L'ONU vient de publier le 25 Octobre son rapport baptisé GEO4 sur l'état de notre planète. Il a été
faiblement relayé , le Monde y a consacré un article mais à part cela au sortir de notre très
médiatique Grenelle, pas un mot. Et pourtant il est assez surprenant à plus d'un titre.
Le point de départ est un constat : la crise écologique majeure que connaît d'ores et déjà la planète.
"La
poursuite des trajectoires actuelles conduit inéluctablement à ces
points de basculement, indique le PNUE. C'est là que le travail de
modélisation intervient. Les experts ont défini quatre scénarios, selon
le type de politique suivie.
Dans le premier, l'Etat s'efface au profit du secteur privé, le
commerce se développe sans limite, les biens naturels sont privatisés.
Le deuxième scénario se base sur une intervention centralisée visant à
équilibrer une forte croissance économique par un effort pour en
limiter les impacts environnementaux et sociaux.
Une
troisième voie serait de privilégier la sécurité pour répondre aux
désordres civils et aux menaces extérieures : un effort important y
serait alors consacré.
Enfin, la quatrième option est
celle d'une société faisant le choix de la durabilité par
l'environnement et l'équité, dans laquelle les citoyens jouent un rôle
actif.
La
modélisation permet de mesurer l'influence sur l'environnement de
chacun de ces quatre scénarios, à travers la consommation d'énergie,
les émissions de polluants, le type d'activité agricole, les
prélèvements d'eau et de nombreux autres paramètres." Le Monde
La conclusin du rapport est assez surprenante :
Le
quatrième scénario apparaît préférable du point de vue social et
écologique, tandis que le premier (privatisation), s'il assure la
croissance la plus forte, se traduit aussi par un impact
environnemental jugé insupportable, tout en générant les plus grandes
inégalités. Dans ce cas, "l'environnement et la société se rapprochent rapidement
du point de basculement, voire le dépassent".
Cette conclusion m'interpelle, elle me rappelle simplement notre
quotidien et son flot de désolations qui nous parviennent par médias
interposés.


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