Après avoir raclé, encerclé et pillé tous les râteliers idéologiques que la France compte - Nicolas Sarkozy s'en va t'en guerre, dans un décors digne de la ferme célébrités, contre tous ce qui pourrait troubler son altérité médiatique. De son égo digne d'un pic, d'un cap et d'une péninsule réunies: nous le partageons tous, quel que soient nos avis, via le canal cathodique à écran plat de notre Freebox, et au travers de la zapette présidentelle. Des chaines et des contenus télécommandés depuis l'Elysée, nous ne sommes que les (trop bons) acteurs de ce spectacle devenu quotidien. Nous, les nouvelles ménagères de moins de cinquante ans du show politique ambiant, l'esprit englué par cet apprentissage simple et pédant du temps de cerveau disponible politique, nous surfons sur l'info tel des nénuphars sur une marre à canards. L'offre promotionnelle est pourtant large entre un facteur-Besancenot Druckerisé version low cost et un Sarkozy-agricole VIP façon cow-boy Etatsunien à l'autre bourt de la chaine des valeurs (de la valeur). Amen !
La date de cet interview avait été divulgué la semaine dernière, au grand dam d'un Elysée devenu addictif à la parole de son maître. Le décors étant planté - c'est le cas de dire - Il fallait dès lors donner une cohérence à cet évènement censé représenter la reprise en main Elyséenne post-traumatique de la guerre médiatique perdue. Ne parlons pas d'une guerre s'il vous plait, mais plutôt des évènements de la Défense... et des études d'un Jean Sarkozy en berne. Népotisme ! cachez donc ce sein que Vous ne sauriez voir!
Au delà des milliards épandus, tel le lisier, dans les campagnes Françaises, le discours de la France d'après synonyme de la France de toujours est venu brouiller les pistes. La petite voix d'un Guaino post-atmosphérique s'est donc glissée entre les lignes budgétaires allouées.
Comment donc! il ne vous était jamais venu à l'esprit que la Terre Française, pas celles des agriculteurs non, eux ne sont que l'écume des jours d'un capital génétique Français légué par nos ancêtres! que la terre donc, relevait de la sécurité nationale - pardon de l'identité nationale. Pas la moindre trace des travailleurs journaliers polonais, portugais et espagnols immigrés venus voilà presque un siècle et venus pallier (manuellement) aux morts de la première guerre mondiale ! pas un mot. Zola se cache donc aujourd'hui dans les ellipses d'un Besson déshumanisé.
Et d'un Zola, si proche des ouvriers et des cultivateurs, qui assistèrent en masse à son enterrement, il ne reste que les mots Terre et identité nationale. Une autoroute balisée à grand coup de spots lumineux nous indique le chemin à suivre.
Pourtant de cet écrivain qui aimait tant la Terre et les Hommes, il ne reste guerre que L'argent comme passeport en ce début de XXIème siècle. Et celui-ci a trouvé aujourd'hui son meilleur vortex: Nicolas Sarkozy le gentleman farmer.


Commentaires
Charles Pasqua vient d’être condamné à un an de prison ferme. Charles Pasqua n’a pas été sauvé par Nicolas Sarkozy. Du coup, Charles Pasqua veut entraîner dans sa chute tout le clan Balladur-Sarkozy !
Sur France 2, mardi 27 octobre dans le journal de 20 heures, Charles Pasqua balance en direct tout le clan Balladur-Sarkozy :
- Charles Pasqua : Je demande au président de la République de lever le secret-défense sur TOUTES les ventes d'armes, sur toutes ces opérations qui ont été réalisées à l'étranger afin que l'on sache s'il y a eu DES RETOURS DE COMMISSIONS en France et qui en a bénéficié.
- Marie Drucker : Vous pensez auxquels par ailleurs ?
- Charles Pasqua : Moi, je ne pense à personne, moi. Moi, je suis très serein. »
http://jt.france2.fr/player/20h/ind...
1- Alors que Marie Drucker l’interroge seulement sur la vente d’armes à l’Angola, Charles Pasqua prononce soudain l’expression : « TOUTES les ventes d’armes ».
Charles Pasqua élargit brutalement le sujet : il commence à parler de TOUTES les ventes d’armes, c’est-à-dire des ventes d’armes à d’autres pays que l’Angola : Charles Pasqua fait allusion à la vente des sous-marins au Pakistan en 1994.
2- Charles Pasqua parle ensuite de « retours de commissions en France ». C’est un coup de tonnerre !
Là encore, Marie Drucker ne l’a pas du tout interrogé une seule seconde sur cette possibilité de « retours de commissions en France ».
