Depuis l'intromission,
du président-Dictateur paul Biya, auprès de Nicolas Sarkozy en octobre
2007 par l'intermédiaire de Bolloré, un ami du président Sarkozy, rien
ne va plus au Cameroun.
Bolloré, un acteur incontournable du commerce Africain et Camerounais en particulier a tout
fait
que pour Paul Biya obtienne une bénédiction internationale en
rencontrant le président Français. Il a d'ailleurs, grâce à son journal
gratuit Matin Plus fait un première page tonitruante sur ce dictateur
corrompu, sans évoquer sa part d'ombre dans le commerce illégal de
ressources naturelles, le pillage de son pays, et la corruption
généralisée au sein de son administration. J'ai d'ailleurs plus que des
présomptions à ce sujet, mon expérience est là pour en attester.
Un aparté pour préciser que le journal gratuit est un peu au journal,
pour paraphraser Clémenceau, ce que la musique militaire est à la
musique.
L'allégence que le Dictateur a aporté au président français semble
désormais lui monter à la tête. Je passe sur la répression lors des
émeutes de la faim dans le quartier omnisport de Douala de ce début
d'année que j'ai suivi de loin. Mais là il commence à dépasser les
bornes. Je passe sur la confiscation du riche patrimoine géologique et
naturel du Cameroun, au profit d'une oligarchie au pouvoir depuis 25
ans. Je passe sur les privatisations qui ont arrachés des pans entiers
du mode de vie Camerounais au profit de quelques entreprise
occidentales. Je passe sur la corruption dans les administrations dans
lesquelles l'arbitraire et l'argent sont les premiers ressorts. Je
passe sur l'exode d'une partie de son peuple qui cherche un avenir
ailleurs. Je passe sur tout cela pour me concentrer sur un droit
fondamental: le droit de s'exprimer librement.
Et là le constat est sévère pour Paul Biya un dictateur transformé en
président fréquentable lorsqu'il passe une demi heure à l'Elysée. En février, une chaîne de télévision suspendue, des journaux interdits de parution; en juin 6 journalistes interpellés et une émission interrompue. En août un directeur de journal condamné à un an de prison et maintenant un directeur d'un journal
indépendant transféré dans une prison.
Si l'arbitraire est roi, son royaume s'est installé chez Paul Biya.
Ce dictateur se porte à merveille, et l'on peut se demander lors de ces
exactions contre les droits fondamentaux de l'Homme, qu'il justifie
évidemment, à quel degré se sent-il couvert par le "parapluie" Français
? Une visite insignifiante d'une demi-heure à l'Elysée peut sans doute
donner des ailes à un dictateur en fin de course ?
La diplomatie Française, d'un angélisme coupable à son égard, ne joue pas en faveur du peuple Camerounais.
La seule question qui reste sans réponse est : qui va envoyer ce dictateur...sur la côte d'azur Française pour toujours ?
Paul Biya, un ami de Bolloré


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