Je subis depuis ma plus tendre enfance la formation simple, ordinaire et attendrie de mon environnement familial, scolaire, professionnel et médiatique.

L’éducation a commencé très jeune, même si je ne me souviens plus exactement à quel age cet enseignement, débordant d’ambition pour moi, a débuté. Je suppose que c’est vers les trois ans que celui-ci a initié le virage: l’age actuel de mon fils Joseph.

Mon fils Joseph justement, ne me demandait t’il pas hier matin pour quelle raison je partais travailler ? Je lui ai donc répondu surpris et pressé que :

  • j’allais travailler pour gagner de l’argent.

On m’a donc appris les Histoires de France, ainsi que leurs glorioles de clochers, telle qu’elles sont déformées par les besoins politiques du moment où on nous les inculquent. De ces histoires à géométries variables, de celles qui justifient de plus en plus mollement, à mesure que le temps passe, les millions d’êtres Humains ferraillés idéologiquement pour l'exemple par la première guerre mondiale et pratiquement par la Krupp-Company. C’est dire si je suis habitué à supporter aujourd’hui fièrement le poids des exactions passées de ces aînés qui ont dévasté fièrement le Monde, non pas par cupidité ou bien par curiosité mais plus prosaïquement par conviction religieuse, voracité financière, ou maladies psychiatriques.

L’orchestration des chairs et des esprits par une Anarchie Religieuse d’état raisonnable devenue par la suite laïque semble avoir été la raison de ces génocides Européens et Coloniaux. C’est à l’aune de cette justice insoutenable basée sur la propriété usurpée des exactions passées que se comptabilise aujourd’hui les anomalies accumulées des richesses présentes.

On m’a également appris l’utilitarisme de toute chose et de tout un chacun dans un monde ordonné et construit par nous et pour nous. ….A chaque chose sa place….et à chacun son métier nous susurre l’adage Français, tandis que son concurrent Africain lui répond en écho : « à chacun sa chacune » .

Et même lorsqu’il n’y a pas un boulot pour tout le monde, nous nous devons d’avoir un métier. Je ne suis d'ailleurs plus tellement certain que cette notion de « métier » ait encore un sens aujourd’hui, mais peu importe.

Candide n’est jamais bien loin de ces images d’Epinal véhiculées par les imaginaires Nationaux de ces Etats à vocation Humaniste. Ceux-ci ont la fâcheuse tendance à avoir une vocation à exporter leurs « surmoi » de grès ou de force, je pense évidemment à la France et aux USA en disant cela, ne sont ils pas les pays les plus viciés pour l’Humanité en tant que genre ? Cela reste une question ouverte.

L'immoralité banale

C’est sous l’emprise de cette culture alliée aux fers d’un prosélytisme économique d’une caste s’employant à perpétuer le malheur pour le plus grand nombre que j’ai lu cet article cet après-midi : "Il faut considérer les déchets électroniques comme une opportunité".

Certes on pourra juste rire de cet axiome libéral des Nations Unies tentant de donner, une fois de plus, bonne conscience aux populations des pays riches afin qu'elles consument et consomment encore le potentiel de mort dont elles sont porteuses. Les enfants Chinois et Africains demeurent les victimes de notre laxisme libéral.

Alors libre à nous de considérer les e-déchets comme une opportunité pour les pays à "bas-coût" loin de nous, une opportunité pour leurs enfants très certainement. Personne n'a encore pensé à conserver ces déchets en Europe pour les traiter conformément aux normes que nous nous imposons, nous citoyens, pour nous et nos enfants ?