L'éviction de PPDA du 20 heures de TF1 est politique selon
lui. La direction de TF1 "lui fairait payer" son opposition à la venue
de l'ami de Nicolas Sarkozy, Nicolas Beytout,comme directeur de
l'information de TF1 en novembre dernier. Certains journalistes pensent
que le président aurait peu apprécié une interview de PPDA, en juin
2007, durant laquelle il lui aurait demandé s'il n'avait pas le sentiment d'être comme un "petit garçon en train de rentrer dans la cour des grands".
Il ne lui aurait donc pas pardonné. Tout ces allégations tournaient au
rocambolesque depuis quelques jours, et je n'y croyais que modérément,
mais à la lecture de Marianne hier que je vous conseille vivement, le
scénario de l'éviction de PPDA remise dans le contexte de amitiés
industrialo-journalistiques du président sonne vrai.
Sarkozy aurait même murmuré Laurence
Ferrari, à l'oreille des chevaux de TF1, pour succéder à l'actuelle
star du 20 heures. Laurence Ferrari arriverait donc au 20 heures grâce
à un piston présidentiel... Qu'espérer de pire pour une journaliste ?
il sera intéressant de regarder les premières interview de N.Sarkozy
par la journaliste afin de voir si elle reprend le dessus sur cette
fâcheuse promotion.
Toute cette manipulation honteuse, non seulement se tient, mais fait
mal une fois de plus à notre presse déjà confrontée à des problèmes
financiers récurrents. La fameuse déontologie de TF1 continue donc de
rester dans les oubliettes des documentaires jamais diffusés.
et Tous ce manège, organisé par l'Elysée, continue de donner une image
viciée des médias. L'indépendance usurpée de nos médias, grâce - et à
cause de leurs situation financière les mettent à portée des grands
groupes et ipso-facto des grands patrons français. Ces mêmes grands
patrons ont la particularité d'être en relation directe avec le
président (Martin BouyguesNicolas Sarkozy se téléphoneraient plusieurs
fois par jour). Limage de l'intégrité et du sérieux de nos médias,
auprès de l'opinion publique va donc continuer à se dégrader - le
service public télévisuel est déjà en sursis depuis l'annonce, surprise
et sans concertation, du président de la suppression des recettes
publicitaires ce début d'année - depuis, les recettes
publicitaires ont fondues de 21 % au mois de mai 2008 pour le groupe France Télévision contre 3,7 % pour TF1 sur
trois mois. Les annonceurs sont en train de fuir le service public pour
se réfugier chez TF1 et M6 avec ...un an d'avance sur le calendrier.
C'est donc les contribuables qui vont payer l'addition.
Nous avons donc un joueur d'échec débutant, qui au mépris de toutes les
données et contraintes exogènes à son ego, continue son meccano
audiovisuel...Il n'y a rien de choquant à ce qu'il envisage et souhaite
des changements au sein des médias - les médias et la politique ont
toujours fait un mauvais ménage. Ce qui est davantage choquant c'est
que le président arrive à ses fins. Il y'a une filiation et une
proximité inquiétante entre ces décisions qui deviennent de moins en
moins masquées et les activités passées du psychopathe Vladimir Poutine
à ce sujet.
Cette problématique, une fois de plus nous place dans le Pathos
présidentiel, son noeud Gordien qui peut sans dout se résumer à cette
phrase de "feu PPDA du 20 heures": le petit garçon qui
rentre dans la cour des grands.

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