l'existence de ce matou, lors de cette expérience, est une situation paradoxale, puisqu'il est à la fois mort et vivant. Seule la levée de cette indétermination par un apport d'énergie au système suffit à dissiper cet état quantique pour le moins inconfortable (en soulevant la boite pour vérifier son état par exemple).
Nous savons tous que Nicolas Sarkozy a deux cerveaux, comme l'a révélé sa femme l'an dernier. Un peu comme les frères Bogdanov, mais le tout dans un seul corps. Et lors de certains discours, comme ceux d'hier. Il nous laisse un pauvre Jean Sarkozy dans le même état que le célèbre chat de schrödinger. Nous avons donc aujourd'hui un Jean Sarkozy candidat et non candidat à l'EPAD (pour son plus grand bien).
Comment est-ce donc possible ?
Nicolas Sarkozy est le principal promoteur de la candidature de son fils à la tête de l'Epad. Il défendait donc logiquement celle-ci, hier, en déclarant maladroitement:
"Tout ce qui donne en pâture une personne, sans fondement et de façon excessive, c'est toujours pas bien, ce n'est jamais bien"
Encore hier donc, et à quelques heures de sa première déclaration - mais cet intervalle pourrait bien représenter plusieurs années, vu la célérité des interactions entre ses deux cerveaux -. Il déclarait donc moins maladroitement que la première fois :
"Ce qui compte en France pour réussir: ce n'est plus d'être bien né"
Le principe de non-contradiction classique voudrait que ce même Nicolas Sarkozy s'étouffe de ses contradictions sous des huées justifiées. Mais ce serait mal connaître la politique que d'invoquer quelques principes trop simples à l'application.
Qui va donc rompre ce charme pour le moins indélicat ?
C'est donc peu dire que Jean Sarkozy navigue entre deux eaux depuis hier. En effet, tant que son père ne souhaitera briser l'indétermination candidat/non-candidat de son fils, il restera les deux à la fois, et à la merci d'une décision qui ne lui appartient pas.
Et c'est là que les deux cerveaux font merveille: l'un est assigné à assouvir les instinct primaires paternels, pendant que l'autre passe la brosse à reluire de ceux qui veulent bien l'entendre.
Suivant les suites qui seront données à cette nouvelle polémique, Nicolas Sarkozy garde donc toutes les cartes en main pour décider ce que bon lui semble. Tandis que son fils-à-papa conserve lui son état indéterminé.



Commentaires
quand va t'on se décider à virer ce tyran qui se croie tout permis et qui plonge la France dans des abymes et qui détruit la réputation difficilement aquise. Nous ne pouvons plus attendre 2012, il faut une révolution !
LGV@LGV : sans moi LGV, je préfère les urnes. Je trouve que c'est une méthode bien plus froide et bien plus efficace.
Christophe