Jean Leonetti, de l'UMP, a pour sa part déclaré: "On cherche la faute. On cherche des coupables. Une commission d'enquête introduit un élément de suspicion".Une fois la passe d'arme stérile entre l'UMP et le reste des groupes parlementaires terminée, l'évidence nous effleure enfin aujourd'hui - Et j'ai juste envie de m'esclaffer à ce sujet: Tout ça, pour ça !

C'est un fait, malgré la débauche d'argent public mis en oeuvre lors de cette crise et la centralisation de celle-ci sur les épaules du gouvernement, notre système sanitaire n'a pas été à la hauteur de l'enjeu. Nous avons eu un taux de vaccination qui est resté le plus faible des pays industrialisé.

A titre d'exemple, J'ai n'ai reçu la fameuse feuille m'autorisant à aller me faire vacciner que le 15 janvier. C'est à dire un mois après le pic de Grippe A en France. Je ne comptais pas y aller de toute façon. Mais peu importe, il y' a eu effectivement dysfonctionnement et celui-ci doit être compris. Pour ma part je pense que la centralisation de la gestion de cette crise entre quelques têtes du gouvernement y est pour beaucoup.

La grippe A a été surestimée, il n'y a plus de doute là-dessus, la Société de réanimation de langue française (SRLF) a rendu public un premier bilan de la pandémie grippale. Elle estime que la vague pandémique "a été, en France et au plan clinique, comparable à l'intensité des vagues hivernales des deux décennies précédentes".

Mais que c'est il donc passé? les lobbys des laboratoires ont ils été plus influents que d'habitude - je ne pense pas - je n'ai pas la solution à cette question. Un vent de folie s'est pourtant emparé de la planète à ce sujet...pour pas grand chose. je m'interrogeais d'ailleurs en septembre dernier sur la titrisation de cette pandémie.

On pourra comparer les quelques centaines de morts "des pays industrialisés", puisqu'ailleurs il n'y a pas eu de comptage, aux 25.000 morts de faim quotidiens dans le monde. La vacuité des décisions politiques Françaises passées, concernant la grippe A, est une constante pourtant: Une débauche d'argent public s'est un nouvelle fois abattue sur des firmes privées - pharmaceutiques cette fois-ci, pour un bilan quasi-nul.

Notre "normalité occidentale" pourrait donc se résumer à cette équation: laisser mourir de faim 25.000 personnes par jour est acceptable, mais laisser mourir quelques Français d'une maladie encore inconnue est inacceptable. Entre ces deux choix de sociétés, il y'a une infinités de solutions possibles et envisageables... Notre biais politique actuel nous ramène cependant à perpétuer cet état de fait.