Le formalisme des voeux de Nicolas Sarkozy m'a beaucoup plu, j'ai beaucoup aimé cette posture bling-bling à tendance porno-chic désormais coutumiere que l'on pourrait qualifier également de désinvolte voire de volontariste. Pour le chic, vous pourrez voir ceci et pour le porno celà, et vice-versa.

Bref toujours un top et des marques en bandoulière, notre président s'est laissé guider par la plume de vipère instinctive du sieur Henri Guaino pour ses voeux présidentiels. Celle-ci fuit naturellement la complexité pour aller droit à la symbolique des termes et des images. Il semble en effet que cet évitement sert particulièrement bien Nicolas Sarkozy, il s'épanouit réellement dans ces textes superficiels contradictoires. Il promet ainsi sans dire les choses mais tout en assumant le propos même hors-sujet. Surtout lorsque ceux-ci sont vides mais en contradictions avec des consensus sociétaux.

L'orchestration semble réglée, et peut importe le sujet: il faut déstabiliser, les mots n'ont aucunes significations, seules  les postures  comptent. Et les voeux n'ont pas échappés à cette posture post porno-chic du jemanfoutisme léger qui nous prend pour des cons tout en dodelinant de la tête, un sourire narquois au coin du bec. Je cite le Président :

Avec 2008, une deuxième étape s’ouvre : celle d’une politique qui touche davantage encore à l’essentiel, à notre façon d’être dans la société et dans le monde, à notre culture, à notre identité, à nos valeurs, à notre rapport aux autres, c'est-à-dire au fond à tout ce qui fait une civilisation.

Pierre Assouline a immédiatement vu le plagiat sur les textes d'Edgar Morin et doute avec raison d'un humanisme dans le propos du président. Lorsqu'on donne 15 Milliards au plus riches en cadeaux fiscaux en pure perte, comment peut-on être humaniste ? 
Edgar Morin répond à Nicolas Sarkozy dans le nouvel Obs aujourd'hui.

Bref j'Adoooore notre président lorsqu'il nous la joue fier-à-bras en Rolex, Bling-bling et talonnette à aiguille, car c'est ce qui causera sa perte.

                                              Edgar Morin