C’est Charles Pasqua lui-même qui aborde brutalement ce nouveau sujet : il commence soudain à parler de rétro-commissions !
Charles Pasqua fait allusion aux rétro-commissions liées à la vente des sous-marins au Pakistan.
En 1994-1995, quand le clan Balladur-Sarkozy vendait des sous-marins au Pakistan, des commissions occultes partaient de France et elles étaient versées à des Pakistanais. En échange, les Pakistanais reversaient des rétro-commissions au clan Balladur-Sarkozy.
3- Sur France 2, devant des millions de téléspectateurs, Charles Pasqua vient d’envoyer un message à Balladur et à Sarkozy. Ce message est le suivant : « Bon, d’accord, je viens d’être condamné à un an de prison ferme. Vous ne m’avez pas sauvé. Alors écoutez-moi bien : si je tombe, vous tomberez avec moi. »
BAHoulà violent l'arrêt sur image ! :)
b.mode"bourt"... :-)
Le retour à la terre...
Remarque la politique sarkoziste de la préférence nationale n'est peut-être que le prélude à une remake de la révolution nationale...
J'ai trouvé son discours particulièrement pauvre... du réchauffé, style : "nous allons affronter la crise en face, agir comme nous l'allons fait pour réformer le capitalisme..." Surtout, j'ai senti qu'il ne croyait même pas ce qu'il disait...
Peut-être est-il inquiet par l'affaire qu'évoque plus haut BA... ?
des pas perdusDe l'argent, l'identité nationale ?
NicolasSur le site internet du Figaro, mercredi 28 octobre, Charles Pasqua jette quelques bombes. En tout, Charles Pasqua balance huit hommes politiques :
- Pour la période 1993-1995 : François Mitterrand, Edouard Balladur (Balladur est littéralement flingué par Pasqua dans cet interview), Edmond Alphandéry, François Léotard.
- Pour la période 1995-1998 : Jacques Chirac, Alain Juppé, Jean Arthuis, Charles Millon.
Dans cet interview extraordinaire, Charles Pasqua ne prend plus de gants, il flingue, il balance, il dénonce, il donne les noms, il ne correctionne plus, il dynamite, il disperse, il ventile.
LE FIGARO. - Vous n'étiez pas mardi à l'audience pour la lecture du verdict sur l'Angolagate. Aviez-vous peur d'un mandat de dépôt à l'audience ?
Charles PASQUA. - Pas du tout. Je n'ai pas eu peur de la prison. Je vous rappelle que je suis parlementaire et que l'immunité ça existe. Personne ne savait d'ailleurs ce que le tribunal allait dire. Mes avocats, qui m'avaient conseillé de m'y rendre, étaient plutôt optimistes : ils pensaient même à une relaxe ! Lorsqu'on est venu m'annoncer la décision, dans l'après-midi, je me suis dit qu'il s'agissait d'un jugement aberrant.
LE FIGARO. - Le porte-parole du gouvernement laisse entendre que votre demande de levée du secret-défense pourrait être examinée. Qu'en attendez-vous ?
Charles PASQUA. - Je vois que cela progresse… Tant mieux ! Dans l'affaire de l'Angolagate, de nombreux documents ont été classifiés secret-défense, et le tribunal n'a pas pu y avoir accès. Or, avec ces documents, on aura la preuve que tout le monde était au courant des ventes d'armes à l'Angola.
LE FIGARO. - Tout le monde ? Qui visez-vous ?
Charles PASQUA. - Le président de la République, le premier ministre, le ministre des Finances et le ministre de la Défense. Tous les quatre étaient forcément au courant.
LE FIGARO. - De quelle période parlez-vous ?
Charles PASQUA. - Sous le mandat de François Mitterrand de 1993 à 1995, puis sous la présidence Chirac de 1995 à 1998. Plus, les deux premiers ministres concernés que sont Édouard Balladur et Alain Juppé.
LE FIGARO. - Édouard Balladur a pourtant affirmé hier « ne pas avoir eu d'information » au sujet de ce trafic d'armes…
Charles PASQUA. - Balladur peut dire ce qu'il veut. Malheureusement pour lui, un document a été présenté au tribunal montrant que son directeur de cabinet lui avait fait remonter une note. M. Balladur n'a plus de mémoire, cela peut arriver.
http://www.lefigaro.fr/politique/20...
BAdésolé, mais je n'ai guère le temps de vous répondre....je prépare mes congés demain soir !
ChristopheAdorant Zola, je me suis régalé en lisant cet article ;)
Le Volontaire@Le Volontaire : salut Le Volontaire, à la relecture de mon billet, je me suis rendu compte qu'il y'avait un nombre d'erreurs de typo très élevés.
Christophe