Nicolas Sarkozy s'est invité sur l'écran de nos télévisions hier soir.  Je ne sais pas vous mais moi je n'ai pas  réussi à tenir plus de 5 minutes. Comme un excès de foie gras pendant les fêtes,  je me suis  senti obligé d'aller suivre  le discours sur RUE89. C'était davantage synthétique.

L'entendre s'exprimer à la première personne tout le temps m'indispose maintenant, j'ai  l'impression que l'on me force à  faire une catéchèse qui me dérange quelque part, certainement à l'endroit de ma raison. Ce discours volontariste sans réelles contradictions, et autant basé sur son égo devient roboratif à la longue.

Je ne reviens pas sur le fond, il est venu  s'assurer que le message de son collaborateur (dixit ses termes de cette semaine) de Premier Ministre était passé, au sujet des retraites et de la croissance bizarement associée aux heures supplémentaires, il enfonce donc des portes libérales déjà ouvertes depuis bien longtemps pour mieux marteler son message non subliminal :

"si c'était facile d'autres l'auraient déja fait..."

Nous n'aurions donc pas le choix...la meilleure preuve de cela est que nous avons fait appel à lui.

Certains médias n'hésitent d'ailleurs pas à relayer de fausses informations, au sujet de l'allongement de la durée du travail, pour que ce soit bien clair pour tout le monde.

Une indigestion, je vous dis, le magret de canard avalé de travers avec les frites à la graisse de canard en vrac dans l'estomac, ce doit être une maladie psychosomatique, je somatise trop ces temps-ci.

Je n'ai pas entendu un mot au sujet des polémiques au sujet de l'immigration, il laisse le sale boulot au seconds couteaux de services.

La solennité de l'entretien présidentiel est bien loin, lorsque l'on repense aux allocutions de F.Mitterrand ou J.Chirac. J'ai eu davantage l'impression de participer à un rallye ou à chaque virage, le conducteur nous demande de serrer les fesses en priant pour que ça passe, qu'à autre chose.

Un sombre mal d'estomac m'a reprit, et je me suis senti obligé d'aller participer moi aussi au bouquet final devant ma télé. J'espère moi aussi pouvoir tenir un entretien entier du Président de la république la prochaine fois.
Je vous promet de me forcer.