J'avais signalé le 4 février 2008 la disparition de la langue Eyak. C'est avec la même émotion que je viens de découvrir la disparition de la langue Bo. Celle-ci avait plus de 65.000 ans et elle n'était plus parlée que par une personne: Boa Sr.

Le commerce continue donc, et le libéralisme étale toujours son insensibilité à l'Homme, à son biotope, ainsi qu'aux questions fondamentales que celui-ci se pose depuis la nuit des temps. C'est donc à un nouvel échec de ce mode de domination que nous assistons aujourd'hui.

Le libéralisme: Au sens large, celui-ci prône une société fondée sur la liberté d'expression des individus dans le respect du droit du pluralisme et du libre échange des idées. Elle doit joindre d'une part dans le domaine économique, l'initiative privée, la libre concurrence et son corollaire l'économie de marché, d'autre part, des pouvoirs politique et économique bien encadrés par la loi et les contre-pouvoirs. Elle valorise donc le mérite comme fondement de la hiérarchie. Cela suppose idéalement un état de droit où sont respectées les minorités jusqu'à la plus petite, l'individu, l'État n'étant que le garant de ce respect et devant rendre des comptes de son action.

Si vous avez 2min 39, écoutez ce pan d'Humanité qui vient de disparaître avec Boa Sr.