Dominique de Villepin vient de lancer son  parti hier, à la halle Freyssinet dans le 13ème arrondissement de Paris, devant 5 à 6000 supporteurs acquis à sa cause. 

Malgré les intimidations Elyséennes adressées aux députés UMP le soutenant, celui-ci est resté "droit dans ses bottes". Les bassesses présidentielles se sont fait pourtant  pressantes sur ses soutiens politiques, ces dernières semaines. Fort logiquement, c'est encore en homme seul que se présente aujourd'hui Dominique De Villepin devant les Français. Son parti, la République solidaire ne pourra donc pas avoir de groupe à l'assemblée nationale dans l'immédiat. Le ClubVillepin revendique pourtant 15.000 adhérents depuis son éclatante victoire en première instance du procès Clearstream.

De cette relaxation de Dominique de Villepin à son proçès, nous ne retiendrons que deux phrases, et celles-ci sont empruntées au président de la république actuel: "un croc de boucher" lui étant symboliquement destiné, et si cela ne suffisait pas, souriez nous touchons presque au sublime avec cette phrase d'anthologie: "Si Villepin est condamné, il faudra le finir à coup de latte". De tels propos font ressurgir de notre mémoire collective des exactions passées de Français contre des Français. Il faut croire que c'est avec ce type d'homme que l'on recommence inlassablement ces mêmes horreurs.

La "république solidaire" a été lancée ce 19 juin, c'était un clin d'oeil assumé à l'appel du général de Gaulle du 18 juin. Et pourtant, la date que nous retiendrons tous au sujet de Dominique de Villepin, c'est celle du 28 janvier 2010 avec ce magnifique discours d'après-procès clearstream.

J'espère pour ma part que les militants de l'UMP, ce parti inféodé, vont se tourner vers cet homme, un homme libre et courageux, même si je n'en suis pas persuadé. Celui-ci est actuellement un des seuls à pouvoir incarner à droite une alternative crédible à ce nivellement par le bas que la droite connait aujourd'hui.

Je suis certes de gauche, et si je décline sur ce blog depuis maintenant trois ans les turpitudes morales, judiciaires, économiques et politiques que subit aujourd'hui la France, c'est bien pour que celles-ci se terminent un jour. Mais c'est également parce que j'ai beaucoup plus à partager, une fois ce clivage politique dépassé, avec mes compatriotes que Dominique de Villepin est aujourd'hui devenu une évidence à droite, face à cette chienlit rampante dont l'Elysée est le pot-aux-roses.

Nous avons devant nous un Dominique de Villepin, libre et inflexible, et s'il ne sera jamais le récipiendaire d'un de mes bulletins dans les urnes, en revanche j'ai pour lui non seulement de la sympathie mais surtout un immense respect.

Monsieur Villepin, continuez donc votre combat ! celui-ci me remplit de joie.