François Fillon, c'est avant tout l'homme aux 500 milliards de déficit supplémentaires. La paupérisation des 50-65 ans est marche, étiquetée du myrifique label mère des réforme, Marianne oblige. Personne n'eut en effet compris que Sarkozy s'attela au père des réformes.

La précarisation excessive ne touchait aujourd'hui que les jeunes, elle touchera désormais les pré-retraités. Passez-moi l'expression, mais les plus de 50 ans, pesonne n'en veut plus aujourd'hui dans les entreprises. Christine Lagarde vient de mettre la main dans l'engrenage des contrats aidés pour séniors, vous connaissez le principe....je suppose...sa finalité est une allocation maximale pour les employeurs doublée d'une obole pour ces prétendants au retour à l'emploi. Ils en arriveront bientôt comme les 20-30 ans à travailler gratuitement afin d'inscrire cette expérience qualifiante sur leur CV. Bref, le marché du SDF-Sénior vient de s'ouvrir.

La réforme est injuste, ce n'est pas moi qui le dit mais la majorité non-silencieuse des Français depuis un peu plus d'un mois.

Alors quand un Fillon sur le départ, 500 milliards après, taquine hier notre cerveau limbique avec cette déclaration: "La loi de la République doit désormais être appliquée". Je repense à son vague à l'âme du mois dernier, et je me dit en riant qu'il ne s'agit à nouveau d'une posture de père fouettard calculé. Devant le mépris affiché depuis le début janvier par cette entreprise de démolition gouvernementale, je reste encore abasourdi. 

Alors, je vous répond, monsieur le premier ministre, le plus simplement du monde : NON, la loi de cette république-là ne s'applique pas à moi. Le Chateau, le gouvernement, les parlements ont outrepassés les pouvoirs que nous leur avons délégués.

Que vous instrumentalisez un syndicat, en l'occurrence la CFDT, libre à vous, que vous souhaitiez chinoiser davantage les conditions de travail en France, libre à vous également. Mais vous n'êtes qu'un représentant du peuple, et lorsque celui-ci s'exprime aussi massivement dans la rue ainsi que dans les sondages, vous avez le devoir de l'écouter monsieur Fillon, et non pas de seulement l'entendre. Syndicat ou pas, monsieur Fillon, je serai dans les rues de Marmande à 15 heures cet après-midi au lion d'or pour manifester.