Comment ne pas se réjouir de la libération de ces Français et Espagnols aujourd'hui au Tchad, pourtant j'ai un goût amer à la bouche sur les moyens diplomatiques qui ont dû être utilisé sur
ce pays Africain souverrain et extrèmement pauvre. Le président se rend donc à N'Djamena aujourd'hui pour faire passer la pilule, pour sauver la face des instititions Tchadiennes et du président
Idris Deby avec peut être une aide financière à la clé.
Nous pouvons donc nous demander légitimement quelles contreparties ont été apportées au Tchad contre cette libération? dans un pays qui possède une forte présence militaire française, l'influence
va de pair avec cette présence.
Nicolas Sarkozy le 26 juillet à Dakar déclarait :
«Je ne suis pas venu, jeunesse africaine, pour pour pleurer avec toi sur les malheurs de l’Afrique. Car l’Afrique n’a pas besoin de mes
pleurs.» et un peu plus loin la colonisation « la colonisation n'est pas responsable des guerres sanglantes que se font les Africains entre eux, des génocides, des dictateurs,
du fanatisme, de la corruption…» et pour la fin «L’homme africain». Il ne serait pas «assez entré dans l’histoire». Dans son imaginaire, «il n’y a pas de place ni pour
l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès». «Jamais il ne s’élance vers l’avenir»…
Outre le fait qu'une telle déclaration aux USA, en Chine, ou au Japon dite par un ambassadeur, aurait générée immédiatement un incident diplomatique; nous pouvons nous
demander dans quelle catégorie Nicolas Sarkozy classe t'il Idriss deby ?
La Françafrique est peut-être morte mais, il semble que la France conserve ses anciennes méthodes pour les coups durs.
Toujours sur le qui-vive, même le week-end ! ;o)