J'apprends ce matin avec le café et les croissants sur Le monde en page 2 que les régimes spéciaux des Marins et des Militaires ne seront pas touchés par la réforme actuelle.
Une bouchée de croissant est passée de travers.

Comment, il y'aurai donc encore des régimes spéciaux en France après cette réforme  "égalitaire"?

Pourtant avec le devoir de réserve des militaires, il y'avait peu de chances que la grande Muette ne bouge en passant à 40 annuités de cotisation. C'était donc une réforme facile.

Mais vous pourrez facilement objecter que cela fait partie intégralement de leurs contrats, que les militaires connaissent cette clause avantageuse dès le départ. Qu'elle est contractuelle et figée dans le marbre. Bref que si il n'yavait pas cet énorme avantage, il y'aurai moins de Militaire.

Nous pouvons appliquer intégralement ces mêmes arguments à la RATP, EDF, ou la SNCF. Sur le fond il n'est donc pas acceptable que des contrats signés par l'état pour les contrats de droits publics soient remis en cause unilatéralement.

En effet si les choses se passaient comme le gouvernement le souhaite,  les fonctionnaires passeraient à 40 ans de cotisations et avec un calcul de retraite basé sur les vingt meilleures années et donc beaucoup moins avantageux.
Nicolas Sarkozy s'était engagé à réformer les régimes spéciaux avant de réformer le régime général, le calendrier des négociations effectuées en 2003 fixe obligatoirement un date au premier semestre 2008 pour évaluer les effets de la dernière réforme.

Donc dans un deuxième temps, les fonctionnaires allaient y perdre une seconde fois en subissant l'immanquable réforme du régime général.

C'est non seulement intolérable au point de vue individuel, mais aussi au point de vue collectif.

Le Gouvernement engage à ce que croit savoir la CFDT les négociations, F Fillon avait dit qu'il resterait ferme, la langue de bois à les limites du périmètre que lui fixe son interlocuteur, lorsqu'il "pèse" réellement.

Tout cela est donc très bien, le gouvernement "doit" quelque chose aux fonctionnaires lors de cette négociation qui s'ouvre. Il a tenté le gagnant-perdant afin de ne pas dépenser d'argent, il va revenir à la négociation Gagnante-gagnante, grâce à cela:

Quelle arrogance bien Française dans la position de ce gouvernement pour cette affaire de négociation mal-menée.

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