Un mercredi tranquille vient de s'écouler, du moins pour moi, il faut donc croire que je vois l'information comme cela aujourd'hui.
Libération force donc le trait au sujet des  étudiants délogés de la Sorbonne, pendant que le Figaro nous fait du Figaro en minorant ce même évenement:  une minorité d'étudiants alimente la grogne des Facs.

Nicolas Sarkozy, en visite aux USA, fait du Nicolas Sarkozy, selon Libé et le psychanaliste de service Jean-Pierre Winter. Jean-pierre Winter assume donc la crédibilité scientifique du propos tenu en nous assénant l'argument béton: "Le soucis de Sarkozy, c'est de tojours vouloir faire la preuve de son existence."

Pour le même évenement Le figaro, nous ressort 1945, le sacrifice des GI's, Omaha Beach...bref, les bonnes ficelles de la culpabilité nationale afin d'essayer de nous soutirer quelques émotions.

Une photo Glamour en sus : remarquez comment
Sarkozy se force pendant que Georges Bush semble plus naturel que jamais.

Redorer le blason de la France aux USA semble donc être un sport auquel se contraint notre Président.
Il se fait même grandiloquent devant le congrés Etats-unien en leur assénant :
Je veux être votre ami, votre allié, votre partenaire.


Pendant ce temps-là et de ce coté-ci de l'altantique, notre premier ministre retrouve de la verve, comme l'a annoncé l'Elysée la semaine dernière, afin de montrer (à lui-même, à l'UMP, aux Français ?) qu'il existe. C'ets donc la nouvelle offensive médiatique de notre premier ministre après sa bourde des caisses vides.
Le Figaro titre donc : Fillon, je ne suis pas du genre à céder. Il monte donc au créneau juste après la dernière proposition du ministre du travail au sujet des Régimes spéciaux .

Bref, sarkozy boit du coca, Fillon retrouve un espace pour nous dire qui il est, afin qu'on l'aime un petit peu, et il hausse le ton peu avant les multiples grèves qui vont bientôt se succéder. François Chereque se sent pousser des ailes en déclarant sur Europe1 : " Par son silence,  on a le sentiment que le gouvernement nous demande de faire grève" .

L'unité de temps, de lieu, et d'espace est bien là, la comédie va donc pouvoir se dérouler sous nos yeux attentifs. Avant, pendant et après, notre poul sera donc ausculté par moultes sondages divers et variés, démontrant peu ou prou les propos des differents analystes.

Un beau mois de Novembre en tout cas, pour nos protagonistes.