François Fillon vient de le revoir aujourd'hui à la baisse à 140 milliards d'euros. Le budget 2010, quant à lui, serait de "seulement 110 milliards d'euros".

Nous parlons là de déficit annuel évidemment, et non de la dette cumulée. Il faut donc ajouter à la dette passée ces montants-là pour avoir une meilleure vue d'ensemble de la dette de l'état Français.

                                               Dette publique Française (1978 - 2008)

                    

Le choix des mots

Evidement à la vue de cette courbe, dont ses valeurs ainsi que sa pente s'emballent inexorablement, On ne peut que désapprouver ces deux phrases choisies par François Fillon pour cette communication murement réfléchie :

  • "Le déficit de l'Etat sera réduit de 140 milliards en 2009 à environ 115 milliards en 2010"

  • "Nous ne pourrons, donc, l'an prochain faire mieux que de stabiliser les déficits globaux"

"stabiliser et baisser" ne sont pas les termes les plus adéquats concernant la dette Française comme le montre parfaitement ce graphique. Nous ne sommes plus dans l'art de dire les choses commodément mais bien dans une désinformation organisée. Il aurait été plus réaliste de dire que ce gouvernement est en train de stabiliser la pente de cette courbe, après l'avoir fortement augmentée.

Et pourtant... il avait choisit de nous dire la vérité en septembre 2007:

François Fillon déclarait en septembre 2007 : "Je suis à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier, je suis à la tête d'un Etat qui est depuis 15 ans en déficit chronique, je suis à la tête d'un Etat qui n'a jamais voté un budget en équilibre depuis 25 ans. Ca ne peut pas durer".

Après environ 160 milliards de dette supplémentaire, au titre des exercice 2007 et 2008, et quelque 250 milliards pour les exercice de 2009 et 2010, François Fillon a décidé de reprendre le langage de ses prédécesseurs sur ce thème-là.

Une chose est certaine, il est entièrement responsable des 160 milliards de déficit supplémentaire de ses gouvernements successifs, ainsi que des 400 milliards déjà actés pour les mois à venir. S'il est encore premier ministre fin 2010, il pourra se targuer d'avoir été à la tête d'un gouvernement qui a généré en 4 ans le tiers du déficit de l'état Français.

Vous reprendrez bien des petits fours, n'est ce pas ? le dernier goûter de Nicolas Sarkozy au consulat français de New-York a coûté 400.000 euros. Cette facture-là est cependant bien intégrée dans les chiffres que je viens d'évoquer.