Bref, mis à part Duhamel sursautant sur sa chaise car trop emplis de lui-même, les journalistes-tronc ont tenté de sortir du cadre dans lequel ils avaient été placés. Peines perdues, Nicolas Sarkozy a allié le bâton et la carotte, comme à son habitude, pour faire taire ces bons-élèves indisciplinés. Le maitre des cérémonies a bien réussi à les maintenir dans le rôle qui leur était attribué.

J'ai constaté pour ma part deux temps dans ce diner, les invités étaient assez tendus au début, mis à part Duhamel dodelinant de bonheur du début à la fin de cet entretien.

Il y'a donc eu la phase compassionelle, visiblement la plus travaillée par le président. Celle destinées au syndicats. Avec des gestes amples, le président a donc donné rendez-vous aux syndicats le 18 Février. Une semaine pour convenir d'un rendez-vous, c'est assez lent tout de même. Le plus surprenant est sa posture très travaillée, l'ouverture et l'écoute devait être le message qui devait être véhiculé visiblement. Et ma foi, il s'en est bien sorti, il aurait presque laissé les syndicats choisir dans un panel de propositions qui auraient fait bondir le patronat voilà un an. Que diable, La gabegie on apprend ça à Neuilly.

Bref, il a évité le piège que je pensais inévitable, à savoir arriver et proposer tout des mesures en veux-tu en voilà très décalées par rapport aux attentes des syndicats. Il a évité le guêpier dans l'immédiat, et a  repoussé les décisions à une date inconnue. Félicitations, le président n'a pas fait du Sarkozy. Sur ce point majeur sur lequel il était attendu, mention bien.

Une fois qu'il a senti que la leçon était bien passée; Sarkozy himself est revenu. Un débauche d'images dépinal nous a alors sauté au visage, toutes drapées d'arguments populistes digne d'un pauvre type prêt à vendre père et mère pour caser sa marchandise.

Ce diner de cons a été un succès pour le président qui a su faire passer le message d'ouverture que ses conseillers lui avaient préparés. On peut vraiment dire tout et n'importe quoi de nos jours, cela n'a aucunes importances et pas davantage de conséquences.

Chapeau, l'artiste. Un fois le diner fini, les cons sont rentrés chez eux. Duhamel devait encore plus ivre de lui-même qu'au moment de son arrivée.

Le petit personnel est encore en train de remettre de l'ordre à l'Elysée.