Charles Millon confirme aujourd'hui avoir effectivement bloqué, sur la demande de Jacques Chirac, les commissions ayant eu vocation à être reversées en France sous forme de rétrocommissions.
La presse fait un travail remarquable sur cette affaire de rétrocommisions pakistanaises. L'information avance correctement et méthodiquement. La position de Nicolas Sarkozy, de vendredi dernier, est désormais intenable, il avait jugé alors cette thèse grotesque. Or, à ce jour tous les éléments glanés ici et là par la presse concordent et accréditent encore davantage la thèse de Mediapart.
La pression monte à l'Elysée, et toujours pas une trace d'une réponse ou d'une initiative politique allant dans le sens de la vérité sur ce dossier brûlant.
A suivre...

Commentaires
Salut,
J'ai failli faire un billet. Ca ressemble fort à un p'tit réglement de compte entre les Chiraquiens et les Sarkoziens. Les premiers remuent la merde sur le dossier Karachi, les autres l'ont bien fait sur le dossier Cleastream.
De la politique, de la vraie quoi... :-s
Bonne soirée
Seb de CaRéagitEt il fallait que ça vienne de Millon... le type qui n'a plus rien à perdre, je suppose.
Si la droite faisait des Congrès de Reims, il y aurait des snipers, des bazookas et l'intervention du GIGN.
omelette16oeufsLe Watergate français : un article très important paru dans Libération aujourd’hui :
http://www.liberation.fr/societe/01...
BAEn 1996, Chirac arrête brutalement les versements des pots de vin aux Pakistanais, et donc le versement par les Pakistanais des rétrocommissions au clan Balladur-Sarkozy. Chirac viole la clause 47 du contrat, clause écrite noir sur blanc dans le contrat :
" 47. CORRUPT GIFTS AND PAYMENT OF COMMISSIONS "
(photos lisibles à la page 2 du journal Libération d’aujourd’hui)
Les Pakistanais commencent à négocier pour que les versements reprennent, puis ils décident finalement d’attendre 2002. Les Pakistanais décident d’attendre qu’un nouveau président de la République soit élu en France : ils pensent que le nouveau président reprendra le versement des commissions prévues par cette clause 47.
Malheureusement pour eux, en mai 2002, c’est Chirac qui est ré-élu. Ils comprennent que les commissions ne seront plus jamais versées. Pour punir Chirac de sa trahison, ils font exploser le bus 3 jours après la ré-élection de Chirac : 11 morts français, 3 morts pakistanais.
Bien sûr, ce n’est qu’une hypothèse. Les juges d’instruction pourront peut-être aller au bout de cette enquête sur le Watergate français...
BALe Watergate français : en 1995, la campagne présidentielle d’Edouard Balladur a été financée par les rétro-commissions provenant de la vente de 3 sous-marins au Pakistan.
En 2007, un courrier du procureur de Paris envisage un lien reliant une société, HEINE, et le financement de la campagne d’Edouard Balladur.
Lisez cet article :
« La campagne d'Edouard Balladur au coeur de l'enquête sur Karachi.
Le financement en 1995 de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, que soutenait alors Nicolas Sarkozy, est au coeur de l'enquête sur l'attentat anti-français de Karachi de 2002, confirme un document.
Ce courrier de 2007 du parquet de Paris, que Reuters s'est procuré, mentionne la société Heine, créée au Luxembourg en 1994 par la Direction des constructions navales (DCN). Elle était destinée au versement de commissions officiellement légales à l'époque pour faciliter la conclusion des marchés d'armement.
Citant des éléments de l'enquête, le courrier du procureur envisage un lien avec le financement de la campagne électorale du Premier ministre de l'époque, Edouard Balladur, campagne que dirigeait Nicolas Sarkozy, ministre du Budget de 1993 à 1995.
Les juges d'instruction Yves Jannier et Marc Trévidic pensent que c'est l'arrêt en 1996 puis en 2000 de paiements de commissions au Pakistan, en partie par cette structure luxembourgeoise de la DCN, qui aurait amené des militaires pakistanais à commanditer l'attentat du 8 mai 2002.
