C'est une bonne rentrée pour la presse écrite cette année. Pas pour les grands quotidiens nationaux selon la formule consacrée, cela s'entend. J'ai été surpris par le lancement de l'hebdomadaire vendredi dont le sujet exclusif est la blogosphère. Et il y' a à faire sur ce vaste espace. C'est d'ailleurs dans le même bureau de tabac dans lequel j'avais acheté Vendredi que j'ai déniché le numéro deux du journal Tous les médias. Un titre passe-partout dont presse-citron avait déjà dit deux mots fin septembre. Après le numéro un qui affichait une première page colorée, le numéro deux se veut désormais classique façon Le monde.

Le principal article en colonne est intitulé "la crise précipite le naufrage du web", un excellent billet à lire sans modération, de plus il se termine bien. La conclusion vaut son pesant d'or: Le Web se remettra de la crise, Les quotidiens non.
Un autre papier décline la "morandinisation" du journalisme sous toutes les coutures, un bon moment là encore.

Le ton est caustique, corrosif et enlevé. La cible est de toute évidence la clientèle de Télérama. Le traitement de la blogosphère est pour le moins léger et d'ailleurs le journal ne possède pas de site Web. Le titre préfère taper sur la presse connue, reconnue et récidiviste et tous ce qui bouge aux alentours. Et ils y parviennent de toute évidence, un régal !!! Ce journal est un mensuel de huit pages et il est à trois euro.

Peu après les propos surprenants de JC Dassier, le mécano de l'info de TF1 qui déclarait cette semaine 
"Est-ce vraiment la vocation du service public de torpiller l'information, et notamment son propre JT de France 2", plus loin il précisait sa pensée "je dis simplement qu'avancer Plus belle la vie à 20h10, ce n'est pas rendre service à l'information". On se demande si sur TF1, ils ne cherchent pas le bâton pour se faire battre, peut être sont-ils toujours à la recherche du temps perdu manuel de déontologie. 

Nous venons d'assister également au lancement de la Jipé Academy, avec un beau gosse qui fait le fou en haut à droite du PC. Ce site est en prime-time du bandeau publicitaire du Figaro. L'avenir du quotidien n'est peut être donc pas dans l'air, comme le souhaiterait Dassault, mais plus basiquement sur le plancher des vaches ici-bas, tout près de la publicité.

Je suis moi aussi peut-être en train de me morandiniser avec un billet comme cela et un design de l'espace.