Le 7 novembre dernier, la 11e Chambre du tribunal correctionnel de Paris a rendu un jugement historique. C'est Rue89 qui révèle cette info qui a été omise par nos médias traditionnels:
L'ex-ministre Nigérian du pétrole, Dan Etete vient donc d'être comdamné en France, il vient de faire appel.
David Servenay de Rue89 nous replace dans le contexte:
"Il
est poursuivi pour blanchiment aggravé: plus de 100 millions de dollars
détournés en trois ans, du printemps 1995 au printemps 1998, lorsque
Sani Abacha succomba à une crise cardiaque, après le plus important
hold-up jamais réalisé sur les finances publiques d'un Etat africain.
Au bas mot, quatre milliards de dollars détournés."
Toute
la panoplie du big business international et de la corruption y passe :
Immeuble, Chateau, hôtel particulier, yacht et les inévitables comptes
en Suisse inodores.
Il n'y a donc là rien de nouveau que
l'on ne connaisse déja sur ce commerce. C'est seulement une
confirmation dix ans après. On peut se réjouir cependant que cet ancien
ministre soit jugé et condamné. Ce jugement factuel corrobore
pleinement ce que l'on pouvait penser intuitivement sur ce commerce aux
enjeux à la fois stratégiques et économiques.
Cela me fait penser au scandale de l'UIMM, la branche armée du MEDEF
dans l'industrie, dont l'affaire des 600 Millions d'euros a été sciemment lancée en Octobre 2007, alors qu'elle était connue depuis 2004; Présidentielle oblige.
Le grand absent de ce jugement aura été le "corrupteur",
traduisez la plus grande capitalisation boursière de Paris qui réalise
bon an, mal an 12 à 15 Milliards d'euros de résultat net. L'entreprise
va donc très bien puisqu'elle va encore battre cette année son record
historique de résultat net. Ses actionnaires en salivent déja, ils ont
touchés l'an dernier au titre de l'acompte sur dividende de l'exercie
2005 0.87 € par action le 17 Novembre 2006, cette année Total fait mieux, c'est
1 € par actions.
Bref, comme le Medef fluidifie les relations sociales en France, Total
fluidifie ses relations avec les grands pays producteurs. Dans les deux
cas de figure c'est le peuple qui trinque, avec la particularité que le
peuple Africain y 'est "résigné" (j'allais dire désigné) d'office par
ses dirigeants que l'on retrouve plus tard sur les bancs des cours
d'assises.
C'est le pillage ordinaire des pays et peuples "faibles" (entendez:
pays où la puissance publique est faible vis à vis de la puissance
financière) par le capitalisme actuel. il n'y a là rien de bien
nouveau, si ce n'est que les méthodes d'aujourd'hui sont très
efficaces. Le pétrole reste le fondement même de notre société de
consommation depuis environ un siècle.
Dan Etete

Dan Etete "le fluidifié"
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