Précipitant un véhicule bourré d'explosifs sur un bus, un kamikaze avait tué à Karachi 14 personnes, dont 11 ingénieurs et techniciens français de la DCN, qui travaillaient sur place à la construction de sous-marins Agosta.
Le versement de "commissions" - souvent un alibi pour des opérations de corruption, officiellement déclaré illégal par la France en 2000 - avait bien été convenu dans ce contrat de sous-marins signé en septembre 1994, versé au dossier judiciaire et dont une reproduction est publiée jeudi par Libération.
Le courrier du procureur Jean-Claude Marin consulté par Reuters détaille les faits découverts sur la société Heine.
"Plusieurs documents viennent interroger sur la nature exacte de cette activité en lien avec les pouvoirs publics", écrit le procureur, qui fait référence à un document chronologique (1994-2004) d'une page, non daté ni signé, racontant les circonstances de la création de la société Heine.
Ce document saisi à la DCN mentionne "l'aval du directeur de cabinet du Premier ministre (Edouard Balladur - NDLR) et celui du ministre du Budget (Nicolas Sarkozy-NDLR) et laisse supposer des relations ambiguës avec les autorités politiques en faisant référence au financement de la campagne électorale de M. Balladur pour la présidentielle de 1995", explique-t-il.
Le magistrat ajoute qu'à l'appui des soupçons pesant sur la société Heine, il peut aussi citer les menaces proférées par ses dirigeants, dans le cadre de querelles internes, de "révéler la nature des missions qui leur avaient été confiées".
Edouard Balladur ne bénéficiait pas en 1995 des financements de son parti, le RPR, réservés à Jacques Chirac.
L'ancien Premier ministre Edouard Balladur a nié toute irrégularité dans une déclaration à France 3 le 18 juin. Nicolas Sarkozy a qualifié le 19 juin de "fable" l'ensemble du scénario faisant état de commissions donnant lieu à des "rétrocommissions" en France.
Cependant, l'arrêt du paiement de commissions au Pakistan et à d'autres pays, après la victoire de Jacques Chirac sur Edouard Balladur en 1995, a été confirmé à Paris Match mercredi 24 juin 2009 par Charles Millon, ministre de la Défense entre 1995 et 1997.
Il s'agissait de "stopper le versement des commissions pouvant donner lieu à des rétrocommissions", a-t-il dit.
Des auditions déjà menées au sein de la DCN laissent penser que les commissions promises au Pakistan prenaient aussi d'autres circuits que la société Heine et s'élevaient à plusieurs dizaines de millions d'euros au total.
Le collectif des familles de victimes entend demander les auditions d'Edouard Balladur et Jacques Chirac.
"On espère aujourd'hui que l'affaire ne sera pas étouffée. D'autres dossiers de ce genre l'ont été mais là, il y a des familles avec des morts derrière, les politiques sont pas tout seul", a dit Magali Drouet, porte-parole du collectif.
Le Parti socialiste a demandé la formation d'une mission d'information parlementaire.
"Toute la lumière doit être faite sur ce qui s'est passé", a dit la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie au Sénat jeudi. Elle a assuré que les juges avaient tous les moyens d'agir.
http://fr.reuters.com/article/topNe...
BALe Watergate français sera-t-il étouffé ?
Les deux juges d'instruction pourront-ils aller jusqu'au bout ?
En tout cas, les familles des victimes veulent que les deux juges d'instruction interrogent
- EDOUARD BALLADUR (qui a financé sa campagne présidentielle de 1995 grâce à des rétro-commissions)
- JACQUES CHIRAC (qui a ordonné l'arrêt des commissions en 1996).
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/pa...
BAKarachi : les révélations de l'homme qui a bloqué les commissions.
La piste des commissions – et rétro-commissions – occultes dans l'affaire de l'attentat de Karachi ne cesse de se préciser. Le consultant en sécurité Frédéric Bauer, ancien policier réputé proche de Jacques Chirac, a déclaré à Mediapart avoir été officiellement missionné «par les plus hautes autorités de l'Etat» pour mettre un terme, en 1996, au versement d'une partie des commissions dues par la France dans le cadre du contrat d'armement avec le Pakistan.
