L'Elysée s'apprête à proposer au Parlement la taxation des bonus 2009 des banquiers lorsqu'ils seront supérieurs à 27.000 euros. Nicolas Sarkozy vient de cosigner dans le "Wall Street Journal", avec le Premier ministre britannique Gordon Brown, une tribune demandant un " pacte mondial à long terme de régulation bancaire ".  Ceux-ci y préconisent en priorité "un impôt exceptionnel assis sur les primes versées", "parce que les bonus pour 2009 sont en partie le résultat du soutien apporté par les Etats au système bancaire".

Les réactions des banquiers à cette annonce fracassante ont été inaudibles. Mais pour quelles bonnes raisons ?

La taxation des bonus est une mesure ponctuelle en grande-Bretagne

La grande-Bretagne est en période pré-électorale, cette décision n'est donc qu'un geste électoraliste destiné à l'électorat travailliste de Gordon Brown. C'est donc un gage de bonne volonté, aux effets aussi significatifs qu'une lettre au père-noël, pourquoi ?

Comme le révèle le blog de Georges Ugeux: L’annonce de cette taxation des bonus au-dessus de £40.000 ne vise que la période du 9 décembre 2009 au 5 avril 2010.

Les traders de City ont l'habitude de toucher leurs bonus en Février. L'an prochain, ils ne les toucheront donc qu'à partir du 6 avril.

En France, nous verrons donc ce qu'il va rester de cet édit populiste, lorsqu'il celui-ci aura parcouru le cheminement parlementaire.