Après avoir roulé à tombeau ouvert et défoncé, durant trois années, tous ce qui pouvait s’opposer à sa volonté sur la route, Nicolas Sarkozy a imposé de nouveaux usages en politique. Une jurisprudence s’est ainsi installée : décomplexé ou dogmatique, c’est selon – une chose est certaine, les vraies-valeurs d’une droite assumée pouvaient donc enfin s’étaler au grand jour, et on allait voir ce que l’on allait voir. Seuls ces fameux « résultats » devaient être les juge de paix de cette mise à sac, légitimée par la méthode, des usages passés. Ce jeunisme assumé ne devait rendre des comptes qu’à l’aune de la dualité objectifs/résultats saisonnière.
Dans ce package décapotable, les cheveux au vent, figurait en bonne place l’argent et l’affairisme ainsi qu’un malsain mélange des genre entre pouvoir, finance politique et lobbying. Et c’est le président qui a montré la voie à suivre, le jour même de son élection au Fouquet’s.
L’intérêt collectif a naturellement été foulé aux pieds régulièrement, nu et dépouillé celui-ci ressemble désormais à s’y méprendre à un champs de blé après la récolte. Seuls ces fameux résultats devaient être les juge de paix, il est désormais question de déconfiture des comptes publics, et de choix difficiles.
Eric Woerth préconise un deal judiciaire avec la probité
Eric Woerth est sincère lorsqu’il dit ne pas comprendre l’acharnement médiatique dont il fait l’objet, sa fonction telle qu’il la conçoit est effectivement en phase avec les nouvelles normes morales et comptables érigées par le président en mai 2007. Je constate d’ailleurs, avec joie et avec un bonheur toujours renouvelé, que cette adaptation au sens libéral du terme aux changements, a été rapide. Certes, et vous me direz fort justement pour paraphraser Chavez : ça dépend du coté duquel on se place.
Ce week-end, Eric Woerth balayait d’un revers de main les graves soupçons qui pesaient sur lui, en déclarant n’être au courant de rien, et en retournant l’accusation sur l’opposition via une équation osée : Mediapart = opposition.
Il y’aurait donc un complot, hourdi par la majorité-journalistique, destiné à couler la réforme des réforme des retraites dont il est le croque-mitaine. Avec un refrain pareil, les vuvuzelas gouvernementales en ont bien encore pour trois jours.
Dans un premier temps, Eric Woerth botte donc en touche. Cependant le scandale a pris une nouvelle dimension lundi grâce aux déclarations de personnalités du PS et d’Europe-écologie.
Il a donc commencé à sacrifier... les fonctions de sa femme en annonçant lundi la démission. Sans concertation visiblement, puisque celle-ci dit ne pas vouloir démissionner ce soir.
Bref, et enfin Liliane Bettencourt avoue aujourd'hui qu'elle prendrait bien un petit contrôle fiscal manière de renouer avec la législation Française en vigueur.
Eric Woerth lâche donc du mou pour détendre l'atmosphère. Nous ne sommes cependant pas dupe, et nous ne pouvons accepter un tel deal, nous voulons la vérité avec une enquête impartiale en bonne et due forme.
Il est toujours sympathique de regarder quelques titres de notre presse en 2009:



Commentaires
C'est ballot ! Un fin limier du la fraude fiscale avec une truande sous son nez :-/
dadavidovC'est bien les cordonniers les plus mal chaussés ;)
Ce lundi 21 juin, jour de la fête de la musique - celle-ci grince plutôt à nos oreilles - Mediapart a mis en ligne, audible par tous, une copie de l’enregistrement des fameuses conversations entre le chef d’orchestre financier de madame Bettencourt et madame. Cette conversation date du 4 mars 2010. La voici ci-dessous (Médiapart) :
En voici la transcription - on peut supposer sans grands risques de se tromper que madame Bettencourt signe des chèques (les prépare ?) en écoutant cet enregistrement et en tenant compte des paroles, des arrêts, des questions et des réponses - :
- Le gestionnaire :
Valérie Pécresse c’est la ministre de l’ens… de la recherche
- Madame B :
inaudible
- Le gestionnaire :
elle fait la campagne pour être présidente de Paris. Elle va perdre
- Madame B :
elle va perdre
- Le gestionnaire :
mais il faut que vous la souteniez
- Madame B :
oui
- Le gestionnaire :
et c’est des sommes très mineures
- Madame B :
inaudible
- Le gestionnaire :
c’est des petites sommes
- Madame B :
oui
- Le gestionnaire :
elle va perdre mais il faut quand même qu’on montre que vous la soute…
- Madame B :
pourquoi elle va perdre ?
- Le gestionnaire :
soupir j’sais pas.
