Je venais juste de finir cet article du monde qui relatait les dessous du 11 Novembre de rupture de Nicolas Sarkozy, lorsque je fus attiré par cet autre article en colonne: les fusillés de la Grande guerre réhabilités. Ce nouveau 11 Novembre arrive donc peu avant le nouveau beaujolais, et en même temps que le paiement de la taxe d'habitation. Comme quoi la tradition est vivace et se perpétue bel et bien.

Après 1,4 millions de morts Français pour la patrie
le complexe militaro-industriel de l'époque, il n'y a plus aucuns poilus pour manifester la moindre expérience au sujet de cette tragédie.

Il était donc indiqué dans cet article qu'en 1998, Lionel Jospin, alors, premier ministre avait souhaité que les soldats fusillés pour l'exemple, victimes d'une discipline dont la rigueur n'avait d'égale que la dureté des combats réintègrent aujourd'hui notre mémoire collective nationale.

Un commentaire au sujet des propos (passés) de Lionel Jospin: qu'il le veuille ou non, ces 675 fusillés font davantage partie de notre mémoire collective que les autres puisque contrairement aux 1,4 millions morts désormais anonymes, eux sont encore connus. Parmi eux, il devait se trouver un grand nombre de personnes courageuses qui font la fierté de la France telle que je la conçois.

Les propos de Lionel Jospin avaient suscité, en 1998, de vives réactions de la part du secrétaire général du RPR, Nicolas Sarkozy. Il déclarait alors
que Lionel Jospin avait voulu "faire un petit clin d'œil aux pacifistes" alors que la question "mérite mieux qu'un débat facile sur les effets de mode"."Je me demande si le moment de la commémoration de tous ces sacrifices extraordinaires de la Première guerre mondiale était le bon moment pour mettre en avant un drame humain incontestable"

Cet article à peine consommé, je suis passé su
r le site du nouvel Obs où j'ai trouvé ce papier au sujet de la commémoration qui a eu lieu hier. Nicolas Sarkozy déclarait toujours au sujet de ces 675 soldats:
"Je penserai à ces hommes dont on avait trop exigé, qu'on avait trop exposés, que parfois des fautes de commandement avaient envoyé au massacre, à ces hommes qui n'ont plus eu la force de se battre""Souvenons-nous qu'ils étaient des hommes comme nous, avec leurs forces et leurs faiblesses. Souvenons-nous qu'ils auraient pu être nos enfants. Souvenons-nous qu'ils furent aussi les victimes d'une fatalité qui dévora tant d'hommes qui n'étaient pas préparés à une telle épreuve" et magnifique il concluait "Mais qui aurait pu être préparé à une telle épreuve?"

Le principe de non contradiction est un merveilleux outil de la raison et sans vouloir offenser Nicolas Sarkozy, il semble que ce principe se soit noyé dans son principe
du pragmatisme maximum qui lui n'a pas de fondements scientifiques.