Vendredi 13 avril 2007
LEMONDE.FR | 13.04.07 | 21h05  •  Mis à jour le 13.04.07

Accusé depuis plusieurs semaines de ne pas pouvoir aller en banlieue pour y avoir utilisé les mots de "racailles" et "karcher", Nicolas Sarkozy s'est rendu, vendredi 13 avril, dans le quartier populaire de Beauval, à Meaux (Seine-et-Marne), ville administrée par le porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé.


Le candidat de l'UMP a l'élection présidentielle a apparemment longuement hésité : attendu à 17 heures dans une salle de sport pour un débat avec des habitants du quartier, des représentants d'associations et le président du Parlement des banlieues, Karim Zéribi, il n'est arrivé qu'à 18 h 35. Aucun dispositif de sécurité renforcé n'était visible, mais les lieux étaient surveillés par un certain nombre de policiers en civil.

Selon Le Canard enchaîné du mercredi 11 avril, le terrain avait été balisé depuis plusieurs jours par l'équipe de Nicolas Sarkozy et notamment la conseillère et porte-parole du candidat UMP, Rachida Dati. Selon le journal satirique, par crainte de débordement, l'adresse de la salle a été tenue secrète jusqu'au dernier moment, et les RG avait été priés de "prendre la température", la rencontre étant susceptible d'être annulée à "la première poussée de fièvre".

NICOLAS SARKOZY "PAS ENGAGÉ" PAR LES PROPOS DE BRICE HORTEFEUX

Avec une heure et demi de retard, Nicolas Sarkozy est finalement venu s'entretenir avec la centaine de participants de nombreux sujets, comme l'immigration, l'identité nationale, le culte musulman, la discrimination positive, répondant notamment à M. Zéribi, dont le mouvement a interpellé les candidats à la présidentielle en février avec un "Manifeste des quartiers populaires" présentant "trente propositions pour changer la vie dans les quartiers".

Vivement interpellé par un jeune homme sur les déclarations de son proche collaborateur Brice Hortefeux sur la proportionnelle, M. Sarkozy a affirmé : "Brice Hortefeux s'exprimait à titre personnel. Je ne suis absolument pas engagé" par ces propos. Le ministre des collectivités territoriales avait affirmé vendredi au Figaro : "sans abandonner le scrutin majoritaire, pourquoi ne pas réfléchir à l'introduction d'une dose de proportionnelle ? Cela peut concerner le Sénat (...) mais aussi l'Assemblée nationale".

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