Dominique de Villepin vient de connaitre aujourd'hui une éclatante victoire au procès Clearstream: il vient d'être relaxé. Son courage et sa ténacité font également plaisir à voir. C'est de plus, et à compter d'aujourd'hui, un des seul ténor de l'UMP a être en capacité à s'opposer à Nicolas Sarkozy lors des prochaines présidentielles.

Cette nouvelle me fait plaisir, même si je ne partage à peu près aucunes des thématiques qu'il a pu développer par le passé en tant que premier ministre. Mais mince: quel panache et quelle dignité a su faire preuve cet Homme au milieu de la tempête.

Nicolas Sarkozy, qui était partie civile dans ce procès, vient de manger son chapeau dans un communiqué laconique. Comme le souligne très justement Le chafouin: "est-ce le Président de la République ou M. Sarkozy qui était partie civile?" c'était la même question que posaitDominique de Villepin, après avoir été "jugé" prématurément par le président.

La question est évidemment la bonne, et elle demeure aujourd'hui sans réponse. Dans ce "texto" présidentiel, Nicolas Sarkozy nous annonce qu'il ne fera pas appel à la décision du tribunal correctionnel. Il ne s'est même pas posé la question de savoir si il en avait le pouvoir. Nicolas lève le lièvre, et  Libération le chasse à bon escient:

  • "en tant que partie civile, Sarkozy ne peut pas faire appel de cette décision de relaxe. L'article 497 du code de procédure pénale précise que, en matière correctionnelle, seul le parquet et les personnes condamnées sont en droit de le faire."

Nicolas Sarkozy sans doute sous l'emprise de la "toute puissance" que sa fonction lui confère sort donc de cette affaire "la queue entre les jambes". Il n'a en effet pas pris soin de contacter son avocat pour lui demander si il était possible de donner des suites à ce jugement.

Le vainqueur par KO de cette journée :