S’il est quelque chose qui frappe, ici, là bas ou ailleurs, bref partout où notre œil à quelques vues, et où notre oreille perçoit quelques échos, c’est bien cette uniformisation rampante du vivant et de notre univers médiatique par conséquent. Cette transformation possède de faux airs de multiplicité et de diversité, mais celle-ci nous accable en fait dans un étau assurément idéologique.
TINA est désormais la meilleure chienne de nos quotidiens troublés doublée d’une domestique assidue de nos espérances malmenées. Du FMI au marchés, de notre boulot au journal télévisé, du prix de l’essence aux partis politiques, en passant par l’éradication des peuples et des forêts primaires. Un incendie se propage à nouveau depuis 2007, et il se nomme « spoliation de notre environnement et plus faibles ». Et il n’y aurait selon TINA pas d’autres alternatives.
Sa voix est feutrée, c’est celle d’une Marianne botoxée aux pommettes saillantes, celle-là même qui nous a pourtant beurré nos tartines si longtemps ! elle est donc venue m’annoncer en 2007 avec des commisérations aux bord des lèvres, langoureuse à souhait : « la fin de l’histoire politique Française est décrétée Monsieur Peuples, il faut capituler ».
C'est bien ce que j'avais cru comprendre en effet.
Panurge d’une info passée au tamis, et doublée en Français par la SARKO&cie, nous errons sans buts, prompts a liquider nos souvenirs, notre culture, au grès de ces nouveaux oracles fleurissant ici et là dans les médias. Le talk-show Minc.SA fait son tabac chaque soir en liquidant d’une morgue avouée les contre-feux existants ici et là sur internet. Internet est donc l’alibi d’un débat citoyen mené à coup de propagande musclée à la voix cependant sirupeuse. Et c'est ce même internet qui fait office de justification à postériori, de l'existence même de ce fameux débat dont on ne trouve trace nulle part, pour notre rouleau compresseur TINA.
Qui sont donc ces dos-gris, officiant avec la serpette magique des marchés dans une main, un discours réactionnaire et relativiste à la bouche, et la bourse dans l’autre main? L’expiation assumée de leurs passés gauchistes représente à leur yeux, la meilleure preuve de leur bonne-foi actuelle. Ils sont d’ailleurs diserts à ce sujet, et ils s’étalent aujourd’hui à la manière de ces ratés se confessant d’avoir été jeune un jour. Ils savent cependant intérieurement, qu’ils sont des vendus, mais le désir de lucre dépasse raisonnablement leurs rêves passés. Hier ils étaient des communistes repentis à la noble cause démocratique, aujourd’hui ils se transformés en libéraux dégoulinants.
Ils sont très importants, puisqu’ils représentent la caution morale du discours ambiant, celui qui n’est jamais énoncé, mais seulement susurré le couteau entre les dents. « Il faut donc avoir le courage de dire la vérité aux Français » est donc l’argument massue de ces néo-Judas.
L’histoire politique suit son cours
Nous revivons sans cesse, la chute du mur de Berlin comme justification de la spoliation généralisée des plus faibles. La chute de l’URSS n’a pas été la chute d’un régime anti-démocratique, comme il en existe tant, elle est devenue au fil du temps l’icône, ou la justification rabâchée à l’infini, qu’une autre façon de vivre n’est pas possible. Cette bassesse intellectuelle fonctionne à merveille, celle-ci légitime l’injustice économique, à la façon d’une justice de vainqueur. Ecoeurante dans les fait, elle est pourtant à l’œuvre dès que l’on se connecte à un réseau médiatique. Naturellement , ces candide ont choisi le bon coté, celui de la manipulation désincarnée. Les choses sont bien faite tout de même.
La fin de l’Histoire pronostiquée voilà dix ans n’a pas eu lieu, et la fin de l’histoire politique souhaitée par certains n’aura pas lieu. Ces oracles de la misère appliquent le schéma politique dual qu’ils ont connu au siècle passé, sans encore avoir détecté qu’un gouffre Humain et écologique est devant nous. Ce qui ouvre donc la voie à tous les projets alternatifs au modèle actuel. Le modèle de vie que l’on nous impose, nous conduit vers un précipice, et nous le savons, et je n’ai aucun doute que nous saurons tirer les bonnes conclusions des échecs passés de la spoliation toujours plus cruelle des êtres humains et de la déprédation inacceptable de notre environnement.
Je suis donc venu vous annoncer la bonne nouvelle (messianique non ?) : tout est à nouveau possible ! il suffit d'en avoir envie, rien ne résiste en effet à l'envie collective.
Cette fin de cycle de l’imposture intellectuelle hégémonique actuelle ressemble à s’y méprendre à un créationnisme inféodé à ses fins utilitaires. C’est une boucle sans fin, et sans rebond possible.
Un autre modèle économique est inévitable
« Je ne sais pas comment, je ne sais pourquoi mais la représentation aura bel et bien lieu » cette réplique est tirée du Film "Shakespeare in Love de John madden". J’ai beaucoup apprécié cette magnifique tirade qui laisse la potentialité à un événement non déterminé à changer le cours des choses. Et Il en va de même aujourd’hui….comme hier.
L’absolu manque de perspective de cette droite néo-cons', si ce n’est une consommation effrénée, par ailleurs bridée par les plans d’austérité maintenant décidés ne peut que nous inciter à voir le bateau libéral s’enfoncer chaque jour davantage. Et nous sommes tous ses meilleurs capitaine…nous coulerons donc avec.
Où sont donc les intellectuels menant cette lutte ?
En France, ils sont absents, où si peu nombreux, ou alors tellement peu médiatiques que leurs voix est étouffée par le bordel ambiant.
S'il devait y en avoir un, ce serait bien sur Noam Chomsky, celui-ci offre une grille de lecture affutée du monde dans lequel nous vivons, et en premier lieu de notre univers concentrationnaire de l'esprit: les médias. il faut donc lire impérativement la Fabrication médiatique du consentement en démocratie, et vous ne regarderez plus jamais la télé comme avant.
Chomsky vient de passer en France, un ange est passé, et la nouvelle star monopolise encore Twitter. Acteur je suis de l'Histoire en cours, acteur vous êtes !
Acteur, il est



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