«C'est un peu comme enlever la nourriture de la cage d'un lion», confie M. Bauer en évoquant l'intermédiaire proche des réseaux balladuriens, Ziad Takieddine, auprès de qui il avait été missionné par les chiraquiens. Le blocage de ces versements, sur fond de guerre Chirac/Balladur, pourrait être le mobile de l’attentat contre la DCN qui fit quatorze morts, le 8 mai 2002.
http://www.mediapart.fr/journal/fra...
Un site entièrement dédié au Watergate français :
http://karachigate.blogspot.com/
BADans quelques jours nous aurons l'exention du "secret-défense", cette poubelle pleine de fumier et de détritus qui permet à nos Politiques de brasser, en toute tranquillité, les ordures dont ils sont les acteurs. Quelle belle démocratie que la France. Vous avez dit "Pays des Droits de l'Homme?" Moi j'ai l'impression que ces "Droits" s'arrêtent là où commencent ceux des "asticots"
Michel P.Le 24 juin 1994, puis le 3 août 1994, deux notes de travail informent la Direction des Constructions Navales et le gouvernement que si le contrat est signé, le contrat coûtera très cher à la France : entre 47,26 millions d’euros et 99,09 millions d’euros.
C’est à la page 4 :
http://www.ccomptes.fr/fr/CDBF/docu...
Pourtant, le gouvernement Balladur décide de passer outre cet avertissement !
Le gouvernement Balladur signe le contrat le 21 septembre 1994 ALORS QU’IL SAIT QUE LA FRANCE VA PERDRE DES DIZAINES DE MILLIONS D’EUROS SUR CE CONTRAT !
Pourquoi le gouvernement Balladur a-t-il signé un tel contrat ruineux pour les finances de l’Etat ?
Réponse : parce que Edouard Balladur avait besoin de beaucoup d’argent pour financer sa campagne présidentielle.
Edouard Balladur a donc choisi de faire perdre des dizaines de millions d’euros à la France en toute connaissance de cause, parce que ce contrat lui permettrait de financer sa campagne présidentielle grâce à des rétro-commissions.
Conclusion de ce Watergate français : ce contrat a finalement coûté à la France 76 millions d’euros (lire page 4) et ce contrat a causé la mort de 14 innocents (11 morts français, 3 morts pakistanais).
BALe 18 mai 2007, Nicolas Sarkozy nomme Hervé Morin ministre de la Défense.
Le 23 juin 2009, Nicolas Sarkozy garde Hervé Morin comme ministre de la Défense.
Question 1 : pourquoi Nicolas Sarkozy tient-il à ce qu’Hervé Morin reste ministre de la Défense ?
Question 2 : Hervé Morin va-t-il déclassifier tous les documents « SECRET DEFENSE », comme le lui demandent les familles des victimes de l’attentat de Karachi ?
Question 3 : Hervé Morin n’est-il pas un ancien membre du clan Balladur des années 1993-1994-1995 (autres membres du clan Balladur : Nicolas Sarkozy, François Léotard, etc.) ?
Question 4 : que sait Hervé Morin du financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1994 et 1995 ?
Article HERVE MORIN sur le site Wikipedia :
Carrière.
Au ministère de la Défense.
Hervé Morin est chargé de cours à l'université Paris V-René Descartes de 1989 à 1995. Il entre au ministère de la Défense en 1993, comme conseiller technique chargé des relations avec le Parlement, des affaires domaniales et des questions d'environnement, au cabinet de François Léotard, ministre d'État et ministre de la Défense.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Herve_...
BALe 19 juin, un journaliste interroge Nicolas Sarkozy sur l’attentat de Karachi.