- Madame B :
il faut lui montrer (peu audible approximatif)
- Le gestionnaire :
il faut quand même lui montrer votre soutien. Le deuxième c’est le ministre du budget
- Madame B :
ça me dit quelque chose
- Le gestionnaire :
oui c’est le ministre du budget
- Madame B :
c’est ça
- Le gestionnaire :
il faut aussi l’aider. Le troisième c’est Nicolas Sarkozy.
- Madame B :
(?) je fais pour Pécresse
- Le gestionnaire :
voilà et c’est ce n’est pas cher
bruits de fond (madame B doit regarder le dossier et commencer à signer)
- Le gestionnaire :
alors
- Madame B :
(?) cette somme-là
- Le gestionnaire :
c’est le maximum légal.
bruits de fond (elle signe vraisemblablement)
Voilà. Voyez c’est 7 500 (il doit lui montrer le montant du chèque). C’est pas très cher.
le temps s’écoule (elle signe).
Vous savez en ce moment il faut qu’on ait des amis.
le temps s’écoule
Bon ça c’est euh Valérie Pécresse.
le temps s’écoule. On entend semble-il des pages tourner.
Ca c’est Valérie Pécresse (plus bas)
le temps s’écoule
Ca c’est Eric Woerth
- Madame B :
c’est qui ?
- Le gestionnaire :
Eric Woerth, le ministre du budget
- Madame B :
inaudible
- Le gestionnaire :
Voilà. et si vous voulez je pense que c’est bien, c’est pas cher, et ils apprécient.
on entend les pages tourner
- Madame B :
On ne peut pas arrêter (?)
- Le gestionnaire :
Voilà. Alors ça c’est fait (plus bas).
- Madame B :
inaudible
- Le gestionnaire :
là c’est
- Madame B :
Nicolas Sarkozy
- Le gestionnaire :
C’est fait, c’est dedans
http://www.agoravox.fr/tribune-libr...
BAAvec une casquette de "Trésorier de l'UMP" et "Ministre du Budget" c'est déjà un conflit d'intérêts. En plus il avait recruté des fonds chez les "évadés fiscaux de Suisse pour la Campagne électorale de Sarkozy en 2007, ça non plus ce n'est pas très beau, surtout lorsqu'on prétend être à la chasse des Résidents des "Paradis fiscaux". Et après avec l'aide de sa femme, il plume une "Vieille Dame" plus près de l'Alzheimer que de la jeunesse, pour acheter toute cette "racaille politique" qu'on appelle l'UMP. Alors l'honnêteté de Eric Woerth, ce n'est pas encore demain que j'y croirais. Mais BonDieu que l'opposition fasse son travail pour une fois, c'est une affaire digne de celle de Stavisky en 1934 (tiens! à mes oreilles ça sonne comme un autre son, celui de "Sarkozy") c'est à dire l'"escroquerie politique organisée". et surtout par le Gouvernement de notre "République Bananière".
Michel P.Le gestionnaire de la fortune de Mme Bettencourt s'appelle Patrice de Maistre.
En 2007, le ministre du Budget Eric Woerth est allé voir Patrice de Maistre. Eric Woerth lui a demandé d'engager son épouse au sein de la société Clymène, pour gérer avec lui la fortune de Mme Bettencourt. Patrice de Maistre a obéi : il a engagé Florence Woerth le 12 novembre 2007.
Le 23 avril 2010, Patrice de Maistre confie à Mme Bettencourt : «Je me suis trompé quand je l’ai engagée. (…) J’avoue que quand je l’ai fait, son mari était ministre des Finances (du Budget, NDLR), il m’a demandé de le faire. (…) Et donc si vous voulez, aujourd’hui, sans faire de bruit, je pense qu’il faut que j’aille voir son mari et que je lui dise que avec le procès et avec Nestlé, il faut qu’on soit trop manœuvrants et on peut plus avoir sa femme. Et puis on lui, on lui, on lui donnera de l’argent et puis voilà. Parce que c’est trop dangereux.»
http://iledere.parti-socialiste.fr/...
Le journal Le Point vient de publier une information très importante : pour remercier Patrice de Maistre d'avoir engagé Florence Woerth, Eric Woerth lui a donné la Légion d'Honneur !
Lisez cet article :
La divulgation de conversations dans lesquelles Patrice de Maistre présentait Éric Woerth comme "un ami" a conduit, par ailleurs, l'actuel ministre du Travail à affirmer que l'homme d'affaires n'était pour lui qu'une "connaissance". C'est pourtant bien sur le contingent réservé à son ministère que M. de Maistre avait été promu, le 14 juillet 2007, au grade de chevalier de la Légion d'honneur, dans la première promotion suivant l'élection présidentielle de Nicolas Sarkozy.
Patrice de Maistre, a reçu les insignes de la Légion d'honneur des mains d'Éric Woerth, alors ministre du Budget, le 23 janvier 2008 à Bercy.
Source : Lepoint.fr
BA