L'inexorable ascension du cours du baril de pétrole est-elle en train de secouer réellement à la fois les économies mondiales, les équilibres établis ainsi que les classes dirigeantes mondiales ?

C'est la question que l'on peut se poser, ce week-end, en voyant le nombres d'injonctions, de commentaires et d'articles autour de l'écologie et du prix du pétrole.

Car, "l'écologie de Masse" en est toujours au stade "zéro" coincée au fond de l'impasse, près des déchets à ordures de notre société contemporaine de consommation. Nous en sommes toujours aux bons sentiments, aux meeting, Grenelle, et autres symposiums internationaux gigantesques dont les finalités ne sont pas bien visibles du point de vue de notre biotope.

Bref une stratégie internationale du "il-faut-qu'on et du y'aka" qui ne mange pas de pain au niveau national. La première salve vient de l'OPEP qui annonce qu'il va soutenir la lutte contre les changements climatiques, ce qui en soi est un grand tournant au moins idéologique. L'Iran, isolé sur le plan diplomatique, juge le pétrole sous-évalué et l'OPEP sous pression.

Là dessus, Le monde publie un article faisant suite à la diffusion du GEO4 de l'ONU. J'ai réalisé un billet suite à ce travail de l'ONU le 27 Octobre.

Sur les 4 scénarios retenus par L'ONU dans ce rapport, nous savons désormais que le pire scénario pour l'environnement est celui de la privatisation totale des marché. C'est assez compréhensible intuitivement car la variable d'ajustement des comptes de résultats des entreprises, qui sont optimisés dans ce scénario là, est forcément quelque part. Et c'est évidemment l'environnement.
Un exemple simple le Marché nous procure des Kiwis de Nouvelle-zélande en  ce moment ( je n'ai rien contre la nouvelle-zélande). Que de dépenses énergétiques pour faire venir ces fruits d'aussi loin pour nous Européens. Cependant ce produit vendu ici est rentable pour cette filière, vous me demanderez peut être pourquoil ? Et je répondrai : sinon il ne se vendrait pas.

Un passage éloquent du Monde : La destruction systématique des ressources naturelles de la Terre a atteint un point où la viabilité des économies est en danger, et où la facture que nous laisserons à nos enfants pourrait être impossible à régler" : le constat est posé par Achim Steiner, directeur du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).

Le secrétaire général de L'ONU sort de sa torpeur: Ban Ki-Moon invite Washington et Pékin à agir sur le climat. Cela reste néanmoins un langage diplomatique.

Donc une offensive de l'environnement sur de multiples fronts à la fois, nous ne nous en plaindrons pas car c'est une bonne nouvelle. Il est cependant dommage que ces initiatives viennent sous la pression du baril de pétrole à 100 $.