Les Allemands ont dit publiquement - et c'était un message uniquement destiné à leur opinion publique - ne pas vouloir aider la Grèce. L'austérité en Allemagne à la vie aussi dure que le gigantisme de leurs 4*4. la France qui s'est déjà beaucoup perdue en palabres inutiles rajoute une couche ce soir sous la dictée du président de la république.

Le premier ministre Grec Mr Papandreou est donc passé à Paris hier. Les coupes drastiques qu'il vient d'opérer sur les comptes publics Grecs afin de rassurer les autorités financières mondiales sont une calamité pour les Grecs, cela semble finalement convenir à tout  le monde. J'espère bien que ce plan ne sera jamais respecté, et c'est probable, car il ressemble davantage à une nuée de crickets tombés du ciel qu'à autre chose.

Certes, la faute de ce déficit abyssal des comptes publics incombe de toute façon au gouvernement de droite précédent, mais après avoir manifesté longuement pour le faire tomber, le comble de l'histoire est que les Grecs se trouvent désormais sous la dictée financière d'un gouvernement...de gauche sans l'avoir demandé.

Les méandres de la déclaration Française

Sarkozy, après avoir creusé les comptes publics Français d'une manière a peu près inégalée par ses prédécesseurs, n'a guère de poire pour la soif. Il en est donc réduit à la disette, et couper les vannes à ce président est à peu près équivalent à lui administrer une dépression sur ordonnance.

"Si il y' avait nécessité" a donc dit N.Sarkozy, la France ferait le nécessaire, mais si il y'avait nécessité seulement. On peut se demander à la vue des décisions prises par le premier ministre Grec à quel moment il y' aura nécessité si ce n'est maintenant. Et de se répéter :"si la Grèce a besoin de nous, nous serons là".

Hé ho du bateau....le premier ministre Grec fait la tournée des popotes Européennes depuis bientôt un mois et il ne me semble pas à priori qu'il soit venu faire du tourisme à Paris ce week-end. Les grecs ont donc besoin de l'Europe maintenant !

Et nous leur répondons: si vous aviez un jour besoin de vos voisins :

  • "Il existe des moyens concrets, précis, sur lesquels nous n'avons pas à communiquer ce soir mais qui permettront de démontrer, le moment venu, que la Grèce n'est pas simplement soutenue politiquement, elle est soutenue dans tous les aspects de ses demandes éventuelles"

Surprenant non ! il y' aurait donc des fonctionnaires Européens qui se parleraient en secret pour ne pas affoler la population peut être ? pour ne pas donner le change aux marchés?


Et d'ailleurs fort de ces considérations là il a ensuite administré :

  • "Un pays membre de la zone euro doit d'abord compter sur les autres pays de la zone euro, sinon pourquoi avoir fait la monnaie unique ?"

Avec une leçon en prime contre ces vilains garçons dissipés "des marchés"

  • Les marchés doivent savoir que la solidarité, ça veut dire quelque chose et que quand il y a un problème, on est là (...) plus tôt on dit ça, plus fermement on dit ça et plus rapidement on règle les problèmes"

Bref, j'espère que le premier ministre Grec a profité de ce beau Dimanche...pour faire les courses à Paris. Parce qu'à défaut de récupérer de l'argent, il en aura peut être dépensé.

Merci la Grèce !

C'est pourtant ce que doivent se dire les industriels européens aujourd'hui, eux qui voyaient il y' a quelques semaines l'Euro atteindre des sommets historiques grévant ainsi leurs marges du fait de ce taux de change défavorable.

La Grèce donne donc un peu plus de compétitivité à l'Europe, c'est paradoxal mais c'est ainsi. Les industriels espèrent donc, sans le dire, que le Portugal et l'Espagne vont bientôt mettre genou à terre.

Pensez-donc, un peu plus de compétitivité avec de surcroit une mise au pas des populations du sud de l'Europe: le bonheur d'une pierre deux coups!

A qui le tour ?