La droite libérale, le Medef, les acteurs économiques sont prompts à communiquer lorsque les déficits récurrents de notre système de retraite par répartition pointent le bout de leurs nez.
Avec justesse d'ailleurs, mais avec la position intéressée du renard qui se lèche les babines d'avance. En effet si ce marché devait être dérégulé au nom de je ne sais quelle sacro-sainte religion, des milliards seraient à conquérir.
Nous le savons tous, mais les Français sont très attachés à ce système par répartition, c'est pourquoi le détricotage de notre mode de vie sur ce point là n'a pas encore vraiment commencé.
La mode de la retraire par capitalisation a pris un certain essor depuis quelques années, avec la peur comme moteur.
Le fait est que la position du Medef de ne pas augmenter l'assiette des prélèvements sociaux, depuis plusieurs années, fragilise encore davantage notre mode vie, celui qui essaye de lier les générations entres-elles. Non sans raisons valables d'ailleurs, et nous pouvons citer la compétitivité de nos entreprises, la concurrence internationale qui sont effectivement de vrais problématiques. La cohésion inter-générationelle n'est visiblement plus à l'ordre du jour dans une société poussée à l'égoisme par un consumérisme débridé.

La croissance qui a prévalue ces dernières années aux USA était assise sur un modèle corrompu qui ne pouvait tenir sur le long terme. Nous découvrons aujourd'hui que le modèle Etats-unien reposait seulement sur de l'argent qui n'existait pas: du crédit. Ce modèle de la fuite en avant était basé sur l'emprunt, de préférance international, et il faisait tourner le crédit comme un joint dans un groupe d'étudiants. L'économie fonctionnait bien plus vite qu'ailleurs dans le monde et l'ébahissement libéral crédule (au sens Français) commençait réellement à nous ronger. 6 % de croissance sinon rien, tel a été le credo depuis une dizaine d'année. G.Bush jr, n'avait-il pas lui même renommée l'Europe "vieux continent"?
 
Dont acte, nous savons de quoi il retournait aujourd'hui, nous en avons la preuve éclatante chaque jour qui passe.

Où sont passés ces admirateurs du modèle Américain, avec Nicolas Sarkozy comme chef de file ?
Il semble qu'ils aient abandonnés le navire. Soit. Les états-unis ont vécu et vivent sur de l'argent qui n'existe, le reste du monde continue de payer avec eux, ce mode de vie incontrôlable et incompatible avec les ressources naturelles de notre planète. Ce modèle a provoqué la crise financière, dans un premier temps et il est en train de provoquer la crise économique dont l'ampleur sera peut être prégnante dans les mois à venir. L'état Américain vient de "nationaliser" pour 800 Milliards de dollars de dette, et il va la replacer en bons du trésor que de multiples agents internationaux vont acheter à nouveaux.
Vous ne voulez plus de mes "subprimes", alors vous prendrez bien quelques bons du trésor ? semblerait nous dire le docteur "capital en goguette". Ce Docteur Jeckill montré du doigt aujourd'hui pourrait à nouveau se montrer à nouveau sous l'angle du généreux Mr Hyde dans les années à venir. La machine repartirait donc pour un cycle haussier de plus ? j'ai envie de dire: pour quoi faire ?

Tous ce qui est bon pour nous est toxique pour vous semble être la devise aujourd'hui. La gestion en bon père de famille n'est plus la panacée depuis 2002. Le navire est en train de couler, mais étrangement peu de monde tire les conclusions qui s'imposent au sujet du néo-capitalisme qui a prévalu et que nous avons appelé mondialisation en France.

Les retraites dans le secteur automobile Américains sont maintenant encore plus compromises par rapport à l'an dernier. Cet article qui a maintenant un an était à ce point précurseur, que j'ai presque du mal à garder un tant soit peu de recul vis-à-vis de ce problème tant ce sujet est d'actualité aujourd'hui.
Je viens de découvrir sur un site financier que la crise financière actuelle a fait fondre l'épargne capitalisée, par les états-uniens pour leurs retraites, de 1470 Milliards d'euros en quinze mois.

Ce chiffre laisse rêveur d'autant plus que la crise économique ne fait que commencer; cet argent étant bloqué, nos quidams Etats-uniens sont condamnés à regarder fondre leur épargne jours après jours. Pendant ce temps-là, notre système par répartition n'a pas perdu un euro lors de cette crise. Simplement, gentiment et sans tapage les cotisants payent pour leurs ainés  mois après mois. De moi à toi, et de toi à moi sans commissions aucunes.

Ce chiffre de 1470 Milliards d'euros n'a pas vraiment fait la une de notre presse pourtant prompte à ressasser les déficit annuels de nos services publics. C'est pourtant un élément important: la capitalisation à l'américaine n'a pas la prudence de notre système par répartition, et n'égale pas les systèmes nordiques par capitalisation qui sont gérés beaucoup plus précautionneusement.

La retraite par répartition a donc de beaux jours devant elle.