Ce type de remarque a eu le don de m'irriter. Je n'ai pourtant pas réussi à trouver les arguments suffisants pour montrer mon désaccord, non pas sur la question elle-même, mais sur la possibilité de sa question. Je suis en effet blogueur, je bosse par ailleurs et le peu de temps que je trouve pour bloguer me suffit à peine pour produire mes billets. Alors pensez-vous donc madame que je sois un être numérique, tombé du ciel ici-bas sur le web, qui aurait vocation à changer quoi que ce soit ?
L'envie ne m'en manque pas, mais je suis comme vous...je n'en ai pas les moyens législativement parlant et matériellement. ceci est un constat simple, il serait donc présomptueux de ma part de vous proposer quoi que ce soit.
Je peux aider à débroussailler quelques pistes qui me paraissent prometteuses, révéler ce qui me semble être une impasse- et vous le proposer à la lecture. C'est tout au plus ce que je peux faire avec ce blog. C'est pourtant déjà énorme puisqu'à la lecture de ce billet, vous vous êtes re-confrontée avec votre dilemme passé de mai-2007.
Maintenant avec 4 mois de recul, je vous répondrais simplement madame: votez selon votre sentiment intérieur madame et non selon le canon idéologique du moment.
La soumission individuelle aux idées dominantes
Cette question mettait très certainement en oeuvre un dilemme chez cette commentatrice: j'ai voté sarkozy parce qu'il n'y avait pas d'autres alternatives à mon sens à ce moment là. je n'étais pas très sure de moi, je ne le suis toujours pas, mais il n'y a toujours pas d'autres alternatives.
Nous pouvons nommer ce sentiment-là comme de la soumission volontaire à ce qui nous dépasse. C'est à coup sur un sentiment manipulé par des officines diverses et variées.
Je ne sais pas si nous pouvons changer le monde - mais en revanche ce que je sais, c'est que nous pouvons changer de politique.
Au Brésil Lula vient de régulariser 50.000 immigrés clandestins le 2 juillet. Il a déclaré à cette occasion, après avoir copieusement fustigé les politiques coercitives d'immigration dans les pays riches:
"La faute de la crise provoquée par les hommes aux yeux bleus ne doit pas retomber sur les Noirs, les Indiens et les pauvres du monde"
De l'utopie, très certainement, mais celle-ci s'est transformée en réalité pour 50.000 personnes.
La politique est, elle aussi, un champ du possible qui s'ouvre à nous lorsque nous lui donnons du crédit. Cette décision de Lula à contre-courant de la politique d'immigration européenne en est très certainement la meilleure preuve.
Lula



Commentaires
beau geste ! ;)
b.mode@b.mode : et magnifique photo !
Christophe...Un exemple pour notre vieux continent ?
;-)
caracal@caracal : je ne sais pas, mais il donne a réfléchir dans le climat actuel en France et en Europe
ChristopheVous vous rappelez des infirmières bulgares que Kadhafi avait gardées en otages pendant des années ?
La propagande médiatique nous avait expliqué que c’était le couple Sarkozy qui les avait fait libérer.
La propagande médiatique nous avait expliqué que Cécilia Sarkozy avait discuté avec Kadhafi.
La propagande médiatique nous avait expliqué que le couple Cécilia – Nicolas Sarkozy avait réussi à convaincre Kadhafi de libérer les infirmières bulgares.
C’était soi-disant une grande victoire diplomatique pour le couple Cécilia - Nicolas Sarkozy.
Problème : le nouveau Premier Ministre bulgare vient d’accuser son prédécesseur d’avoir versé 72 millions de dollars à Kadhafi pour obtenir la libération des infirmières bulgares.
Lisez cet article de Rue 89 :
« L'information est passée totalement inaperçue en France, mais a fait son petit effet en Bulgarie. La semaine dernière, Boyko Borisov, le nouveau Premier ministre bulgare, a accusé son prédécesseur Sergueï Stanichev d'avoir versé 72 millions de dollars à la Libye pour obtenir la libération des infirmières bulgares en 2007. »
http://www.rue89.com/2009/07/30/72-...
J’ai l’impression que, comme d’habitude, les médias nous ont raconté des conneries.
BA