Plusieurs informations se téléscopent ces jours-ci.  La grande nouvelle de cette rentrée  est  évidemment financière, la crise des "subprime" américaine n'en finit pas de rebondir et affecte pour la première fois l'économie réelle.

Les chiffres de l'emploi US du mois d'août ont été révélés vendredi, les analystes estimaient les créations au mois d'août à 110000...mais pour la première fois depuis 4 ans, ils sont ressortis négatifs à -4000. Au delà du chiffre relativement faible,  c'est à la fois un retournement de la conjoncture, et sans doute le début d'un retournement de cycle.

Le CAC 40 à finit en baise de 2.63 %, L'euro frôle les 1.38 $, la défiance vis à vis de l'économie américaine est donc maintenant très importante.

Au delà du fait habituel que les banques Européennes et internationales ont financées le logement de millions d'américains qui n'avaient pas les moyens, c'est maintenant elles qui vont financer la totalité de leur habitation. Sur le fond c'est évidement assez contestable, mais l'appât du gain les a aussi attirées. Tel est pris qui croyait prendre...

Les analystes ont été pris de cours et l'ampleur économique de la crise boursière qui agite les marchés depuis  le début  de l'année commence maintenant à peser sur la vie des Etats-uniens. Nous avons eu, depuis 2001 , six années de croissance  mondiale, quoi de plus légitime qu'une grosse correction boursière maintenant.

C'est le schéma en vigueur dans les salles de marchés, les banques ne connaissent absolument pas leurs pertes dans  cette affaire, d'où la défiance dans leurs prêts actuels, elles hésitent à se prêter entres-elles et c'est la BCE qui allongent la monnaie à chacunes via une injection massive de liquidité dans le système ( 42 Milliards d'euros encore merdredi dernier).

Le marché n'attend actuellement plus que l'allumette pour donner le départ à un rallye baissier dans les prochain mois, cela peut venir d'attentats, bref tout ce qui peut être vexatoire pour le moral du consommateur. L'économie mondiale étant très intégrée, il ne faut pas sous-estimer également les effets connexes que cette crise peut engendrer. 

Alan Greenspan, l'ex gouverneur de la FED Américaine, ex-gourou des marchés disait vendredi
"Le comportement que nous observons depuis sept semaines est identique à de nombreux égards à ce que nous avons vu en 1998", lors de la crise générée par l'effondrement du fonds à risque LTCM, ou lors du krach de 1987"

L'allumette française à déja été lachée dans l'Esterel comme dirait Jacques Chirac, en effet la formidable baisse d'impôt accordée voilà deux mois dans l'euphorie générale tombe au plus mal actuellement, et Nicolas sarkozy a beau aller chercher la croissance sans l'attendre pour rester dans la fuite en avant. Nous pouvons d'ors et déja parier sur l'échec de sa politique droitière de relance par la baisse de l'impôt.

Les finances publiques en 2008, il y'a fort à parier vont donc être en piteux états, et le mot Rigueur que les pieds nickellés du gouvernement actuel s'évertuent à prononcer, ou ne pas prononcer, va faire son retour sous une autre appelation. Bref les classes moyennes vont trinquer.

pour paraphraser Nicolas :Tiens si je mettais un photo de Alan Greenspan, encore un gourou !!