Des journalistes de l'émission humoristique "action discrète" de Canal+ ont été interpellé à Calais. Ils s'étaient fait passer pour des policiers ainsi que des migrants avant d'être coffrés par la maréchaussée. Le préfet de Calais a déjà déposé plainte tandis que le ministère "se réserve la possibilité de donner toute suite utile à cette affaire".
Des journalistes, en train de faire leur boulot, ont donc été placés en garde à vue. Cela m'aurait fait largement sourire voilà quelques années, cela ne me fait plus beaucoup rire aujourd'hui. Des chroniqueur du dimanche au gnouf, c'est pourtant relativement paillard..un peu trop pour certains visiblement!
Eric Besson, notre ministre de l'ouverture béante a déclaré illico: "Je tiens à dénoncer cette mise en scène inacceptable, reposant sur la falsification de documents officiels, sur une caricature mensongère et insultante du travail des services de police et de gendarmerie, et sur la diffusion d'une image dégradante et humiliante de ressortissants étrangers en situation irrégulière, qui sont les victimes des filières de l'immigration clandestine, et qui méritent notre respect".
Ces malheureux journalistes ont donc touché au point névralgique de "l'immigration choisie" en appuyant sur sa contrepartie: celle "non-choisie". Et visiblement quand on appuie sur ce ressort là, celui-ci se détend d'un seul coup. A trop vouloir gagner son pain sur cette thématique là , celle-là même qui qui l'a fait naître politiquement, Eric Besson en deviendrait presque chatouilleux.
Silence, on souffre corps et âme
C'est en lisant cet article du monde que la lecture de ce billet-ci m'a semblé encore plus insupportable. Nous apprenons donc de source officielle qu'un tiers des "migrants" de Calais se sont mutilés les doigts afin de ne pas être fichés.
« Tous les gens qui travaillent là-bas le savent depuis des années : ça se pratique depuis fort longtemps, et pas seulement à Calais… [Les migrants] veulent pouvoir demander l’asile dans le pays de leur choix, mais, à cause des accords de Dublin, leur but est d’être “vierges” aux frontières. Et donc, certains se coupent ou se brûlent les doigts avant même d’arriver dans l’espace Schengen, car ceux qui sont déjà fichés n’obtiendront pas l’asile. »
Lily Boillet, militante à Norrent-Fontes (un village du Pas de Calais) parle de « mutilations », décrit l’odeur de « cochon grillé » dégagée par les doigts brûlés et évoque le fait qu’avec Dublin, « les exilés ont vu leur corps se transformer en un élément qui joue en leur défaveur »
Je ne connais ces migrants, ni d'Adam ni d'Eve, mais ce que je sais c'est que pour en arriver à de telles extrémités: ils doivent avoir de bonnes raisons pour faire cela. Et en Cela, la politique Française en particulier ainsi que la politique Européenne d'immigration est inacceptable. Il n'est pas question d'être angélique pour autant, comme ma position peut prêter à penser, c'est juste une question d'humanité envers son prochain. Ces gars-là, qui ne veulent d'ailleurs pas devenir français, devraient avoir le droit de résider en France et en Europe.
L'Europe file un mauvais coton en oubliant son histoire récente - Pourtant ces quelques images et Vidéos nous replacent dans notre jus...du siècle dernier.
MAINS BRULEES
PONCAGE DOIGTS

Photo de Graeme Robertson à Calais


Commentaires
Que d'atteintes aux libertés... Ces politiques honteuse poussent ces gens dans leurs derniers retranchements jusqu'à envisager la mutilation, c'est dire qu'ils n'ont plus d'autres choix.
Pour les journalistes chroniqueurs, je vois là une atteinte de plus à la liberté d'expression, Hortefeux aurait le droit de faire de l'humour raciste, mais les humoristes ne pourraient pas mettre en scène une caricature de la politique d'immigration du gouvernement ?
StefBesson et Hortefeux sont deux incapables et "bons à rien". De véritables nullités car qu'attendent-ils pour démonter ces filiaires de trafiquants de "chair humaine".? Ils ont les moyens d'infiltrer ces réseaux. Quand il s'agit de mettre en place des systèmes dignes des méthodes de la Gestapo contre les libertés publiques ils ne trouvent pas de problème et n'ont pas de honte. Alors qu'ils fassent leur travail car pour moi ils ne le font pas. Quand aux journalistes ils font leur travail d'investigation pour nous démontrer l'incapacité de ces deux "Guignols".
Michel P.@Stef : oui cela me choque, mais des amis de droite me demandent souvent pourquoi. Je n'ai pas de réponses à leur apporter.
@Michel P. : pareil, mais dit autrement !
Christophe