Réponse de Nicolas Sarkozy, après un léger rire : "C'était pas la peine de vous mettre à ma droite pour parler de ça, franchement. Enfin écoutez c'est ridicule. Franchement, monsieur, franchement c'est ridicule. Pas vous, hein, je me permettrais pas, je vous respecte mais enfin écoutez. Soit il y a des éléments, donnez-les nous. (Balbutiements). C'est grotesque, voilà, c'est ma réponse. Alors qu'est-ce que vous voulez que je vous dise. Raisonnement: Pour son financement Monsieur Balladur aurait accepté des commissions qui n'auraient pas été payées ensuite et ça a donné Karachi… Mais enfin, respectons la douleur des victimes. S'il vous plaît mais qui peut croire à une fable pareille. Qui peut croire à une fable pareille. Et puis si vous avez des éléments donnez-les à la justice et demandez à la justice qu'ils enquêtent. Mais enfin franchement qu'est-ce que vous voulez que je réponde là-dessus. Mais, honnêtement, qu'est-ce que vous voulez que je réponde là-dessus. Y a 14 ans, de surcroît. On est dans un monde où tout se sait, où la notion de secret d'Etat n'existe plus. 14 ans après vous venez me poser la question : 'est-ce que vous êtes au courant de rétrocommissions qui auraient pas été versées à des Pakistanais dans le cadre de la campagne de Monsieur Balladur'. Et vous, vous étiez pas au courant non plus, non ? Vous, vous, vous étiez peut-être journaliste à cette époque, peut-être à ce moment là je vous aurais… non, mais je ne vous en veux pas mais enfin écoutez franchement. (Soupir). Enfin, si y a un braquage à Bruxelles aujourd'hui, j'y étais… (rires dans le public) c'est incontestable."
Nicolas Sarkozy se met alors à rire avant de reprendre : "Non pardon, hein, je ris pas du tout parce que Karachi c'est la douleur de familles et de trucs comme ça… mais… qu'est-ce que vous voulez que j'aille répondre là-dessus."
http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...
Cette dernière phrase de Nicolas Sarkozy : « Karachi, c’est la douleur de familles et de trucs comme ça » a été reprise par les familles des victimes elles-mêmes.
Les familles des victimes répondent à Nicolas Sarkozy :
En mémoire de nos proches, nous demandons maintenant la complète collaboration de l’Etat français avec les juges d’instruction, afin que ceux-ci se voient dotés des moyens humains et financiers qui leur sont nécessaires ainsi qu’un accès facilité, passant par une déclassification des documents « Secret Défense ». Le « respect de la douleur des familles de victimes » serait qu’il nous soit permis de connaître la vérité !!!
http://www.verite-attentat-karachi....
BAQuel a été le budget de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995 ?
Le compte de campagne de M. Edouard Balladur est arrêté comme suit (en francs) :
- Dépenses : Mandataire : 83 846 491 ; Partis politiques : 5 929 628 ; Avantages en nature : 0 ;
Total : 89 776 119 francs.
- Recettes : Mandataire : 85 676 060 ; Partis politiques : 5 929 628 ; Avantages en nature : 0 ;
Total : 91 605 688 francs.
http://www.conseil-constitutionnel....
Rappel : Edouard Balladur ne pouvait pas compter sur l’aide financière de son propre parti politique, le RPR. En effet, pendant la campagne présidentielle de 1995, le RPR finançait le candidat Jacques Chirac.
Question : en 1995, où le clan Balladur-Sarkozy a-t-il trouvé ces 90 millions de francs ?
BADimanche 28 juin, Edouard Balladur est interrogé sur le financement de sa campagne électorale de 1995 et sur l’attentat de Karachi. Cette affaire est abordée à la minute 41 jusqu’à la minute 49 :
http://www.rtl.fr/fiche/5468221/edo...
Jean-Michel Aphatie : « On évoque le financement de votre campagne électorale de 1995. Etes-vous certain aujourd’hui, Edouard Balladur, êtes-vous certain, le savez-vous, vous êtes vous renseigné, que votre campagne électorale s’est déroulée sur le plan financier de manière régulière ?
Edouard Balladur répond : « Les comptes de ma campagne ont été établis, déposés, contrôlés, validés par l’organe compétent à cet effet. C’est tout ce que je peux vous dire. »
Fin de citation.
Rappel : l’organe compétent était le conseil constitutionnel, dont le président était à l’époque Roland Dumas, un modèle d’honnêteté.
Edouard Balladur conclut : « Si le juge le décide, je me rendrai devant le juge. Je ne lui en dirai pas beaucoup plus que ce que je viens de vous dire. J’en dirai même pas plus. »
BA