Nous croyons savoir que Nicolas sarkozy est un homme qui dit ce qu'il  va faire et fait ce qu'il a dit.  Effectivement sa communication actuelle tourne autours de ce thème. Ceci est vrai sur les lois sur lesquelles il est facile de légiférer: baisse massive des impôts pour les plus nantis, heures supplémentaires, lois liberticides. Donc dès qu'il s'agit de voter des lois avec une majorité pléthorique à l'assemblée nationale, il n'y a aucuns soucis.

Par contre, en ce qui concerne les lois plus délicates à mettre en oeuvre, on peut dire également qu'il retourne sa veste assez rapidment comme cela a été le cas de la réforme des universités, mais là, la communication s'est fait plus discrète.

Cette fuite en avant perpétuelle convient à l'opinion publique, malgré  la chute récente dans les sondages du Président et du Premier ministre, leurs cotes de popularité restent assez élevées.

la pensée Magique en action après le coup d'éclat permanent.

Notre président ne pense donc pas, il réalise, car il le veut grâce à son volontarisme... nous dit-on à grands renfort de tracts envoyés à la population payée par une levée de fond de l'UMP.

Seulement voilà, le lâcher historique de recettes budgétaires réalisé ces deniers mois, en cette rentrée scolaire, tombent au plus mal car le climat international se dégrade rapidement.
La croissance a faiblit fortement au troisième trimestre en France, la crise des "subprimes" a touché les bourses Etats-uniennes et européennes, les banques ne se font plus confiances, la BCE mêt donc sous perfusion, à coup d'injections massives de liquidités l'économie Européenne (encore 42 Milliards la semaine dernière). tout le monde se veut rassurant sur les suites de cette affaire, mais en vérité personne ne connait les pertes de chacuns des intervenants financiers.
Des vents de paniques en Grande bretagne soufflent sur les clients des banques.
Selon Eric le Boucher, la récession pourrait toucher les USA bientôt.

Le baril de pétrole vient de toucher un niveau historique vendredi à 80 $ et l'Euro a dépassé 1.39 $, ce qui pénalise davantage l'économie Européenne.

Et pour noircir encore davantage le tableau, un semblant d'inflation semble pointer le bout de son nez, mettant la BCE le c.. entre deux chaises sur l'évolution des taux à venir.

Trève de balivernes internationales, "je suis unique" semble nous dire Nicolas Sarkozy appuyé par son gouvernement de pieds nickelés. Ses ministres font la réformes des retraites sans en être bien certains et nous imposent la rigueur...en y renonçant.

Dans les mauvais moments, notre président retombe dans le syndrome de la maladie bipolaire, il envoie Hortefeux taper sur les doigt des prêfets qui ne font pas de chiffres (de sortie du territoire), il tance la BCE et l'Eurogroupe . Comme au bon vieux temps, la phase maniaque semble terminée, à nous la Karchérisation de l'Europe lors de cette phase "dépressive".

Le pari du président: "une baisse des impots des plus aisés qui vient soutenir la consommation et l'investissement dans un cercle vertueux" prend de plus en plus de plomb dans l'aile ce week-end.

Dans ces moments là, il semble que l'on rosse les plus faibles, avec des moyens digne "des experts". C'est rassurant de savoir que sur eux il est facile d'agir tout le temps, lire l'article de Damien sur le fichage génétique des etrangers.

Nous rentrons donc dans cette période que je nomme magique pendant laquelle il nous suffit de croire aux injonctions  de notre président pour que cela se passe bien. Elle vient après les 100 jours maniaques du coup d'éclat permanent.

Des clients Londoniens inquiets, pour l'avenir de leur argent dans leur banque vendredi 14 septembre, viennent retirer leurs économies.



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