à croire à une erreur, un oubli, un acte manqué, vu l'importance de la réunion et vu surtout que le premier texte envoyé (à 17h05) avait du être intégralement retapé après avoir été perdu, écrasé, dans l'ordinateur de la CFE-CGC qui avait servi à rédiger le communiqué final !"
On ne comprends pas tout, mais en revanche on sent filtrer la bonne humeur dans ces explications relativement absconces.
Bref, comme dirait un ancien président: ça m'en secoue une sans secouer l'autre. De scoop il ne reste que peau de chagrin, après la lecture du-dit billet.
Le ciseau salvateur d'un journalisteL'article en question, comme tous les autres articles mis en ligne, comporte le titre de l'article dans l'URL :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/09/08/01011-20090908FILWWW00512-info-figaro-le-couac-de-l-intersyndicale.php
Un journaliste, digne de ce nom, a dû juger le titre excessif au regard des révélations, il a donc changé le titre et refait l'entête qui apparait en première page du Figaro.fr, tandis que son URL linke toujours le même billet :

Le social semble être un gros problème pour le Figaro y compris pour son expert es-humanités Marc Landré. Il y' a tout de même une bonne nouvelle: c'est qu'il reste encore des journalistes lucides au Figaro.fr capable de séparer le bon grain de l'ivraie..à grands coups de ciseaux.


Commentaires
En matière de sémantique, il est encore loin, je pense, le jour où ils sauront faire la nuance entre une prime exceptionnelle à la perte d'emploi et une aide à l'embauche, ce qui est pourtant relevé ici.
FabienNe serait-ce pas du dédain, inconscient ou pas... ?
StefEn Mai 1968 la France a mis dans la Rue 10 Millions de Travailleurs de tous rangs, de toutes origines mais qui en avait"raz le bol". Il faut croire qu'ils n'en ont pas encore assez.?
Michel P.