L'Elysée, à défaut d'avoir des solutions au sujet de la crise actuelle, éructe. Les procès Staliniens des régimes
autoritaires étant passés de mode, les procès courtelinesques
et démocratiques meublent désormais notre PAF d'une façon assez
convaincante, il faut le dire. La technique est dorée, magistral n'est
ce pas ce lapsus? la technique est donc rodée, connue, battue et
rejouée à satiété. Les boucs émissaires reviennent donc sur le devant
de la scène, ils se nomment ce coup-ci et dans le désordre, poupées Voudou, Yves Bertrand, finance amorale, trader fou et parachutes dorés.
La sortie de crise avait été sifflée un peu trop tôt la semaine
dernière, il y' a fort à parier que les procès, les accusations et les
postures moralisatrices vont continuer de plus belle dans les jours à
venir. Car à vrai dire les cartouches ont déjà été tirées et nous ne
constatons pas l'ombre d'une accalmie sur les marchés financiers. C'est
très certainement la posture préférée de Nicolas Sarkozy, celle qui
consiste à raconter des comptines qui pointent directement aux abonnés
présents dans les cortex limbiques Français. Une manipulation comme une
autre sur l'autel médiatique du toujours plus fort.
Après quelques jours d'une toute puissance
régalienne retrouvée, l'impuissance des états semble être à nouveau de
mise. Il se passe donc bien quelque chose, c'est une évidence, mais
quelle est la signification de ces bouleversements en cours? nous n'en
avons pas encore la moindre idée à vrai dire. De quoi ou de qui cette
crise se veut-elle être l'idole ?
Sarkozy n' a donc pas de solutions à court terme; pas même la
nomination d'un nouveau gouvernement qui lui donnerai un peu le change,
un gouvernement d'expert de la dernière chance aurait sans doute été à
son goût. Mais que voulez-vous la France est, encore pour quelques
temps , le pays porte-parole de la CE. Alors, cela aurait fait mauvais
genre de changer l'équipe maintenant, il fait donc contre mauvaise
fortune, bon gré avec François Fillon comme premier ministre trop
souvent translucide à mon goût.
La phase Maniaque de l'Elysée a donc débutée le 24 septembre 2008 grâce
au discours guévariste de sarkozy à Toulon. Ce discours a été écrit par
Guaino et il a provoqué les foudres
de BHL peu après. Sarkozy a donc fait accoucher la France et l'Europe
d'un plan monstrueux du point de vue des montants engagés sans pour
autant rassurer les marchés. On a injecté encore davantage de crédit
dans une machine folle gavée d'un consumérisme aux abois. Ce plan allié
à celui des USA, auraient selon certaines sources nourrit l'humanité
pendant cinquante ans...
Soit, il ne faut pas être un gourou de Wall-street pour vérifier que
nous utilisons les méthodes classiques anciennes qui n'ont aucunes
efficacités aujourd'hui. A propos de Gourou, l'ex-Gourou de la FED
américaine Alan Greenspan, qui porte sans aucuns doute une grande part de responsabilité à la situation déclare
: "J'ai trouvé une faille dans l'idéologie capitaliste. Je ne sais pas à quel point elle est
significative ou durable, mais cela m'a plongé dans un grand désarroi." Le grand prescripteur de
remèdes "prêts à l'emploi" a prescrit au serpent monétaire international de se mordre la queue. C'est à dire consumérisme pour les uns, misère pour les autres. Le résultat est patent, le
serpent n'en finit pas de se mordre la queue. L'analogie finit là, je tient à vous rassurer.
Allez donc lire les rodomontades et autres transformées de Fourrier de ce vieux
monsieur qui vient de découvrir
l'eau tiède: le capitalisme actuel n'est pas bon pour nous et notre biotope. Le plus
difficile à son âge est évidemment de se désavouer mais cela peut être compris aisément.
Mais alors, que se passe t'il au juste? bigre. Vous avez connu le
communisme, ses murs, ses certitudes, ses crimes contre l'humanité
maintenant dévoilés. Vous vous souvenez les enchanteurs Etats-uniens de
la fin des années 90 qui avaient proclamé la fin de l'Histoire et qui
étaient prompts à s'égosiller et à s'épancher sur un nouveau modèle
économique qui n'aurait plus de cycles baissiers, le tout sans
inflation évidemment. Peut-être sommes-nous en train de voir s'écrouler à son tour le capitalisme, et ce pour des raisons qui nous échappent encore.
Cette débandade prend place sous l'oeil goguenard chinois, qui n'a que
faire de cet outil encombrant nommé capitalisme. Les chinois ne
comprennent pas bien les règles du jeu, mais ils l'utilisent le jeu
avec maestria puisque c'est l'outil de domination le plus usité. peut
être que le prochain jeu de domination sera chinois...allez savoir.
Au delà des certitudes à géométrie variables Franco-Françaises en vogue
depuis le 24 septembre dernier. Nous avons fort à parier qu'une page
majeure de l'histoire est en train de se tourner. La géopolitique va
prendre sa revanche sur les divers modèles que nous avons connu jusqu'à
présent. J'ai bien peur que ce qui se profile à l'horizon ne soit pas
un bond en avant pour les libertés individuelles, mais pour paraphraser
François Mitterrand et afin de rester optimiste: il faut s'efforcer de
croire aux forces de l'esprit... Puisque de toute façon c'est nous qui
allons payer l'addition.
Alan Greenspan, en plein désarroi


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