De temps en temps dans les Hôpitaux psychiatriques et très souvent dans les transports en communs...bref partout où l'occasion se présente de rencontrer des congénères d'une tribu de l'autre bout du périph' ou de l'autre bout du monde.

Les mêmes réponses produisent à chaque fois les mêmes effets - un satisfecit immédiat des prescripteurs de caméras-vidéo, de flashball, de taser, de portiques aux ultras-sons et une remontée quasi immédiate des crimes, délits et outrages divers et variés.

L'échec de cette politique est consommé. Les citoyens réclament alors davantage de sécurité. L'individualisme est la règle, et tout ce qui peut heurter notre pré-carré social devient insupportable. Alors, le pouvoir répond, avec son biais habituel: moins d'humains sur le terrain pour encore plus de services privés avec davantage de moyens matériels.

La belle affaire ! nous ne sommes pourtant pas fait de ce bois là. L'échec de cette surenchère  sécuritaire est patent aux USA, elle l'est d'ores et déjà en France.

Le syndrome sécuritaire à l'oeuvre: des lignes maginot inefficaces

Alors la surenchère continue, ici des portiques à l'entrée des écoles, là des "milices mobiles" ou encore des "brigades de la paix  scolaires" avec l'inévitable "sanction financière" qui nous pend au nez comme la morve chez un môme.

Serions-nous donc sous l'emprise d'un requiem israëlo-palestinien rampant, une espèce de colonisation des espaces collectifs et sociaux par des mantes religieuses individualistes et privées ? très certainement.

La rhétorique est huilée, le battage médiatique de ces lois sécuritaires inefficaces est réglé comme du papier à musique. Mais peu importe l'effet réel, seuls les sondages sur la perception qu'en a la population compte. Et peu importe les études, les évidences, les sciences humaines. Tout ceci est relégué par cette pseudo-simplicité présidentielle au rang d'ineptie bon pour les "sachants".

Alors on nous sert du Rumsfeld-social et du Dick Cheney-sécuritaire. Le tout en conserve bien évidemment. Pour paraphraser un célèbre philosophe qui nous questionnerait, sa meilleure question nous concernant serait la suivante: De quoi sommes nous le nom ? et nous lui répondrions en coeur: nous sommes la barbarie monsieur le philosophe, rentrez chez vous nous maîtrisons nos congénères a-normaux.

La nausée, c'est ce qui convient le mieux à notre société aujourd'hui. A chaque fois que le lien social se délite un peu plus, notre barbarie nous pousse à détacher une couche supplémentaire de l'oignon dont nous sommes fait.

La haine de cette fresque quotidienne me fait toujours frémir. Alors à qui le tour, et pour quand ?