L'état vient de vendre 2.5 % d'EDF comme le revèle Le Figaro aujourd'hui. Le président d'EDF, Pierre gadonneix opine du
Chef : «c'est une vraie fierté pour une grande entreprise française de service public de participer à un enjeu national tel que la formation des nouvelles
générations».
Il aurait très bien pu dire : «c'est une vraie fierté pour une grande entreprise française de service public de participer au renflouement des
caisses de l'Etat suite au fiasco du paquet fiscal qui a généré un manque à gagner important sur 2007».
Il n'en a rien été. Comme nous le constatons, la vente d'actif de l'état a servi à financer son train de vie, peu importe la dépense qui est par
ailleurs excellente, il est tout de même inquiétant de voir une vente d'actif finançant les dépenses courantes surtout après avoir ponctionné 1 Milliards supplémentaire fin Novembre au titre d'acompte sur dividende sur le capital de ce même EDF.
L'état reste actionnaire à hauteur de 84 % du capital d'EDF à ce jour. C'est donc une rupture de principe et la fin du désendettement de l'état comme ne le constate pas le Figaro. En revanche
Bruxelles a dû bien interpréter ce revirement de cap contraire aux engagements Français de 2006.
En effet, depuis 2005, la quasi totalité des cessions d'actifs de l'Etat était en effet affectée à la
réduction de la dette publique de la France (Etat et administrations publiques), qui, à plus de 64% du PIB, outrepasse largement le plafond de 60% exigé par le pacte de stabilité
européen.
L'an dernier, la France avait inscrit noir sur blanc cet engagement dans son programme de stabilité transmis à la
Commission européenne. Le nouveau programme, rendu public lundi avec un objectif de dette publique révisé en légère hausse, ne fait plus état de cet engagement.
(source)
Les engagements Français vis à vis de nos voisins Européens sont donc valables, mais pas longtemps. Rigolons un peu en attendant, au cas ou EDF ne soit plus une entreprise publique en 2012 :